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Pérou

Pérou

 

Capitale :
Lima
Langue :
Espagnole
Monnaie :
Sol
Nombre de Km prévu :
2700
Nombre de Km réalisé :
1282 (57 jours)

Photos

 

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Trajet

 

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J+ 161 (13/2/12) Loja – Piura (Pérou)

Nos estomacs, un peu écœurés d’un régime à base de riz et poulet, attendaient avec gargouillements non dissimulés,  LE PEROU. Celui-ci fait, parait-il, la une des revues gastronomiques  et attire de plus en plus de touristes gourmets. Il est bien sur hors de question pour nous de ne pas gouter à cette révolution culinaire.

Le changement de décor est radical, nous passons des montagnes verdoyantes et nuageuses de l’Equateur à une plaine chaude et aride qui abrite notre première ville Péruvienne, Piura.

Notre premier contact avec un Péruvien est haut en couleur.

Chauffeur de taxi : J’espère que vous avez réservé, les hôtels sont complets…

Delphine *: Pourquoi sont-ils complets ???

Le chauffeur de taxi, fièrement : Aujourd’hui et demain sont des jours féries au Pérou. C est la fiesta de l’Amor.

Delphine : 2 jours !!!! En Belgique, nous nous contentons seulement d’un dîner avec notre époux et ça n’est pas férié.

Taxi : Avec votre époux !!!I Ici, nous le fêtons un peu avec notre épouse le premier jour, et nous avons l’autre  jour  pour sortir avec nos autres « épouses»… et c ‘est la fiesta. Ici, les hommes ont deux ou trois «femmes »…  les femmes, évidemment n’ont qu’un homme.

Sans commentaires 😉

Notre premier repas au Pérou, est un céviché de calamar pour moi et un céviché de scampis pour Delphine. Un céviché est plat à base de poisson ou fruits de mer crus marinés dans du jus de citron vert avec oignons, piments, coriandre.

Et pour boire, une Chicha morada, boisson sucrée, sans alcool, à base de mais violet.

Résultat, à tomber par terre.

*(Personnellement, je ne parle qu’un Espagnol Vital, à savoir quand il faut demander le chemin ou à manger, donc n’ai pris part à la conversation mais en ai compris le sens… Cédric)

Cédric

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J+162 à 167 (14 au 19/2/12) Piura (marché de Catacaos)- Chiclayo-Trujillo

Ce matin, sous une chaleur accablante, nous prenons un « collectivo » (minibus) en direction de Catacaos, petit village poussiéreux spécialisé dans le travail de l’argent, on y trouve, tout comme à Chordeleg en Equateur, un éventail étendu de bijoux en argent, notamment le célèbre filigrane. Le travail se révèle moins précis qu’en Equateur…. Mais il y a un nombre incalculable d’échoppes vendant des céramiques, tissages… et bien sûr les habituels marchés aux fruits et légumes, etc animés. Les grandes villes de la côte du Pérou se révèlent plus animées que les villes de montagnes en Equateur, les klaxons sont omniprésents, il y a un brouhaha d’enfer, et nous retrouvons la chaleur écrasante de l’Amérique Centrale. De plus, on y trouve de tout, commerce de proximité comme grandes chaîne de magasins, Cédric réussit enfin à trouver des sandales dignes de ce nom qui ne soient pas en plastique… Le contraste est saisissant entre l’animation de la côte et le calme des villes andines. Nous reprenons la route en direction de Chiclayo, ville tout aussi chaude, n’ayant pour attrait que son immense marché où l’on trouve absolument de tout, des fruits et légumes, à la viande hachée pleine de mouches en passant par des mygales sous cadre et de quoi préparer un envoutement. On n’y croisse pas de gringos, sauf peut-être de temps à autre pour acheter une plante hallucinogène provenant de la Selva péruvienne, très réputée pour son efficacité. La ville a été déclarée ville officielle de l’amitié par ses habitants, et en effet les gens sont très sympathiques, toujours pour entamer la conversation en nous demandant d’où nous venons et où nous allons. Et nous arrivons à notre étape finale, pour quelques jours…. Trujillo, où nous retrouverons mon cher père et Joëlle, et où nous attendent nos vélos… Lucho, propriétaire de la Casa de Ciclista de Trujillo est chargé de les réceptionner. Seulement, comme rien n’est simple en Amérique Latine, la douane refuse de lui donner depuis plus d’une semaine… Nous avons du mal joindre Lucho, nous nous consacrons donc à prendre nos repères dans cette très jolie ville coloniale. Le soir, la ville est absolument superbe. On en profite pour faire un petit tour à l’hôpital auprès d’un kiné, pour voir si mon épaule se remettra… Elle m’explique quelques exercices, que Cédric pourra refaire à l’hôtel. Nous sommes déjà vendredi, et nous filons vers le minuscule mais très moderne aéroport de Trujillo. Nous sommes heureux d’avoir la compagnie de nos intrus 😉 Surpris par la chaleur et la conduite un peu folle des Péruviens, ils sont heureux de nous retrouver dans un endroit aussi exotique. Notre hôtel doit être un des plus calmes de la ville car le concert interminable et entêtant des klaxons des chauffeurs des taxis se fait entendre de loin. Nous passons une sympathique soirée où Cédric essaye le plus calmement possible de m’expliquer les règles du whist… les cartes et moi, nous ne sommes pas très copines. Nous réussissons à trouver du bon vin blanc frais pour que les hommes ne soient pas trop perturbés, enfin surtout Hubert, vous l’aurez compris. Nous partons à la chasse des cultures Chimu et Mochica en visitant les sites de Chan Chan et du temple du Soleil et de la Lune. La chaleur se fait accablante mais le vent nous sauve de l’évanouissement 😉 Pour découvrir ces deux civilisations… http://daniel.duguay.free.fr/Guide_du_Perou/trujillo.htm Le soir, direction le petit village côtier de Huanchaco, à 10km de Trujillo. Le coucher de soleil est sympathique mais pas possible de se baigner, le courant est trop fort et l’eau trop froide. Privilège réservé aux surfeurs. Nous buvons un verre en bord de mer avec la musique latine dans les tympans… Ici, ils font des concours de celui qui mettra la musique le plus fort… vacarme assourdissant garanti. Nous y avons droit aussi ce samedi soir, la discothèque en face de l’hôtel démarre sa soirée à 1h du matin jusqu’à pas d’heures avec un volume sonore inimaginable. Et évidemment le lendemain matin, en ville, c’est le concert de klaxon qui prend le relais. Les rues de la ville sont jaunes, tant il y a de taxis, presque pas de voitures privées mais des taxis à en perdre la tête. Dimanche matin, nous assistons au lever du drapeau sur la Plaza las Armas. Militaires, cortège et délégation officielle sont présents. Le tout revêt un aspect très solennel, les gens qui sont resté assis sur les bancs en observant la cérémonie sont priés de se lever par les policiers. Chant national et déclaration officielle de rigueur. Défilé des associations de senior en prime, certains sont en costumes traditionnels de Trujillo dont la danse est la marinéra. Nous n’aurons pas le plaisir d’en voir une… Nous filons boire un bon café dans une petite brasserie très sympa, qui nous rappelle notre vielle Europe, costume trois pièces noir et blanc pour les garçons de café 😉 Nous rêvons de déguster toutes les spécialités du Pérou et de la côte… mais la chaleur coupe l’appétit et la seule chose que nous pouvons manger, à part le bon chocolat, les gaufres et les biscuits reçu dans les colis, c’est un bon céviche préparé avec le poisson de la côte toute proche. Papa et Cédric se risquent au Cuy, cochon d’inde géant cuit à la broche, le résultat est mitigé… Je réussis enfin à joindre notre ami Lucho, afin de récupérer nos précieux vélos. Rendez-vous à dix heures lundi matin à la poste… Lucho se révèle très sympathique, fan de vélo avant tout et surtout de monsieur Eddy Merkx… vive la Belgique 😉 Le contact avec le chef douanier est compliqué, il a déjà refusé quatre fois à Lucho d’emporter nos vélos sous prétexte que les Péruviens n’ont pas le droit d’importer des objets de seconde-main. Lucho, qui n’est pas du genre à lâcher l’affaire, insiste en expliquant bien qu’il est propriétaire d’une casa de ciclista, en expliquant mon accident… mais il ne veut rien entendre…. Il prétend que nous voulons revendre nos vélos ici. Je lui réexplique mon accident, pourquoi nous avons envoyé les vélos à Lucho et non ailleurs, lui explique notre parcours jusqu’en Argentine. Puis il trouve un autre problème, il dit qu’il veut savoir combien valent nos vélos, parce qu’il doit prendre 14 % de la valeur… drôle d’idée… Lucho me fait de grands yeux, en me disant de dire le plus bas possible, mais ce que je dis est quand même de trop. Donc, il nous fait encore patienter. Après quelques coups de fils passés on ne sait où, il me rappelle, prétextant qu’il veut savoir combien nous avons payé pour envoyer nos vélos au Pérou, pour en prélever un pourcentage. Encore une invention, il veut tout simplement 300 dollars… apparemment notre carton de valises de vélos ne lui pose pas de problèmes mais les vélos il ne veut pas les lâcher pour rien…. En discutant, nous le distrayons afin qu’il perde le fil de ses idées, il ne sait pas qu’elle est la monnaie en Equateur. Il trouve comme problème aussi, que, étant donné que les trois colis sont à mon nom, il ne voit pas pourquoi j’ai deux vélos… Il veut que je lui prouve que Cédric est bien mon mari…Original…Cédric, calmement mais fermement me demande si on appelle notre ambassade, coup d’œil avec Lucho, et oui nous sonnons à l’ambassade… Ce qui calme bizarrement notre douanier en chef-coq-de-la-cour-de-la-poste… Il nous dit finalement que pour 50 dollars il veut bien nous donner les vélos, et que si on ne veut pas payer, c’est possible mais nous devons aller, et seulement demain, à la douane, à une demi-heure de route, pour faire remplir des papiers. Etant donné que ça fait plus de deux heures que nous sommes là avec Lucho à faire le pied de grue, nous décidons de payer… Lucho n’en revient pas somme ça été vite… Vite, vous imaginer perdre du temps comme ça pour deux vélos… Mais Lucho nous explique que ici
, l’administration, les gens de pouvoir ou même les gardes de sécurité, n’hésitent pas à abuser de leur pouvoir sur les autres, soit pour impressionner, faire le malin auprès des dames, comme ce fût le cas ici, ou alors par simple envie de profiter des autres et puis surtout pour l’argent. Il nous dit qu’il faut se battre sans arrêt pour avoir des droits et que les lois ne sont pas souvent faites pour leurs simplifier la vie. Nous l’avons vécu en direct, il n’y avait pas de raisons de percevoir quoi que ce soit ni même nous avoir considéré de la sorte, Lucho et nous. Nous avons, grâce à tout ça, pu découvrir une personne admirable et extrêmement serviable, Lucho nous a été d’un grand secours avec nos vélos, sans lui nous y serions toujours où alors nous aurions les poches vides… Merci à lui pour son aide et sa patience, nous nous réjouissons de visiter sa casa de ciclista dans quelques jours mais avant ça, nous allons découvrir les bus de nuits, le peuple des nuages et les Andes péruviennes…. A bientôt Delphine

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J+ 168 et 170 (20 au 22/2/12) Trujillo-Chyclao-Chachapoyas

Nous quittons la ville coloniale de Trujillo pour nous rendre dans la grande et bruyante ville de Chiclayo, où nous devons prendre un bus de nuit pour aller jusqu’à Chachapoyas. Nous arrivons donc à Chiclayo aux alentours de 13h, il nous reste 8h pour visiter la ville… Nous nous dirigeons vers cet immense marché que nous avons, Cédric et moi déjà visité. Le dépaysement de Hub et Joëlle est complet, et nous pensons à Alexandre Joblot (contrôle qualité et hygiène chez Intermarché) lorsque nous passons par la boucherie 😉 Les mouches ont élu domicile dans le hachis et les cœurs de poulet, qui bien sûr sont encore à la vente. Il fait si chaud que les vendeurs s’endorment où ils le peuvent sur leur stand… Ils trouvent toujours une petite place, sur un chariot chargé de viande, au milieu des fruits et légumes ou, plus confortable, parmi les vêtements… Nous faisons un tour au marché des chamans et allons passer le reste de notre journée à lire dans un petit café. Impossible de visiter plus, la chaleur de la ville et des pots d’échappement à raison de notre courage.

Vingt-et-un heure, nous embarquons dans notre bus demi-cama (entendez demi-lit) pour 10h de route. Pas de chance, nous n’avons pu réserver que cette après-midi et nous nous retrouvons au fond du bus au deuxième étage, autant dire que c’est les montagnes russe. La route nous semble en plus ou moins bon état mais dans les montagnes, jamais rien n’est sûr, les éboulements et glissement de terrain sont courants. Nous réussissons à plus ou moins somnoler, si bien que nous sommes moins fatigués que prévu à notre arrivée à Chachapoyas, charmante petite ville coloniale d’altitude, nous sommes à 2500m. Nous retrouvons des températures agréables, une vingtaine de degrés, et une ambiance plus calme. La ville compte pas moins de 4500 balcons en bois et est peinte en blanc. Notre hôtel est très joli bois, haut plafond, balcons, cour intérieure, tous ce qui fait une vraie maison coloniale. Nous flânons en ville, achetons un peu d’artisanat local n’ayant pas été fait à la chaîne, et de bonne facture qui plus est…  Demain direction Kuelap, une ville située à 3000m d’altitude et construite par les Chachapoyas, le peuple des nuages…

Delphine

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J+ 171 (23/2/12) Chachapoyas (Kuélap)

Après une nuit très reposante, surtout pour Hubert, qui nous a permis d’assister à un concert passionnant de ronflements en « la mineur »… Nous démarrons tôt pour partir à Kuélap, ville fortifiée, construite au dessus des montagnes, un peu à la manière des Cathares chez nous. Mais avant ça, nous attendent, les 70kms de mauvaise piste pour s’y rendre… Mais le paysage est splendide, nous sommes réellement au milieu des montagnes et loin de toute civilisation. Après trois heures de mini-bus, nous posons les pieds sur la mythique citée de Kuélap… Nous découvrons une grande citée construite en pierre afin de ne pas appauvrir les terres agricoles environnantes. Le peuple Chachapoyas est un peuple de guerriers, non-expansionnistes mais protégeant à tout prix leurs citées. On les dit très bon artisans, agriculteurs et ont utilisé des systèmes de communication très ingénieux. Mais, comme beaucoup de civilisations au Pérou, ils n’ont pas résisté aux envahissants Incas. Pour ceux qui désirent connaître un peu mieux ce peuple fascinant, http://daniel.duguay.free.fr/chachapoyas.htm

La visite est intéressante, notre guide passionné…  et nous passons trois heures à admirer les beaux paysages, les ruines, comprendre un peu la civilisation et nous ne pouvons qu’admirer ces constructions surprenantes et se demander comment à pu être construite cette citée magnifique. Et puis retour à la petite ville de Chachapoyas… demain, nous partons à l’assaut des chutes de Gotca, troisième chutes les plus hautes du monde…  

Delphine

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J+172 au 174 (24 au 26/2/12) Chachapoyas (Chutes de Gocta)-Trujillo

Départ à 8h30 en direction des chutes de Gotca… Après une heure de bus, nous arrivons dans un petit village au milieu des montagnes verdoyantes du nord … L’air est frais et vif, le soleil est doux… une bonne journée qui se profile. Nous faisons la connaissance de notre guide du jour, habitant du village passionné par sa région…. Et en effet, on le comprend. Dès les premier pas, le paysage est splendide.

Notre guide prévoit une marche de deux heures, et bien sûr, nous dit-il, c’est plus ou moins plat. Nous voilà donc partis pour 12km de marche, qui se révéleront ardus, pentus, longs…

Evidemment, on aurait dû s’en douter, c’est toujours un peu plus compliqué que prévu ici… Mais       l’aventure en vaut la chandelle… Nous découvrons de magnifiques paysages, des montagnes à n’en plus finir, des parties de forêts sauvages, et puis, enfin, les fameuses chutes… elles mesurent plus de 700m, nous pouvons nous approcher de la partie supérieure des chutes, qui mesurent 200m, magique. Notre guide aime parler, raconter des anecdotes, aime son pays. L’aller de la balade prend 1H30 de plus que prévu… rien de grave me direz-vous… sauf que notre bus est à 19h00 et que l’heure tourne dangereusement. Le retour sera beaucoup plus rapide… nous dégringolons avec joie toutes ces pénibles marches que nous avons grimpé. Quel bonheur … Nos adorables intrus se révèlent bons marcheurs   😉  A quatre heures, nous arrivons enfin au village, où notre diner nous attend… mais le creux de midi est passé, à coup de twix et de snickers (honte à moi) toutes les faims trépassent… On nous sert une épaisse soupe de haricots, poulets etc. Ensuite suit une monstrueuse assiette avec du poulet, riz, pomme de terre, salade… Impossible de manger tout ça, décidément, les péruviens qui nous accompagnent sont de gros mangeurs. Nous arrivons enfin à Chachapoyas à l’heure pour notre bus, 13h de long voyage nous attendent… Nous embarquons pour notre voyage de nuit, plus confortable à priori que l’aller étant donné que nos places sont un peu plus à l’avant du bus. Mais le voyage ne sera plus long que prévu, le mauvais état des route nous  a empêché d’avancer pendant plus de deux heures. Retard un peu rattrapé par la conduite un peu dingue du chef de bord, voyager au Pérou n’est pas sans risques vous l’aurez compris.

Nous retrouvons la chaleur et la poussière de Trujillo avec plus ou moins d’enthousiasme, vive les klaxons et les odeurs de poissons. Cela dit, Hubert trouve que Trujillo sent le mais… il est vrai que tous est préparé avec du mais…la cuisson, les petit pains, les boissons…

Nous récupérons de notre voyage, nous baladons et jouons whist … et dimanche soir partons pour Huanchaco, dîner dans un resto belge. L’endroit est très sympa, l’accueil également, la propriétaire vit ici depuis 25 ans, chapeau. Le repas fût très bon et le vin également, que demander de plus. Comme dit Cédric, ça fait très longtemps qu’on avait pas aussi bien mangé…

Demain, nous retrouverons notre statut de voyageurs farfelus à vélos… et snifff, les adieux vont être déchirants.

Delphine

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J+ 175 (27/2/12) Trujillo

Snif, Snif, Joëlle et Hubert, nous ont abandonnés, nous voilà de nouveau seuls  sur cet immense continent. Nous avons des petits frissons quand nous passons devant leur chambre vide, une boule dans la gorge quand nous déjeunons sans eux …Mais la roue doit continuer à tourner, et chaque coup de pédale, nous rapproches d’eux et de vous. Encore 4 mois et demi de patience et nous serons à vos cotés.  Nous avons encore tellement de belles choses avoir…

Cédric

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J+ 176 (28/2/12) Trujillo

Nous voilà maintenant, à la célèbre casa de ciclista de Trujillo. Bien qu’il en existe dans toute l’Amérique du Sud, c est la première fois pour nous que nous utilisons ce moyen de logement, mais qui est en réalité bien plus que cela. Il faut savoir qu’une casa de ciclista est un petit bâtiment ou pièce où se retrouve exclusivement des cyclo-voyageurs. C’est donc, évidemment, un lieu de rencontre et d’échange. Echange de conseils, d’adresses,  d’itinéraires et surtout d’aventures et mésaventures.

Toutefois, pour nous qui ne faisons jamais comme les autres, nous sommes un peu dans la période creuse, donc le premier soir nous le passerons seul ou pour être plus précis avec Luna, le chien de Lucho, le responsable de la casa.

Lucho  a véritablement le cœur sur la main (pour ceux qui n’aurait pas, je l’espère pour  une excellente raison, lu les articles précédents. Lucho nous avait déjà aidé à récupérer nos vélos à la douane). La casa nous convient parfaitement, il y de la place, une douche, wc et lit. Mais ce n’est pas suffisant pour lucho, vous serez mieux chez moi, il y fait plus frais et il y a internet…. Donc vamos chez Lucho. Mais et toi lucho ? Je vais aller avec Lance mon fils dormir à la casa. C’est donc avec beaucoup de gène que nous prenons possession de la maison de Lucho.

Cédric

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J+ 177 – 178 (29/2 et 01/03/12) Trujillo-Chimbote

Départ pour Chimbote retardé d’un jour. Un moyeu de roue est tout griffé à l’intérieur, une petite pierre s’est sans doute introduite dans le roulement à billes. Lucho doit faire venir la pièce de Lima. Il  ne faut qu’un jour pour que la pièce vienne jusqu’ à Trujillo, la magie de la débrouille et des bus… Les bus servent de transport de personnes mais aussi de transport de toutes sortes de marchandises, et le service est ultra rapide, plus que la poste, et sans un excès de contrôle 😉

Nous recevons donc bien notre pièce manquante ce jeudi matin, Lucho court dans tous les sens pour régler des affaires privées plus nous aider le mieux qu’il peut avec nos vélos, mais vu que c’est un pro, nos vélos sont réparé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Nous décidons donc de partir ce soir… grande idée 😉 Nous suivons Lucho à travers la ville bruyante et «trafiquante », première fois que je roule sur mon vélo depuis 6 semaines dans un brouhaha pareil, je vous l’avoue, je suis stressée…  Nous arrivons sain et sauf au terminal de bus. Alors s’engage les discutions pour savoir si on peut mettre nos vélos ou pas dans le bus, une heure plus tard, un accord est trouvé… nous pouvons mettre enfin nos vélos correctement dans la soute à bagages et Cédric est plus ou moins rassuré. Mais nous n’avons pas le temps de nous tracasser, c’est l’heure des adieux à Lucho et Lance, son fils de cinq ans, un petit bonhomme d’une vie débordante, de bonne humeur dès le lever du soleil jusqu’ au coucher, on avoue c’est parfois épuisant, et même malade, il n’a qu’une envie, aller à la piscine. Etant donné que l’épouse de Lucho est en vacances avec sa fille ainée, il est livré à son triste sort avec des cyclos-voyageurs à accueillir, des affaires personnelles  à régler et son petit monstre à gérer. Nous faisons donc office de baby-sitter. Lance étant fan de vélo, il passe des heures à regarder des vidéos d’Eddy Merckx, Pantani, Armstrong et autres…  C’est avec beaucoup d’émotions et les larmes aux yeux que nous quittons ces deux personnes d’une infinie générosité… difficile de décrire la gentillesse dont Lucho à fait preuve à notre égard.

Nous arrivons vers 22h dans l’immense terminal de bus de Chimbote. Nos vélos  n’ont pas trop souffert et Cédric est soulagé. Nous remontons nos vélos et nous mettons en recherche d’un hôtel, pas chose facile semble-t-il. Pour finir, un taxi nous accompagne (nous le suivons en vélo) jusqu’ à un hôtel… pas facile de conduire la nuit… j’ai toujours peur de louper une bosse et de ne pas savoir me rattraper.  Arrivé à l’hôtel, le gérant me dit qu’il n y a plus de chambres libres et de plus pas d’eau courante… Ca commence bien… à force d’insister, il nous donne une chambre avec un lit simple et sans eau, pour la douche on repassera… Nous nous installons du mieux possible, programmons le réveil tôt pour demain matin… et nous endormons avec une odeur de sardine en boîte qui nous a pris au nez depuis notre arrivée à Chimbote et qui ne nous quittera pas jusqu’ à demain. La ville est en effet un grand port de pêche et un centre de production de poisson en conserve… En lisant dans le Lonely Plantet que l’odeur était envahissante et surprenante, je ne l’ai pas cru. Difficile de croire que les habitants vivent avec cette odeur en permanence.

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J+ 179 (02/03/12) Chimbote-Huanllanca

Réveil rapide et mise en route encore plus rapide…. Nous filons au terminal afin de prendre un ultime bus qui nous mènera au début de la Cordillère blanche.  Pas le temps de déjeuner non plus, je m’empresse donc de prendre ce qu’il y pas au terminal de bus. Ca sera un petit morceau de cake… que je tends à Cédric, qui est taciturne depuis ce matin (tracas de vélos dans le bus), et qui me dit gentiment que j’aurais tout de même pu mettre des bougies…  Je le savais, depuis plusieurs jours je sens que je vais oublier le jour de l’anniversaire de Cédric… voilà c‘est fait, dans ma grande nulitude, j’ai oublié. Mais étant donné mon désarroi et mes larmes de profond remord, j’ai réussi à rendre le sourire à Cédric.

A force de discutions, nous arrivons à mettre correctement nos vélos dans la soute, correctement, veut juste dire pas l’un sur l’autre… si on écoutait les chauffeurs de bus, ça serait n’importe comme que c’est encore très bien. Et en route pour 6 heures de mauvaises pistes poussiéreuses à travers les arides montagnes qui sépare le désert côtier des verdoyantes vallées. Arrivés à destination, à Huanllanca ,mini village de moyenne montagne tristounet, nous sommes couverts de poussière et de sueur… vite une bonne douche. Demain reprise officielle des vélos, nous allons nous attaquer au Canon del Pato, un long couloir qui est constitué de plus de 35 tunnels  creusés à la main dans la roche, entre la Cordillère Blanche et la Cordillère Noire. Et belle escale en perspective mais à un rythme cool…

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J+ 180(03/03/12) Huanllanca (alt1535m) – Canon del Pato – Caraz (alt2390m), 39 km

Enfin le grand jour… non pas que je me réjouis 😉 mais Cédric trépigne d’impatience, il a des fourmis dans les jambes, je le comprends, 6 semaines sans vélos, c’est long. Au fond de moi, je suis contente de reprendre nos vélos, mais j’appréhende cette journée. La route du Canon del Pato est en mauvais état, pas génial pour mon épaule avec les secousses, et jusqu’à Caraz, ça grimpe bien, les paramètres mis ensemble, je ne sais pas si je vais tenir le coup… Non prévoyons au départ 26km jusqu’ à Sucre, un petit village sur la route. Caraz est à 39 km et on ne sait pas si on y arrivera… Nous démarrons avec de maigre réserves, il n y pas de pain ce matin, pas d’essence pour le réchaud non plus. On dinera avec des bananes, des pommes, des petits biscuits et du cake… rien de très revigorant mais on bidouille comme on peu, retour à la réalité. Nous démarrons sur une piste, en cote bien sûr, nous sommes en pleines montagne… Les tunnels se suivent et se ressemblent mais la vue est superbe, pas mal de voitures nous dépassent, ce qui nous oblige soit à filer vite lorsqu’ on passe un tunnel ou à nous mettre de côte… même ici certains roulent très vite. Après 12km réaliser durement … mon épaule se fait entendre, la route étant mauvaise, j’ai tout le temps l’angoisse de tomber à nouveau…  De plus, les longs tunnels noirs m’oblige à descendre de mon vélo…on n’y voit vraiment rien et si un nid de poule est plus gros que les autres, la chute est proche 😉  La poussière nous monte au nez à chaque fois qu’un véhicule passe, ce qui fait qu’après 5 minutes nous sommes déjà tout noirs….

Soulagement lorsque la route asphaltée arrive… Le paysage s’ouvre, se dégage, enfin dans les montagnes, on respire…. Et on brûle aussi… la chaleur est parmi nous, plus de 37°c, nous vidons vite nos réserves d’eau… Arrivé près de Sucre, nous décidons de faire les 13km restant jusqu’ à Caras, la perspective de pouvoir prendre une bonne douche me motive. Les derniers kilomètres sont un peu durs, on monte, on monte… Nous croisons des enfants qui nous interpellent pour avoir de l’eau… de l’eau ??? Ils ne nous réclament pas à manger ou autre chose, mais de l’eau… Nous leurs donnons le peu qu’il nous reste mais nous sommes surpris. Ils n’ont pas à boire ? Avant de pouvoir poser la question, ils sont rappelés à l ordre… Mais la question demeure et mérite approfondissement, qu’ils manquent de beaucoup de chose, on s’en aperçoit malheureusement… mais on ne se doutait pas qu’ici, l’eau faisait défaut.

Nous arrivons fourbu à Caraz … je sens que je vis, Cédric aussi d’ailleurs … mes muscles et mon fessier me le rappellent très vivement mais je suis fière de moi et de ma petite épaule…ensemble nous avons réussi ce que je redoutais le plus ; les pistes, les côtes et le soleil… première journée réussie… et tout ça grâce à Cédric

Demain, nous restons laissons nos vélos à Caraz et partons en expédition à la laguna Paron, un lac à plus de 4000m et entourés d’immenses pics enneigés… et avant ça, nous aurons le plaisir de faire les courses pour le piquenique au marché indien du dimanche… vive les Andes.

Delphine

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J+ 181(04/03/12) Caraz (alt2390m)

Nous commençons notre journée par un tour au marché dominical… il y a des indiens partout, partout, partout…. 😉  Les femmes sont superbes avec leurs hauts chapeaux traditionnels et leurs jupes brodées. Mais nous n’avons pas le temps de nous attarder, nous sommes attendu pour partir à la Laguna Paron à 4200m. On va en avoir la tête qui tourne. La longue escalade, en voiture bien sûr, pour y arriver est splendide, nous sommes entouré de vallées agricoles, puis nous grimpons à flanc de montagne au milieu d’un canyon et nous arrivons ensuite parmi  une végétation luxuriante pour déboucher finalement sur la lagune entourée de hautes montagnes et de pics enneigés. Difficile de réaliser où nous sommes tant tout cela paraît trop beau pour être réel… Le Pérou est un pays magnifiques encore plus depuis que nous sommes dans les Cordillères.Le nord, avec Chachapoyas et Kuélap  est enchanteur mais ici, tout y est beau, les routes sont agréables, il y a des choses à voir tout le temps… quand ce ne sont pas les paysages, ce sont les Indiens et les jolies Plaza las Armas… toutes les places principales au Pérou portent ce nom là. Nous passons deux heures à marcher le long de la lagune, à prendre des photos, à s’assoir pour simplement admirer le calme des montagnes et y respirer l’air pur, froid et vivifiant… Nous rentrerons fatigués mais heureux de cette belle balade en amoureux au milieu des montagnes Péruviennes. Demain nous reprenons nos adorables vélos en direction de Huaraz…. Je sais que Cédric voudrait y être demain soir mais moi je sais que ça va être trop costaud pour moi… je pense que 40km par jour pendant quelques jours suffiront … pour le moment parce que qu’après Huaraz… les choses sérieuses commencent… longues  étapes, camping sauvages, cuisine au réchaud, journées sans douches et côtes interminables…. Ouch que je vais souffrir 😉 mais c est pour la bonne cause, pour l’équilibre psychologique de Cédric en manque de nature et d’authenticité et pour moi, afin de puiser  dans mes bonnes réserves et de faire un point sur ma vie 😉 bin oui dans quelques mois j’ai 30 ans, l’heure de se remettre en question non ? Bon, je plaisante, quoique …. C est surtout l’occasion de faire le plein de beaux paysages et belles rencontres … tout simplement.

Delphine

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J+ 182 (05/03/12) Caraz (alt2390m) – Carhuaz ( alt 2720m) 40 km

Nous quittons le charmant petit hôtel (dans une maison coloniale très rudimentaire cela dit) les yeux encore remplis des beaux paysages que nous avons eux le plaisir de contempler hier… Mais nous ne seront pas en reste aujourd’hui…. Nous arrivons sur une immense pleine agricole aux multiples couleurs…. Champs de mais envahit de coquelicots et de belles indiennes …  La route est agréable ,il n’y a pas beaucoup d trafic et les gens conduisent avec courtoisie… Nous passons par Yungay, ville tristement célèbre pour le séisme de 1970 qui libera 15 millions de mètre cube de granit et de glace, qui se déversèrent sur la ville. La ville entière ainsi  que ses 18000 habitants furent ensevelis.

Le soleil est évidement de la partie, nous cuissons gentiment en grimpant durement… mais comme la vie est belle… nous avons droit aussi à des descentes 😉 Ce qui fait que nous sommes à Carhaz assez tôt dans l après-midi… Nous cherchons un endroit correct pour nous loger cette nuit…. Tâche dure mis nous finissons par trouver un hôtel pas trop triste et pas trop cher… La pluie fait son apparition en fin de journée comme depuis quelques jours…. On  crame la journée et on gèle le soir… je pense que c est partis pour quelques temps 😉

Nous prévoyons de partir demain matin assez tôt pour avoir tout le temps de visiter Huaraz, ville sans grand charme apparent, détruite par les tremblements de terre, mais pleine de vie, de musées et de marchés artisanaux… de quoi s occuper… mais surtout de quoi préparer les prochains kilomètres qui risquent d être moins confortables…

Delphine

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J+ 183(06/03/12) Carhuaz (alt2720m) – Huaraz (alt3050m) 35km

Nous quittons Carhuaz sous un soleil radieux mais plus doux, le paysage est magique… De majestueux pics enneigés se dressent un peu partout autour de nous, et avec ce ciel bleu c’est encore plus impressionnant. Le relief de la journée est à peu près pareil que les autres jours, nous montons et descendons… L’air est doux et plus vif que les autres jours mais la crème solaire s’impose tout de même… Après seulement trois jours de vélo, j’ai déjà retrouvé mes couleurs de l’Amérique Centrale…. Nous arrivons à Huaraz pour l’heure du diner … nous trouvons une petite pension de famille où se trouve un très agréable café, nous avons le grand plaisir de déguster une salade de quinoa…une première depuis notre départ. Le quinoa n’est pas beaucoup consommé ici alors que c’est un des pays producteur… il reste deux fois plus cher que le riz, dommage car il est beaucoup plus nutritif que le riz blanc. La ville n’est pas très jolie, mais vivante, pleine d’agences de trekking et de restos pour gringos… En pleine saison la ville est envahie de touristes, les  départs de trekking pour cordillère blanche se font souvent d ici. Etant donné que nous sommes dans la saison des pluies, il y a nettement moins de monde. Nous avons droit au soleil le matin et à la pluie l’après-midi, à peine arrivés en ville que la pluie fait son entrée…  Nous avons le plaisir de cuisiner ce soir étant donné que nous avons accès à la cuisine, pomme de terre, bacon et bananes plantain sont de la partie… nous avons eu du mal à trouver des légumes dans les deux grandes surfaces où nous avons fait nos courses…  Mais ce fut très bon quand même… 😉

Delphine

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J+ 184 (07/03/12) Huaraz (alt3050m)

 

Nous restons un jour de plus à Huaraz. Nous en profitons pour faire des achats nécessaires à nos vélos et au camping. Huaraz étant une ville où il y énormément de départ pour les montagnes, il est donc possible d’y trouver à peu près tout… Nous trouvons portes bidons, lampes frontales, casquettes, chaussettes et écharpes chaudes en grosse laine…  De quoi braver les temps les plus froids. Nous en profitons pour cuisiner de bons légumes… hum ça sent bon l’ail et la coriandre… Nous checkons nos sacoches et nos provisions de nourritures… dans un jour nous serons un peu isolé du monde, alors vaut mieux pas manquer d’eau et de riz 😉 La ville est pleine d’animation, marché artisanal, marché central immense où on peut y trouver absolument tout, de la mercerie, des livres scolaires, en passant par les poussettes, vélos, couturières et bien sûr les traditionnelles boucheries avec leurs mets insolites… on se rattrape avec les bonnes odeurs de fruits et légumes et autres herbes aromatiques qui embaument une bonne partie du marché… mais ce que Cédric retient, ce sont les odeurs de viandes rances… il sort de là en courant et se rue sur le premier marchant de jus de papaye pour se remettre de ses émotions 😉 Le plus impressionnant à Huaraz, c’est le nombre de femmes Indiennes en tenue traditionnelle, au début on les regardait une à une tellement elles sont belles, mais ici on perd la tête… Les femmes portent des tenues si colorées qu’on les ramènerait bien toutes pour animer la grisaille de rues belges en hiver.

Delphine

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J+ 185 (08/03/12) Huaraz (alt3050m) – Catac (alt3650m) 39km

Ce matin, Cédric commence sa journée tristement… il part chercher du pain pour le petit-déjeuner, et en chemin, il croise une bande de chien attroupée autour d’un autre allongé par terre… Le chien s’est visiblement fait renverser et ses compagnons poussaient de la patte et du museau pour le ramener à la vie. Sans succès bien sûr…  Mais le Pérou est le pays des chiens écrasés, nous en croisons presque tous les jours sur le bord de la route. Il y a aussi un nombre impressionnant de chiens errants en bandes, que ça soit en ville ou à la campagne. Pour nous, c’est loin d’être le pied, puisque qu’ils prennent un malin plaisir à nous aboyer dessus ou à nous courir après.

Après avoir remis en ordre nos vélos et pris un petit-déjeuner avec du bon pain chaud… nous voilà partis pour l’inconnu. Il est rare que nous ne sachions pas ce qui nous attend, que ça soit en termes de kilomètres ou de dénivelé. Grâce à Openrunner, un site où l’on peut calculer le dénivelé pour une distance donnée, nous sommes rarement dans le flou. Mais ici les routes commencent à être moins bonnes et il devient plus compliqué de calculer le trajet. La route est encore en bonne état pour le moment mais demain la piste de montagne reprend ses droits. Nous arrivons à destination juste avant qu’une pluie froide et drue ne s’abatte sur nous. Au loin, de gros nuages gris se profilaient depuis une petite heure, nous avons donc filé droit pour ne pas se faire rincer. Nous avions à l’origine prévu de loger dans notre tente, mais nous avons opté pour un endroit un peu plus chaud et sec, n’étant pas encore dans une forme olympique et de plus, les effets de l’altitude se font un peu sentir. Un bon repos est mieux quand on sait ce qui nous attend les deux prochains jours, nous devons apparemment monter jusqu’ à  4800m… Je sens qu’on va souffrir demain… l’altitude plus les efforts physiques, que du bonheur.

Pour notre souper, nous avons le plaisir de déguster une bonne soupe chaude et un bon thé en compagnie d’une jeune fille de 8 ans qui nous à posé mille et une questions… Delphine

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J+ 186(09/03/12) Catac (alt3650m) – Parc Huascaran (alt4220m) 27km

 

Nous voilà partis pour la première ascension à si haute altitude. Nous devons atteindre les  4800m et à cette altitude là, le souffle est court… Nous quittons la route principale après 7km, nous prenons donc la piste qui doit nous mener à Huanuco  200km plus loin. La piste est particulièrement mauvaise, et nous progressons très très lentement.

Après trois heures de vélo, nous n’avons fait que 18 km… Mais les paysages sont à couper le souffle, superbes, splendides, majestueux, incroyables, invraisemblables… les mots me manquent et nous sommes au cœur de la Cordillères des Andes… Elle est à la hauteur de sa réputation. Nous arrivons après 21km durement gagné le vent à l’entrée du Parc. La mauvaise piste, et le dénivelé ne nous rendent pas la tâche facile. Le garde nous propose de dormir ici mais il n’est que 14h… Nous repartons après avoir mangé du chocolat au lait et bu du coca, hum que du bon allez-vous me dire… mais le sucre était le bienvenu. Nous nous arrêtons  1h30 plus tard, un peu tôt peut-être mais nous avons perdu l’habitude de monter notre tente, de plus le vent nous pompe l’air, et de plus de gros nuages noirs pointent à l’horizon. Nous mettons tout de même une heure et demi à monter la tente, mettre tout en ordre… L’endroit que nous avons choisi est quand même fort à découvert mais nous n’avons pas beaucoup d’autres choix.

Nous sommes au milieu d’une réserve naturelle où les gens doivent s’enregistrer à l’entrée…  donc à priori plutôt sécurisé. Nous mangeons du riz à moitié cuit, le réchaud s’est coupé à mi-cuisson, par soucis d’économie d’essence nous ne le rallumons pas. Avec du thon et une banane plantain… le résultat est pas trop mauvais et une pomme pour le dessert… 😉 Nous retrouvons de meilleures habitudes alimentaires. Sauf pour le coca, on le reconnait.

Delphine

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J+ 187 (10/03/12) Parc Huascaran (alt4220m) – Parc Huascaran (alt4800m) 28km

 

Après une nuit où le sommeil ne fût pas simple à trouver, 9°c dans la tente, nous n’avons pas encore l’habitude….Nous démarrons tranquillement cette deuxième journée au milieu des majestueuses montagnes, où nous avons eu pour seule compagnie hier soir, une voiture et une femme sur son cheval … plus seuls au monde c’est difficile… Nous nous calons l’estomac avec un solide muesli agrémenté de raison secs, de pommes et de morceaux de chocolats. Je pense qu’avec tout ça on devrait tenir une bonne partie de la journée. Nous commençons par de la grimpette pure et dure… Le dénivelé s’adoucit au fur et à mesure que nous montons en altitude, malgré de grosses côtes où je suis contrainte de pousser mon vélo. Cédric doit régulièrement m’attendre, ce qui lui plombe un peu le moral, il ne se voit pas avancer alors qu’à moi chaque coup de pédale me coûte. Nous atteignons les 4800m aux alentours de 14h dans un décor de rêve, absolument incroyable (ici on comprend vraiment pourquoi on a fait tout ça)… ouf enfin, on va descendre alors maintenant. Et oui nous descendons les cheveux au vent, fier du devoir accomplit… Mais c’est se réjouir trop vite… Nous avons encore pas mal de grimpette devant nous donc nous grimpons, grimpons, grimpons… Je menace Cédric de tout plaquer tellement la fatigue se fait sentir. Ce n’est pas tellement de grimper qui me pèse, depuis le temps j’ai appris à m’habituer, mais il est plus difficile de faire avec  une très mauvaise piste et l’altitude.

Le souffle est si court, qu’à la moindre côte, mes forces s’envolent.

Cédric, lui tient le coup, j’ai beau essayer de prendre sa roue mais rien n’y fait, je ne suis pas.

Le temps, pourtant clément depuis le début, se couvre méchamment, nous avions prévu de pouvoir redescendre en altitude pour dormir, mais il est trop tard et le temps trop mauvais. Il est déjà 17h30, il fait nuit dans moins d’une heure, nous trouvons donc un endroit où planter la tente. Pas idéal, étant donné que c’est en plein vent mais c’est plat et non humide. Le vent se lève et la neige commence à tomber.

Cédric monte la tente sous la neige tant bien que mal, le sol est si dur qu’il n’est pas possible de planter les tendeurs. De grosses pierres récoltées autour feront l’affaire, tout ça sous la neige… Tandis que moi je prends le nécessaire dans nos sacoches pour passer une nuit correcte. La neige ne cesse de tomber, ce qui rend le paysage encore plus impressionnant. Nous nous emmitouflons du mieux que nous pouvons, avec une tasse de thé bien chaud, pas envie ni le courage de faire plus. Nous aurons beaucoup de mal à trouver le sommeil, la neige ne fait que tomber et le froid nous envahit. Dans la tente il fait 4°c, nous ne nous y attendions pas. L’humidité de l’air nous donne un frisson permanent. En espérant que demain matin le temps sera plus clément et plus doux.

Delphine

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J+ 188 (11/03/12) Parc Huascaran (alt4800m) – Huallanca n°2 (alt3550m) 39km

 

Au petit matin, après une nuit « gelante » où nous avons plus ou moins somnolé, la neige est toujours de la partie. Les gros nuages lourds n’ont pas l’air d’avoir envie de faire place au soleil, si bien que nous décidons de ne pas attendre et de replier au plus vite nos affaires. Au plus s’est vite dit, avec le froid et la neige, ce n’est pas une mince affaire. Cédric fait ce qu’il peut mais le moral et les forces s amenuisent.  Nous partirons sans déjeuner, nous sommes gelés et il y a trop de vent pour allumer le réchaud.  Peu après notre départ, nous croissons un indien cavalier qui nous dit que nous sommes bien dans la bonne direction et que le prochain village est dans deux kilomètres… moi qui n’ai pas voulu continuer hier, Cédric me regarde de travers. Pourtant son GPS annonce bien plus, mais l’homme insiste.

Bizarre. Evidemment deux kilomètres plus loin nous sommes toujours en train de grimper et au milieu de nul part de surcroît. Le temps ne se dégage toujours pas et malgré nos supers-couches de vêtements, nous avons froid, surtout aux mains. La douleur est assez intense, plus l’effort à fournir pour monter et descendre… pour finalement atteindre l’altitude de 4850m… Nous sommes tellement fatigués et frigorifiés que nous ne fêtons pas notre victoire. Nous filons droit sur la grand-route que le GPS prévoyait depuis plusieurs kilomètres et que nous voyons enfin.  Arrivés sur la route principale nous soufflons un peu et essayons de réchauffer nos mains, mal nous en a pris, les mains trop vite réchauffées font horriblement mal. A l’heure où j’écris ces lignes, je suis bien au chaud dans un lit avec mille couches sur moi et j’ai encore les bouts des doigts brulés par le froid. Nous avons vite rejoint Hullanca, la route n’a fait que descendre…  Nous avons pu manger une bonne soupe chaude et de bonnes pâtes.

Cela dit, la faim n’a pas du tout été un souci durant ces trois jours, nous avions bien calculé les quantités, en eau aussi mais le froid de ce dernier jours a un peu marqué nos esprits… J’ai eu très dur avec l’altitude, Cédric a surtout pris un coup en devant démonter la tente ce matin et sa matinée de vélo a été difficile également… même si au final, il s’en sort un peu mieux que moi.

Arrivés à l’hôtel de Huallanca, nous apprenons par le propriétaire qu’il y a quatre jours, un groupe de quatre cyclistes  est venu loger ici. Leur aventure n’a pas été de tout repos… le groupe s’est divisé en cours de route par inadvertance, la première partie ne voyant pas l’autre arrivé, a paniqué et est partie chercher avec la police des montagnes leurs compagnons jusqu’à 1h du matin. Voyant le paysage hostile de ces montagnes, plus la neige et le froid, nous comprenons que la nuit a dû être longue. Il leur a fallu deux jours pour récupérer… on les comprend. Certains cyclistes empruntent la route que nous avons prise au milieu de la Cordillère Blanche, au milieu de la réserve naturelle de  Huascaran, garantie de paysages majestueux mais cela à un certain prix… nous le savons maintenant.

Delphine

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J+ 189 (12/03/12) Huallanca n°2 (alt3550m) – La Union (alt3250m) 21km

 

Nous avons dormi comme des loirs, avoir un lit chaud est un luxe… Ca remet les pendules à l’heure de vivre dans le froid quelques jours… Le simple fait de dormir au chaud et sans se soucier du lendemain, quel plaisir. Le réveil est un peu dur pour moi, en m’aidant de ma pharmacie de voyageuse, je réussis à grimper sur mon vélo pour aller 21km plus loin. Ce n’est pas beaucoup mais c’est déjà ça… Nous arrivons à La Union sous une belle drache à la belge.

De nouveau, la route fût superbe, de magnifiques paysages s’offrent à nous ainsi qu’une belle route asphaltée…  On se croirait dans les Alpes mais en plus impressionnant. Nous traversons de petits hameaux où nous avons le plaisir d’avoir de grands bonjours des habitants, et de se faire appeler « gringos » par les enfants. Les chiens, eux, ont un radar à vélos. Une voiture passe ils ne régissent pas, un cheval non plus … mais nous, même du haut de la colline, ils la dévalent pour avoir le plaisir de se mettre dans nos pattes et de nous montrer leurs crocs acérés.

Delphine

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J+ 190 (13/03/12) La Union (alt3250m) – Chavinillo (alt3500m) 66 km

 

Nous entamons cette journée après une bonne nuit passée dans un hôtel un peu vétuste mais avec lits très confortables. Luxe non négligeable après les 2 dernières journées éprouvantes que nous avons passées. Nous avons décidé de couvrir les 135 km qui nous séparent de Huanuco en 2 jours. Pari, pas si fou car il semblerait que la dernière moitié du parcours descend tout le temps. Nous allons voir.

La matinée se passe sous un beau ciel bleu, dans un paysage bucolique et bien sûr toujours avec ses enfants qui nous lancent en souriant, « gringo,gringo ». Nous sommes désormais persuadés qu’ils disposent d’un radar à gringos. Souvent, nous avons l’impression que c’est toute la colline qui crie de mille voix, « gringo, gringo » tant il y a des enfants dans les champs.

Après avoir dépassé sur la route des dizaines d’ânes, des centaines de cochons, de moutons et de chèvres ,nous nous arrêtons pour prendre une petite collation, Coca pour Delphine et Inka Cola pour moi.  Et puis, tout se gâte. La pluie fait sont entrée, les petits hôtels qu’on nous avait cité, n’existent plus ou n’ont jamais existé. Il nous reste plus que le camping sous la pluie ou pousser encore un peu plus loin pour trouver un endroit sec pour dormir. Bien que Delphine ne soit pas enthousiasme à l’idée de rouler encore plus, camper sous la pluie la motive encore moins. Et pour être franc, moi non  plus. Nous voilà donc partis pour  5 heures de vélo sous une pluie qui ne nous quittera plus.  Nous pensons enfin arriver à la ville tant attendue, nous la voyons la juste devant nous, encore 500 mètres et nous y sommes.  Mais horreur, une immense gorge nous sépare de nos lits tant désirés. Nous devons encore descendre 3 km et en regrimper autant. S’en est trop. Quand nous voyons un petit mototaxi , une même idée nous traverse l’esprit. Mais faut être réaliste, un seul vélo ne rentrera…Me voila parti seul pour 3 km de plus sous la pluie.

Cédric

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J+ 191 (14/03/12) Chavinillo (alt3500m) – Huanuco (alt1900m) 73 km

 

Après une nuit d’un lourd sommeil dans un environnement un peu humide… L’humidité de « l hôtel » où nous dormons, plus celle de nos vêtements rendent l’atmosphère un peu lourde.

Nous voilà parti pour  15 km de montée pour atteindre les 3970m d’altitude. Nous passons par de petits villages très rustiques et retirés du monde. Les maisons sont faites de terre et peintes pour la plupart de messages politiques (comme un peu partout au Pérou). Les gens sont accueillants, les chiens envahissants, et les enfants hurlants… gringos évidemment… L’ascension n’est pas évidente, pour moi d’abord pour Cédric ensuite. Enfin arrivé au sommet vers 12h, nous nous couvrons bien chaudement pour amorcer notre descente de plus de 50km, une première pour nous. La route est si sinueuse qu’il nous faudra presque 3h pour arriver en bas, dans la ville au meilleur climat du monde  (dixit le panneau à l’entrée de la ville) Huanuco… Enfin. Elle s’est faite désirée cette ville, nous allons prendre une bonne douche (à 3500m, avec eau froide et salle de bain pratiquement dehors, on n’a pas eu envie d’en prendre une) … Le climat ainsi que la luminosité lorsque nous arrivons nous font penser à la Provence. La douceur du climat ici est connue dans tout le Pérou, jamais plus de 30°c, pas beaucoup de pluie et un vent sec qui rafraichit les nuits. Nous croisons des jeunes les cheveux au vent sur leur mobylette, les gens sont dehors, l’air léger… Nous sommes dans le Sud 😉

L’ambiance parait en effet plus détendue que dans les hautes montagnes d’où nous venons…  Comme quoi tout change en quelques kilomètres.  Nous profiterons de ce climat idéal pour recharger les batteries et se préparer à affronter de nouveau le froid de Cerro de Pasco, ville de cette importance le plus haute du Pérou, à  4300m.

Delphine

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J+ 192 (15/03/12) Huanuco (alt1900m)

 

L’endroit où nous avons dormi cette nuit est charmant, vielle maison ou ancien couvent, difficile de dire… mais l’hôtel est immense doté de hauts plafonds et de vieux meubles des années 50, rien n’a bougé depuis. Le vieux bois foncé et plaqué ainsi que de vielles reproductions photographiques meublent cette ambiance veillotte. Il y a quelques fois des endroits surprenants dans des villes sans charmes comme ici. A midi, nous aurons le plaisir de manger dans un restaurant tenu par des Hari Krishna … musique Krishna et le plein de légumes au programme… que du bon 😉

Delphine

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J+ 193 (16/03/12) Huanuco (alt1900m) – Cerro de Pasco (alt4330m) 120km en bus

 

Nous démarrons notre journée tranquillement puisque nous prenons le bus pour allez jusqu’ à Cerro de Pasco. Les 3500m de dénivelé positif ne nous inspirent pas trop et de plus après les grimpettes que nous avons eues ces derniers jours, on s’accorde un peu de répit.

Vers 12h nous quittons notre petite pension sympathique, direction le  terminal bus… Pour la première fois, tout se déroule dans le calme, nous pouvons placer nous même nos vélos dans les cales du bus, nous avons trois quart d’heure pour tout faire… Le paradis pour Cédric qui est toujours aussi taciturne quand il s’agit de mettre les vélos dans un bus. Nous quittons le climat doux de Huanuco pour arriver trois heures plus tard dans un froid de canard à Cerro de Pasco. Pas plus de 9°c à 16h30…. Brrrrr. Nous trouvons tous ce que nous cherchions pour lutter contre le froid, gants supplémentaires, ainsi que des collants très épais pour réussir à dormir la nuit. Ce qui fut loupé pour nous cette nuit. Pas moyen de dormir, malgré la bouillotte et le thé chaud apporté par la propriétaire du petit hôtel où nous logions. C’est la première fois que nous sommes atteints par le mal des montagnes, nous sommes passés si vite de 1900m à plus de 4000m que nous le ressentons physiquement. Cédric a l’impression d’étouffer et moi mal de ventre et de tête. Ca promet d être physique demain matin.

Delphine

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J+ 194 (17/03/12) Cerro de Pasco (alt4330m)- Junin (alt4100m) 72km

Nous avons l’habitude de nous servir du GPS pour sortir des villes… mal nous en a pris… Etant nostalgique des mauvaises routes au milieu de nulle part, nous voilà parti pour 7km dans la pampa inondée… On commence sportivement la journée, on a déjà le souffle court. Retour sur la grand-route, nous nous couvrons bien, il ne fait pas plus de 9°c à 10h et en descente, on le sent. Arrivés sur le faut plat de l’altiplano pour plus de 60km… Le vent est de la partie, ce qui rend les choses plus difficiles qu’elles ne le devraient. Le dénivelé est plutôt plat, on devrait avancer vite, ce qui est plus ou moins le cas. Nous faisons une bonne pause de midi afin de recharger notre courage pour les 40 km restant. Arrivé dans un petit village, Cédric déguste un jus de « maca », sorte de bettrave, qui a la particularité de survivre dans les conditions climatiques extrêmes (pour plus d’infos)… avec un œuf et du sucre, spécial… Après plus de 5h30 de vélo, nous voilà arrivé à Junin, petite ville au milieu de la pampa… Demain, nous changeons de nouveau de décor…

Delphine

J+ 18­­6 (16/03/12)
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J+ 195 (18/03/12) Junin (alt4100m) – Tarma (alt4100m) 66km

Après une nuit bruyante mais bien au chaud dans nos sacs de couchage dans la petite auberge que nous avons trouvé… nous repartons pour 30 km d’altiplano. J ai réussis à m’adapter  à l’altitude et à prendre la roue de Cédric… ouf, enfin je reprends des forces, il était temps. Après 20km nous voilà parti pour 15km de descente avec une route nickele, quel plaisir de ne pas être obligée de serrer les freins comme une folle…  Bien sûr quand ça descend, on monte après…. Mais bon on ne va pas râler ce n’est que 7km… Mais nos fesses se font sentir, ce qui gâche pas mal le plaisir de rouler depuis quelques jours. Arrivés à 4200m, nous avons devant nous une descente de plus de 25km pour arriver à Tarma, ville sympathique situé à 3100m. La descente est agréable, on sent la chaleur arriver, on se croirait en Toscane… Cédric aperçoit un petit resto, pause déjeuner avec le Pachamanca national, plat du dimanche, composé de différentes sortes de pommes de terre donc des patates douces, des humitas parfumées à l’anis et de la salade, ça nous change du pollo con arroz (poulet avec riz perpétuel) …

Delphine

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J+ 196(19/03/12) Tarma (alt4100m) – Huancayo (alt3250m) 93km

Ce matin, une belle côte de plus 22km nous attend. Nous devons remonter à plus de 4100m et l envie n y est pas… Nous décidons donc de nous poster à la sortie de la ville, au pied de la montée, en espérant que quelqu’un  voudra bien nous charger … Le temps passe et les pick-up se font rare, personne ne sait nous prendre, soit parce qu’ils ne vont pas très loin ou parce qu’ils n ont pas le temps de s arrêter… Quoiqu’il en soit, voilà bientôt une et demi que nous attendons, première fois que ça nous arrive… Pour finir, un taxi-break accepte de mettre les vélos dans le coffre, plus simple qu’on le pensait, et de nous déposer au dessus. Aux alentours de 12h30, nous voilà donc au sommet, le vent et le froid sont de nouveau là 😉

Nous visons comme destination Huancayo, à presque 90km de là. Nous commençons par une belle descente à travers de jolies collines colorées… Nous arrivons sur un faux plat…. Peuplé de petits villages et d’écoliers rentrant chez eux. Nous arrivons à Jauja vers 14h30, la faim nous guette de près, nous n’avons pas encore dîné. Nous nous arrêtons à la première petite gargote que nous voyons, le « Lomo saltado » fut délicieux. Il est 15h quand nous remontons sur nos vélos, encore 50km …

La route est plane, nous faisons du 20km de moyenne voire un peu plus, nous avançons bien, poussé par l’envie d’arriver avant la nuit et par de gros nuages noirs qui nous poursuivent depuis un moment… pleuvra, pleuvra pas… Il a plu mais beaucoup moins que ce que laissaient présager ces méchants nuages… sauvés. Nous passons les petits villages sur notre chemin à vive allure… malgré le nombre impressionnant de casse-vitesse… qui n’empêchent quand même pas les camions, bus et mini-bus de rouler comme des dingues.  Vers 18h, nous arrivons à Huancayo, qui est quand même une grande ville (330 000 habitants) où il faut se battre avec les taxis et les mini-bus pour se faire respecter… Cédric a même droit au traditionnel coup de la portière qui s ouvre subitement, plus de peur que de mal, mais c est un peu la jungle à cette heure ci… Faut un peu hurler et frapper la carrosserie pour pouvoir passer. Après avoir cherché un hôtel qui n existe plus, tout ça dans le noir, bin oui le soleil se couche tôt…  nous voilà enfin propre et frais mais un peu fourbu par cette drôle de journée.

Delphine

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J+ 197 (20/03/12) Huancayo (alt3250m)

Nous restons une journée afin de visiter le marché artisanal de Huancayo, réputé pour son artisanat de jolies calebasses ciselées, représentant la vie rurale du Pérou…  Nous nous préparons aussi à affronter les méchantes routes pour aller à Ayacucho 😉

Delphine

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J+ 198 (21/03/2012) Huancayo (alt3250m) – Village dans la montagne (alt2700m) 66km

Nous quittons la vivante et bruyante ville de Huancayo en direction d’Ayacucho, 250 km plus loin… Entre les deux, nous savons qu’il y 190 km de mauvaises routes… Vamos a ver. Nous commençons par nous faire charger par un pick-up 10 km après être parti…25km de montée, je sais, ça devient une habitude, mais nous devons avancer, et nous le faisons quand on perd le plus de temps, c’est-à-dire en montée 😉

Arrivés au sommet, nous dévalons la route jusqu’au village d’Izcuchaca,  là où la piste commence… La route est réellement très mauvaise, nous qui pensions faire ces 190km en deux ou trois jours, ça va être dur dur. Elle n’est faite que de poussière, nid-de-poule et pierrailles…  Après 10km, nous arrivons à un village où nous nous renseignons pour savoir si la route est comme ça tout le temps… « Oh oui » nous dit-on… Que le chemin va être long, nous prenons des renseignements auprès des habitants pour savoir comment sont les prochains villages, etc.  Nous voila entouré de 10 personnes pour nous dire où aller et nous aider.  Pour finir, un policier nous dit que le mieux est d’attendre ici, au village pour qu’ils arrêtent  un pick-up pour nous charger jusqu’à la fin de la piste. A vos ordres chef !!!….Nous attendons plus d’une heure mais rien ne passe, nous passons le temps en discutant avec les policiers, dont un qui connaît bien la Belgique et le Standard de Liège, étrange car ici, la référence européenne, c’est la Suisse…  Nous décidons donc de continuer et nous verrons bien comment ca va se passer… Il est déjà plus de 16h et nous voudrions atteindre un petit village plus loin, pour camper. Nous sommes à flanc de colline et il n’est pas possible planter la tente. Vers 16h30, un pick-up passe, notre sauveur, il va à Ayacucho, il y sera à 21h… bon pour nous. Nous embarquons donc à l’arrière avec nos vélos. Le panorama est superbe, nous avançons bien mais la route est cahoteuse et à cette allure là, l’estomac de Cédric ne résiste pas, après deux heures et 70km, il ne tient plus, est malade et demande de stopper. Nous descendons les vélos pour dormir dans ce petit village un peu au milieu de nulle part. Ok, quand je vois comme il est mal, je ne peux pas dire non… Nous plantons notre tente à la tombée de la nuit dans le village, à l’abri de la route. Nous sommes au calme, bien au chaud dans nos sacs de couchage…Cédric aura passé sa meilleure nuit de sommeil depuis longtemps… Comme quoi l’imprévu a du bon. Nous avons trouvé un endroit calme et tranquille pour dormir, que demander de plus 😉

Delphine

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J+ 199 (22/03/2012) Village dans la montagne (alt2700m) – Huanta (alt2750m) 22km de vélo

Nous démarrons tranquillement notre journée en rangeant tout notre barda… Petit-déjeuner rapide et hop nous voilà parti à l’assaut de cette terrible route.  Quand ce n’est pas les cratères qui nous empêchent de rouler, ce sont les rivières qui passent sur la route, les chaussures de Cédric s’en souviennent 😉  Nous arrivons à un autre village deux heures et 15 km plus loin seulement … On va y passer des jours si ça continue. Nous demandons si des bus partent du village, mais non rien de rien, le village est isolé. Seuls quelques petits taxis partent pour Huancayo ou Ayacucho mais pas possible avec les vélos…  Même dans ces petits villages isolés, il y a des manifestations, ici, c’est une manifestation pour le droit des femmes qui se déroulent, et même certains hommes y participent.

Nous continuons notre chemin, notre chance viendra bien à un moment 😉  La route est de mal en pire, poussiéreuse, si bien que quand un camion nous dépasse ou nous croise, nous sommes obligés de nous arrêter et attendre que la poussière retombe pour y voir quelque chose. Il commence à faire chaud, nous enlevons nos bas de pantalon, mal nous en prit, nous voilà couverts de piqûres de mouches des sables, même pas eu le temps de mettre du répulsif. Nous faisons halte pour manger un peu de pain et de la confiture que voilà une camionnette de la Croix-Rouge avec à son bord un français, qui nous dit que nous devrions voir plus de pick-up car nous sommes proche de Huanta, la ville avant Ayacucho. Aussitôt dit, Aussitôt fait, en voilà un qui pointe à l’horizon. Ni une ni deux, nous chargeons les vélos à l’arrière, et nous voilà agréablement installé dans la cabine avec nos trois bienfaiteurs. Ils habitent tous les trois à Huanta, à trois heures de route de là pour seulement 65km, bonheur les routes chez nous 😉  Nous discutons de tout et de rien, nous sympathisons si bien que nous sommes invités à passer la nuit chez eux… Ok, bonne idée…. Nous sommes merveilleusement accueillis dans leur jolie maison sur les hauteurs de Huanta, avec une vue superbe. Il y a quatre enfants, deux filles, deux garçons. Un des garçons nous donne sa chambre. Nous pouvons prendre une douche et faire sécher notre tente… Et pour le dessert nous ferons des crêpes… Cédric dit que je m’embarque encore dans une drôle d’idée mais je sais que ça fera mouche. Nous allons voir en fin d après-midi le mirador et calvaire, avec une statue d’un Christo Blanco, au-dessus de Huanta, le panorama est magnifique, avec vue sur les interminables montagnes… Nous visitons ensuite la ville ave le frère de notre hôte. Agréable soirée en perspective, à parler avec les deux garçons de 12 et 19 ans, ils sont tous très curieux de savoir comment nous vivons.  Nous mangeons une très bonne soupe typique avec du pain et une infusion d’herbes… très bonne pour la digestion. Nous disent aussi qu’ils mangent très naturel étant donné les productions locales sans pesticides.

Nous préparons ensuite nos crêpes, que la famille a semblé apprécier… Nous sommes fiers de notre dessert, moi à la préparation, « au pif » comme d’hab, de la pâte et Cédric à la cuisson. Super Bueno comme on dit ici… Le reste de la soirée, nous discutons de beaucoup de choses, et nous rigolons…. Par contre, souvent, nous ne comprenons pas ce qu’ils se disent entre eux, ils parlent tous le Quechua… Langue ancienne des Incas encore très vivante dans ce département, connu comme le plus pauvre du Pérou… Pour nous, nous n’y voyons que richesse culturelle  et de cœur… Nous sommes  heureux d’avoir osé dire oui à l’invitation. Nous passons une bonne nuit dans cette maison sereine et calme. Nous sommes entré au cœur d’une formidable famille péruvienne… encore mille fois merci à eux.

Delphine

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