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J+ 231 à 241 (23/04 au 03/05/2012) Traversée du Sud Lipez (alt entre 3650 et 5027m) 375km

Posted by on mai 4, 2012

 

 Ce matin, nous partons pour le Sud de la Bolivie, appelé Los Lipez ou Sud Lipez dans le jargon touristique et cycliste 😉  Le Sud Lipez est réputé pour ses paysages fabuleux, son climat rude et ses routes… affreuses. Mais des routes difficiles nous en avons déjà fait et puis pas mal d’autres cyclistes l’ont fait avant nous. Nous allons démarrer à 3600m pour être le plus souvent aux environs de 4200 m dans le Sud Lipez avec des passages à 4800m et 5000m… Ce parcours est mythique dans le monde des cyclos-voyageurs et est réputé difficile. Cédric en rêve depuis des mois et moi je m’y prépare psychologiquement depuis aussi longtemps. Dix jours voire plus sans aucun confort ou presque, pas de douche, dormir sous tente par moins quinze momifiés dans tous ses vêtements, combattre la pierraille et la fatigue…. Voilà un programme que je redoute un peu. Mais nous nous y lançons quand même après avoir pris soin d’étudier le topo et les dénivelés qui nous attendent, de faire de bonnes courses pour tenir dix jours en sachant que nous mangerons quand même dans les refuges et préparer notre équipement également.

Après plusieurs tentatives de fixation de notre équipement sur nos vélos (c’est la première fois que nous partons si chargés). Eau, nourriture et tout pour affronter le froid, ça prend pas mal de place. Après réflexion, Cédric trouve comme solution de placer la tente sous sa sacoche guidon et non à l’arrière du vélo afin d’équilibrer le poids. Vers 12h, départ officiel pour notre « grande » aventure 😉

Direction la pompe d’essences pour faire le plein pour notre réchaud et hop nous voilà parti à l’assaut des routes terribles du Sud Lipez… La route pour quitter Uyuni est plane mais dans un état moyen… Ce n’est pas hyper confortable mais roulant. Nous sommes toujours sur l’Altiplano, donc c’est plat et le vent souffle du nord-ouest et les montagnes sont au loin… Vers 17h, nous apercevons un gros monticule de sable où nous serons protégés du vent et de la route. Malgré tout, notre journée fût bien remplie, une bonne nuit de sommeil nous fera du bien.

Nous voilà parti pour une autre journée de pampa, mais aujourd’hui nous voyons pas mal de lamas au grand bonheur de Cédric, qui ne se lasse pas de les prendre en photo. Notre pause quinoa de midi sera salvatrice. La route n’est pas difficile et plane mais le vent et la route caillouteuse rendent les choses moins confortables. Mais il fait beau et le soleil brille… Dix kilomètres plus tard, nous arrivons à San Cristobal. Petite ville au milieu du désert où l’on trouve tout ce qui faut pour des cyclos comme nous. Même de la glace… nous en mangeons deux bâtons chacun 😉 Nous y rencontrons deux belges qui voyagent depuis plusieurs mois en voiture depuis Anchorage en Alaska. Ils parcourent le Sud Lipez en 4×4 histoire de ne pas achever leur voiture. Merci beaucoup à eux pour leurs encouragements. 

 

Peter & Catherine : http://cape2011.weebly.com/


Vu que nous sommes en ville nous songeons à y loger mais pas possible, soit trop cher, soit complet soit fermé. Nous camperons donc plus loin, dans le lit asséché d’une rivière, soirée cool en perspective.

Après une bonne nuit abrités du vent et de la route au milieu de notre rivière, nous partons alors que le vent se lève. Il est glacial mais nous l’avons de côté, ce qui pour le moment ne nous dérange pas trop. Nous nous couvrons tout de même le visage comme des bandits 😉 Nous arrivons vaille que vaille au prochain petit village, un bon petit jus d’orange en boîte bien sucré fera l’affaire puisqu‘il n’est pas possible d’y dîner ou de boire un café. L’accueil des Boliviens depuis que nous avons quitté Uyuni est assez mitigé pour ne pas dire carrément froid.

Lorsque nous reprenons la route, le vent se fait plus violent, pour monter la côte devant nous, à plus de 10%, nous devons nous y reprendre à plusieurs fois tellement les bourraques sont fortes. Arrivés dans la plaine, une looooooooongue ligne droite nous attend et le vent reprend de plus belle. Nous nous abritons pour dîner sous un pont avec un bon plat de quinoa au sable. Rebelote, nous affrontons ce vent qui se fait si fort que nous dévions sans cesse sur le côté. Nous l’avons presque de face mais suffisamment de côte pour nous faire basculer. Nous estimons la vitesse entre  40 et 60 km/h… Nous abandonnons la lutte vers 17h pour planter notre tente entre deux talus…La nuit va être froide. Le thermomètre descendra jusqu’à moins 8°c dehors, mais avec toutes nos couches et nos sacs de couchage, la nuit fût plutôt bonne.

Nous partons motivés le lendemain tôt afin de faire le plus de kilomètres possible avant que le vent ne soir trop fort. Nous atteignons assez vite Alota, ville où nous voulons acheter de l’eau et peut-être dîner au chaud. Mais comme les villages précédents, les tiendas sont souvent fermées et pas d’endroit où manger. Nous frappons à la porte d’une tienda qui accepte de nous vendre de l’eau, du coca et autre vivres plus ou moins essentielles mais pas de pâtes ni de riz ou biscuits…  Plus loin, nous demandons à un 4×4 à l’arrêt où nous pouvons manger, juste ici nous répond-t-on… mais la propriétaire des lieux nous fait signe que non… Bon, nous n’insistons pas, nous irons faire cuire nos pâtes plus loin dans une maison abandonnée. L’accueil  froid et distant me laisse sans voix.Ca n’est pas forcément une généralité mais dans ces petits villages isolés, où nous comptons fort pour faire des pauses sympas, la chaleur n’est pas du tout au rendez-vous.  Il nous faudra plus d’une bonne heure pour allumer le réchaud et enfin pouvoir manger. Entre-temps le vent s’est levé et est de nouveau violent, moins qu’hier mais suffisamment fort pour nous ennuyer.

Les ouvriers refont la route sur laquelle nous sommes obligés de passer. Il l’humidifie avec de gros camions citernes qui diffusent de l’eau et un rouleau compresseur passe ensuite dessus. Mélange explosif pour nos vélos qui en moins de dix minutes sont recouverts de boue ainsi que nos sacoches. Si bien que nos vélos n’avancent plus du tout. La boue s’entasse entre les roues et les garde-boues qui portent bien leur nom. Nous sommes obligés de défaire les sacoches et les roues pour en venir à bout.  Nous poussons nos vélos sur le bas côté jusqu’à la fin des travaux. Ensuite surviennent vent et côte, côte et vent. Nous sommes au milieu d’une forêt de pierres, endroit idéal pour planter notre tente à l’abri de ce fichu vent. Nous avons l’impression de nous battre contre des moulins… plutôt que de rouler véritablement à vélo. Demain, départ très tôt afin d’éviter les vents violents de l’après-midi. Il nous en faudra du courage.

Nous quittons très tôt notre forêt, nous sommes sur nos vélos dès huit heures, plus tôt c’est assez difficile, fait plutôt froid à cette heure là…. Partir à huit heures veut dire debout à six heures…. Puis remballer la tente, les sacoches et préparer le petit-déjeuner…Nous sommes transit de froid en montant sur nos vélos. Il fera froid toute la matinée, de plus le vent s’est levé et est de plus en plus fort. Nous trouvons un talus pour nous y abriter et profiter du soleil pour nous réchauffer. Nous continuons vaille que vaille, pause de midi sous un pont plus ou moins à l’abri du vent. Nous reprenons nos vélos mais en poussant cette fois. Nous n’avons plus la force de rouler, après trois jours avec ce vent, nous commençons à douter. Puis…. Un camion avec plateau non chargé s’arrête et nous demande où nous allons. Il nous propose de nous y déposer. Nous chargeons vélos et sacoches et nous voilà bien au chaud dans la cabine. Nous profitons de ce petit instant de chaleur. Il nous dépose quelques kilomètres plus loin à l’embranchement. La route « correcte » s’arrête et à nous les pistes caillouteuses et sablonneuses. Nous montons un peu sur une route à peine croyable tellement elle est caillouteuse…. pour arriver dans une immense plaine. Nous nous cachons derrière des rochers pour planter notre tente et enfin souffler un peu…

Ce matin, direction 20km plus loin l’hôtel de la laguna Hérionda…afin de négocier un petit endroit pour dormir, les chambres sont vraiment hors de prix. Nous avons eu de la route sablonneuse plus du vent de face et de côté…. Nous sommes vraiment soulagés d’y arriver en début d’après-midi. L’accueil y est sympa, et nous avons deux bons lits pour ce soir. L’endroit où ils sont installés est froid et triste mais les lits sont dignes d’un bon hôtel. Demain, une grosse journée de montée nous attend, alors nous profitons d’un bon café, dîner et souper… tout pour nous retaper et attaquer les prochains jours.

Nous devons monter jusqu’à 4600m et nous sommes à 4100m… à priori sur 20km c’est plutôt cool mais c’est oublier que les routes sont exécrables. Nous n’avançons pas à une vitesse éclair, la tôle ondulée est de la partie et rend notre ascension lente. Presque arrivés au sommet, la piste se transforme en route sableuse, et le vent tourne au sud, si bien que nous l’avons de face. Le vélo de Cédric est lourd et il peine à le pousser dans la côte, tout comme moi. Ensuite, viennent deux bons kilomètres de côte à plus de 10%… et puis un faux-plat en plein vent…. Là, je dis stop, il est 17h passé, il fait froid et le soleil décline. Nous planterons notre tente dans le vent et le froid pour cette nuit. En couvrant la tente avec la bâche nous diminuons un peu l’impact du vent du notre maison ambulante. La nuit fût très froide…. Moins quinze au compteur.

Nous continuons notre ascension jusqu’à 4600m le lendemain pour avoir ensuite une descente de 10 km exécrable et sablonneuse…. Toujours le même discours après trois jours…. Dire que nous en avons encore pour 6 ou 7 jours… A l’allure où nous avançons, nous allons y passer le printemps…

Nous campons dans une maison abandonnée… plus ou moins à l’abri du vent. Nous ne réussissons pas à dormir. La fatigue s’accumule et les nerfs sont à vifs…. Crise de larmes assurée. Je doute de pouvoir continuer…et Cédric n’est pas non plus convaincu à 100%.

Nous reprenons nos vélos en sachant que 18km de descente nous attendent, nous sommes soulagés… la route est toujours en tôle ondulée mais nous avançons sans trop forcer… Direction la laguna Colorada, magnifique lagune qui se colore de rouge grâce aux planctons qui tapissent le fond. Nous arrivons au refuge dans le début de l’après-midi… Et nous décidons de trouver un 4×4 pour demain qui pourra  nous avancer de plusieurs kilomètres. Nous n’avons plus le courage de faire le 110km qui restent jusqu’à la frontière chilienne. Bonne nouvelle de la journée, nous dormirons au chaud 😉  Le soir, nous faisons le tour des chauffeurs de 4×4, mais ils sont déjà tous pleins de touristes… il nous reste la solution d’une voiture « express » comme ils disent mais ça nous délesterait de tous les petits sous qu’ils nous restent. Après réflexion et négociation, nous trouvons un accord avec un habitant du village qui accepte de nous conduire 80km plus loin. Donc, nous évitons de monter deux cols et le passage à 5000m et à 4800m… Nous faisons le détour par les geysers… magnifiques… Et puis nous filons droit sur notre destination…. La laguna verde… le chauffeur nous dépose  10km avant…Nous dégringolons les km qu’ils nous restent, prenons pleins de photos de cette superbe laguna… et continuons jusqu’au poste de contrôle du parc national… Comme nous sommes sans un sous en poche, nous ne pouvons dormir au refuge. Il nous reste seulement de quoi payer la poste de douane bolivien pour en sortir…. Nous arrivons au poste de douane où nous croisons deux tchèques qui se lancent dans la traversée de ce …. Sud Lipez à vélo…. Bon courage à eux. Comme l’idée de dormir dehors ne nous enchante pas trop, nous demandons au douanier sil veut bien nous héberger… Il nous propose deux lits… pas très confortables mais avec pleins de couvertures. Nous aurons chaud cette nuit, c’est sûr. Nous dégustons une soupe en compagnie du douanier qui vit seul au milieu de nulle part dans le froid de la montagne et passons une soirée à philosopher sur la Bolivie et la Belgique à la lueur d’une chandelle… Ce fût une belle rencontre.

Nous quittons le lendemain notre nouvel ami, tôt, il gèle encore…  mais nous aurons l’honneur de rencontrer la seule compagnie du douanier, un petit renard pas farouche qui vient réclamer sa pitance et Cédric fût heureux de faire le lever du drapeau en compagnie du douanier… S’en suivra six km de montée pas sympa et puis 23km de descente heureuse pour arriver à San Pedro d’Atacama au Chili, nous passons de 4600m à 2400m d’altitude, autant dire que nous avons chaud en arrivant. Au poste de douane, nous rencontrons deux cyclos en vélos couchés qui attendent patiemment que quelqu’un veuille bien les charger pour aller en haut de la côte… Nous discutons un moment avec eux et puis filons trouver un hôtel et enfin prendre une douche et reprendre contact avec le monde réel…  

 

Angélique & Rémy : http://verslhorizon.wordpress.com/


A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas quoi penser de cette aventure… j’en garde un petit goût amer de navoir pas pu tout faire en vélo. Cela dit, les quelques kilomètres en Jeep nous ont permis de découvrir d’une autre manière les splendides paysages du Sud Lipez… En trinquant sur nos vélos, nous n’avons peut-être pas savouré ces paysages extraordinaires comme nous l’aurions dû… surtout moi… C’est un endroit magique que nous avons pu contempler, sentir, vivre au sens vrai du terme… Mais en vélo… le moral, le physique, ce que nous avons au fond de nous est mis à rude épreuve. Il faut être prêt à la vivre… Ce qui pour moi ne fût peut-être pas le cas…  D’autres cyclos eux, le font aussi en partie en 4×4, comme les deux suisses rencontrés en plein milieu de ce désert.  Ils en ont fait la moitié en vélo, et ils ont eux aussi comme nous très dur…. Ce qui fût très surprenant, c’est le peu de soutien de la part des touristes en 4×4 qui nous croisent ou dépassent… A part nous prendre en photo comme des animaux. A l’exception de deux Jeep, qui nous on proposé eau et chocolat et se fût à chaque fois des français…

Le plus drôle de la fin de notre périple, c’est Cédric qui heureux d’arriver au Chili, fît signe comme un enfant à tous les camions dans la descente vers Atacama… 😉

Delphine

8 Commentaires

  1. Christel de l inter

    Salut vous deux, je ne vous ai ecris qu’une ou deux fois mais sachez qu’au long de cette année je n’ai pas cessé de penser à vous et de répéter à tout l’inter que vous me manquez terriblement. Je decompte les jours et ça fait plaisir de voir vos petites bouilles en photos. Il m’est déjà arrivé de rêver de toi Delphine et de votre retour (émouvant). Je vous admire et vous félicite pour tout ce beau parcours et surtout ces durs km en bolivie. Allez plus qu’un mois et demi à attendre pffff c’est long. J’espère qu’on vous manque(un peu)? Courage, a très bientôt
    Christel

  2. emmanuel

    j’ai eu la chance d’aller admirer ces paysages grandioses il y a quelques années, la laguna colorada, le licancabur, les geysers del tatio, le désert d’uyuni, …. mais ….à pieds, et c’était déjà difficile !
    mais à vélo à 4600 m d’altitude, je n’ose pas l’imaginer, BRAVO !

    J’ai beaucoup de plaisir à suivre votre périple
    bien amicalement
    Emmanuel (le mari de kathleen)

  3. therese

    genial les nouvelles photos j’adore celle on mange quoi ce soir les vues magnifiques rien à dire meme si à quels efforts pour vous deux car pas rose tous les jours, pas tout fait en vèlo pas grave peux etre une prochaine destination de vacances pour vous deux en tout bravo comme d’hab je vous envoie tout mes encouragements car en lisant les commentaires j’ai un petit pincement au coeur mais l’union fait la force et à vous deux vous avez traversé pas mal de problémes et autres ,les nerfs à vifs je pense que vous avez du les avoir plus d’une fois allé suis toujours la et attend la suite avec impatience amigos hasta luego muchas besos courage et dedelph soigne bien tes doigts et prenez bien soin l’un de l’autre à demain ou apres mes cheris et bientot parmis nous

  4. Nicolas

    Bravo Delphine,
    Bravo Cédric,

    Quelle aventure, quel courage… Merci pour vos nouvelles exotiques.

    On se réjouis de vous revoir.
    Bonne continuation.
    Bises à vous 2 de nous 3

  5. Anaïs

    Quel courage vous avez eu, vous avez et vous aurez encore!! C’est fou tout ce que vous avez accompli… Je vous embrasse fort! Tenez bon :-)
    Anaïs.

  6. Carole et Laurent

    Alors là chapeau bas mes loulous, déjà qu’en moto on en a bien bavé pendant 3 jours de route,avec des conditions météo correctes, mais en vélo !!! Trop fort même un peu aidés par les motorisés! On vous embrasse fort…de France ! Sniff

  7. Christiane

    Agréable de te lire et quelle sportive ma fille ! :-)

  8. Olivier M.

    Quelle traversée du désert, au propre comme au figuré, Que de jour sans nouvelle, angoissant. Mais ton pére m’a dit que vous étiez coupé du monde civilisé pour plusieurs jours. Enfin les nouvelles sont là et tout va bien, soulagé. Pour le transsibérrien, c’est fait les billets sont réservé, on part le 16 juillet 😀 . Concernant les regrets sur le Sud Lipez, dis-toi bien que c’est tout de même une extraordinaire aventure que vous vivez tous les deux et que rien ne pourrait vous empêchez d’y retourner un jour pour tenter la traversée complète en vélo, ce n’est que qu’un saut de puce par rapport à votre épopée. Pour ce qui est de l’acceuil, je pense que peut-être les personnes n’ont que faire de ces étrangers qui viennent les narguer dans leur contrée reculée pour faire un peu sport(tu disait que c’était trés connu des randonneurs)alors que eux vivent dans cette rudesse à longueur d’année. Une région n’est pas l’autre.Enfin heureux que tout se passe toujours bien. Bonne route et à bientôt

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