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J+ 177 – 178 (29/2 et 01/03/12) Trujillo-Chimbote

Posted by on mars 2, 2012

Départ pour Chimbote retardé d’un jour. Un moyeu de roue est tout griffé à l’intérieur, une petite pierre s’est sans doute introduite dans le roulement à billes. Lucho doit faire venir la pièce de Lima. Il  ne faut qu’un jour pour que la pièce vienne jusqu’ à Trujillo, la magie de la débrouille et des bus… Les bus servent de transport de personnes mais aussi de transport de toutes sortes de marchandises, et le service est ultra rapide, plus que la poste, et sans un excès de contrôle 😉

Nous recevons donc bien notre pièce manquante ce jeudi matin, Lucho court dans tous les sens pour régler des affaires privées plus nous aider le mieux qu’il peut avec nos vélos, mais vu que c’est un pro, nos vélos sont réparé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Nous décidons donc de partir ce soir… grande idée 😉 Nous suivons Lucho à travers la ville bruyante et «trafiquante », première fois que je roule sur mon vélo depuis 6 semaines dans un brouhaha pareil, je vous l’avoue, je suis stressée…  Nous arrivons sain et sauf au terminal de bus. Alors s’engage les discutions pour savoir si on peut mettre nos vélos ou pas dans le bus, une heure plus tard, un accord est trouvé… nous pouvons mettre enfin nos vélos correctement dans la soute à bagages et Cédric est plus ou moins rassuré. Mais nous n’avons pas le temps de nous tracasser, c’est l’heure des adieux à Lucho et Lance, son fils de cinq ans, un petit bonhomme d’une vie débordante, de bonne humeur dès le lever du soleil jusqu’ au coucher, on avoue c’est parfois épuisant, et même malade, il n’a qu’une envie, aller à la piscine. Etant donné que l’épouse de Lucho est en vacances avec sa fille ainée, il est livré à son triste sort avec des cyclos-voyageurs à accueillir, des affaires personnelles  à régler et son petit monstre à gérer. Nous faisons donc office de baby-sitter. Lance étant fan de vélo, il passe des heures à regarder des vidéos d’Eddy Merckx, Pantani, Armstrong et autres…  C’est avec beaucoup d’émotions et les larmes aux yeux que nous quittons ces deux personnes d’une infinie générosité… difficile de décrire la gentillesse dont Lucho à fait preuve à notre égard.

Nous arrivons vers 22h dans l’immense terminal de bus de Chimbote. Nos vélos  n’ont pas trop souffert et Cédric est soulagé. Nous remontons nos vélos et nous mettons en recherche d’un hôtel, pas chose facile semble-t-il. Pour finir, un taxi nous accompagne (nous le suivons en vélo) jusqu’ à un hôtel… pas facile de conduire la nuit… j’ai toujours peur de louper une bosse et de ne pas savoir me rattraper.  Arrivé à l’hôtel, le gérant me dit qu’il n y a plus de chambres libres et de plus pas d’eau courante… Ca commence bien… à force d’insister, il nous donne une chambre avec un lit simple et sans eau, pour la douche on repassera… Nous nous installons du mieux possible, programmons le réveil tôt pour demain matin… et nous endormons avec une odeur de sardine en boîte qui nous a pris au nez depuis notre arrivée à Chimbote et qui ne nous quittera pas jusqu’ à demain. La ville est en effet un grand port de pêche et un centre de production de poisson en conserve… En lisant dans le Lonely Plantet que l’odeur était envahissante et surprenante, je ne l’ai pas cru. Difficile de croire que les habitants vivent avec cette odeur en permanence.

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