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Colombie

J+125 (7/1/12) Tulia- Popayan , 45 km

Le trajet du matin s’est assez vite déroulé… à 11h00 nous étions à Popayan, dite la cuidad blanca… le centre-ville est entièrement blanc, de style colonial. Il y a un nombre incalculable d’églises, la place centrale est très jolie, avec de grands espaces ouverts. La ville est plutôt calme, nous sommes un week-end suivant un jour férié et beaucoup de commerces sont fermés. Mais comme toute ville colombienne elle regorge de vie, avec ses commerces ambulants vendant glaces, fruits et autres encas très caloriques … Nous atterrissons dans un hôtel sans grand charme mais avec un accueil qui lui l’est.  Il y a aussi beaucoup d’universités, la ville doit être bien plus vivante la semaine, en atteste les nombreux cafés sympathiques….  Ce qui a fait le charme de notre journée à Popayan, c’est la place centrale illuminée des superbes décorations de Noël, l’ambiance paisible des rues le soir et le super resto italien où nous avons été manger des pizzas, du bon vin et des légumes 😉  Entrée à la française faite de crudités, et oui, le resto est tenu par des suisses, les pizzas parfaites et le vin plutôt sympa. Une très belle soirée où nous avons été nostalgiques, le vin oblige, et où on prend vraiment conscience du charme de la vielle Europe… On y reste très attaché malgré tout. Les restos typiques latino sont très gais, pleins de vie et de gens souriants mais on reste attaché aux ambiances feutrées de nos petits restos de chez nous. Bin oui loin de tout, on énumère ce qui nous manque en Belgique et il y a plus de choses que ce qu’ on ne le pensait.

Delphine

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J+126 (8/1/12) Popayan-Rosas de Cauca , 43 km

Nous prenons le temps de nous lever ce matin, départ vers 9h30, ce qui est plutôt tard pour nous. Petit déjeuner et café dans une petite boulangerie, la seule ouverte, la ville est morte le dimanche matin… Et nous attaquons cette journée que je sens difficile pour moi, Cédric va devoir me motiver… une fois un de nous à difficile et le lendemain c’est l’inverse… Le parcours n’est pas des plus joli, le temps est gris, humeur maussade… Après 27km, dégringolade de 7km… sur une route dans un sale état, éboulements de terrain, pluie et mouvements géologiques ont eu raison de cette portion de route, sur plus de 15km … Le trafic en est ralenti et nous, nous devons être prudent pour ne pas voler dans le décor. S’en suive évidement 8km de montée, nous sommes dans la cordillère de Andes tout de même… La vue est magnifique… nous arrivons à Rosas plus tôt que je ne le pensais… Mais nous stoppons ici, la prochaine ville est loin, trop loin pour y aller aujourd hui. Nous ne savons pas s’il y a des hôtels plus loin et il n’est pas toujours facile d’avoir des renseignements clairs. Nous dormons dans un hôtel de « routiers » en dehors de la ville.

Ce week-end, c’est le carnaval des «  Blancos y Negros »… le plus gros est à Pasto près de la frontière avec l’Equateur, mais dans la plupart des petits villages, il y a aussi des chars, de la musique, de l’alcool et des gens partout se jetant de la mousse à raser ou de la farine. C’est à celui qui sera le plus blanc. Rosas n’y échappe pas, le ville est envahie de jeune et moins jeunes se lançant de la farine, pas un seul qui n’en soit pas recouvert… Ils dansent tous le merengue en plein milieu de la place du village… L’ambiance nous semble bon enfant et familiale. Les chars ne sont pas aussi beaux que ceux de Pasto que nous avons vu à la télévision mais ne sont pas si mal pour de toutes petites villes comme celles que nous avons traversées.

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J+127 (9/1/12) Rosas del Cauca-Mojarras , 86 km

Nous arrivons à mi-parcours à El Bordo… vers 11h… nous ne savons pas ce qui nous attend après, donc pause déjeuner et petit tour sur internet…. Quelle chance, le parcours, pendant 80 km se révèle plus ou moins plat. Sous une chaleur écrasante, on perd vite l’habitude, on reprend la route … La route est agréable, nous avançons bien. Petite pause dans un petit village, où limonades et pastèques nous sont offertes.  Stop à la station d’essence de Mojarras, seul endroit où dormir et manger à plusieurs km, la preuve, des bus entiers s’arrêtent pour faire la pause avec leurs passagers.  Soirée calme et paisible en perspective ponctuée de panne de courant, n’oublions pas que le soleil se couche à 18h…

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J+128 (10/1/12) Mojarras- Pasto , 125 km

5km à vélo…. le reste en divers moyen de transports….

Nous décidons de ne pas rouler les 125km jusqu’à Pasto, si possible. Nous avons envie et besoin d’avancer et le dénivelé est costaud. Nous sommes à 600m d’altitude, devons aller jusqu’à à plus de 2800m. Ce qui nous prépare à plus de 60km de montées … Nous tentons le coup après 2km, un pick-up de la police s’arrête et accepte de nous charger pour 30km… trajet ponctué de mille et une questions, de savoir combien nous gagnons, combien valent nos vélos, comment sont les policiers en Belgique et si on connait Shakira… Cédric échappe  tout ça, il est dans l’arrière du pick-up avec les vélos. Ils sont très sympas, et accueillant… Deuxième tentative, c’est une bétaillère qui nous charge.  Il roule à folle allure et j’ai du mal à rester debout pour tenir mon vélo, la route est mauvaise mais nous avons parcouru 15km en 15min, ce qui est rapide pour une route aussi escarpée, nous sommes passé de 680m à 1250m…  Et troisième tentative, qui se révèle la bonne, un bus qui s’arrête juste au restaurant où la bétaillère nous a déchargée. Il va jusqu’à à Pasto. Pas de problème pour fixer les vélos à l’arrière, Cédric a pensé acheter une corde ce matin en sachant qu’on en aurait sûrement besoin. Le reste des sacoches dans le bus, et nous voilà parti pour les 75km qui restent.  La route est superbe, nous profitons à fond des paysages…  Nous sommes donc à 12h30 à Pasto. Le bus nous dépose même à la sortie de la ville, si bien que demain matin, nôtre route est déjà toute tracée. Nous stoppons cette journée ici, nous ne visiterons pas Pasto, l’altitude se fait sentir, nos têtes vont exploser… On a voulu monter vite, faut bien payer un peu en retour 😉

En faisant stop ce matin, nous avons gagné 3 jours de vélos… bientôt l’Equateur…

Delphine

3 Commentaires

J+129 (11/1/12) Pasto- Petite auberge au milieu de nulle part… sur la panaméricaine, 47 km

Départ de Pasto… on a de la change, nous sommes presque à la sortie de la ville, déjà envahie d odeurs  pots d échappements  et de poussière à 7 heures du matin. Le petit hôtel où nous avons dormi n a pas beaucoup de charme si ce n est celui d être typique et désuet…mais comme souvent, les propriétaires rattrape cette lacune. Le quartier où nous avons logé n est pas en apparence très sûr, près de la gare routière, ça n a jamais bonne réputation… mais l hôtel est sûr, le quartier autour nous semble paisible, et lorsque nous cherchons un cyber pour poster nos commentaires, nous découvrons des petites maisons sympas… L air ne fait pas souvent la chanson, comme souvent depuis le début de notre périple. On se méfie des apparences… et on apprend à passer au delà surtout.

La journée n est que grimpette, plat, et regrimpette… nous stoppons notre journée assez tôt, nous trouvons un chouette petit endroit où dormir, au milieu de nul part, un havre de paix absolu… La maison est un petit dédale, un drôle d agencements de pièces et de court… Les propriétaires sont accueillants, ils doivent avoir la septantaine et sont charmants… Notre chambre donne sur la rivière en contrebas et la montagne. C est rudimentaire mais j adore… c est authentique. Les propriétaires se lèvent le matin sans problèmes quand nous leur disons que nous partons à 6h… près pour nous ouvrir la porte et nous souhaiter un bon voyage, voilà une journée qui commence bien…

Delphine

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J+130 (12/1/12) Petite auberge au milieu de nulle part… sur la panaméricaine- Ipiales, 40 km

Nous partons tôt car nous voulons visiter le sanctuaire de Las Lajas près d Ipiales, la ville frontière avec l Equateur. Nous avons 30km à monter, donc nous savons que la journée peut-être longue. Le dénivelé se révélera costaud mais régulier, nous avons tout de même été très heureux d arriver.. La cordillère des Andes  n’est pas tout repos… Les étapes ne sont pas longues en km mais bien pour nos jambes… c est autre chose 😉

Arrivée aux alentours de 13h, nous filons prendre une douche, et prenons un collectivo pour Las Lajas  ( collectivo, est un taxi qui ne part que quand il est complet, solution sympa et économique)… Le sanctuaire est en contre-bas, dissimulé dans les montagnes, la vue est impressionnante (voir les photos) … Depuis le 18 ème siècle, le Sanctuaire de Las Lajas est un lieu de culte et un pèlerinage situé dans le canyon formé par la rivière Guaitara. C’est le centre de pèlerinage le plus important d’Amérique du Sud. L’église néogothique est construite à cheval sur des gorges, à l’endroit même où une petite fille muette avait retrouvé par miracle la parole. Une atmosphère très calme s en dégage, la sérénité du lieu est étonnante, étant donné le monde qui y circule…

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J+131 (13/1/12) Ipiales – Ibarra (Equateur) 25 km

….et 129  en pick-up

Direction l Equateur à 3km d Ipiales, formalités Colombiennes expédiées en 3 minutes et pour l Equateur ce fut plus long, file d attente d une heure et demi plutôt cool… Nous reprenons nos vélos en direction de Tulcan, première ville Equatorienne, où se trouve un superbe cimetière d art topiaire. L’art topiaire consiste à tailler les arbres et arbustes de jardin dans un but décoratif pour former des haies, des massifs ou des sujets de formes très variées, géométriques, personnages, animaux… Les sculptures sont d inspiration précolombienne.

Nous reprenons la route, en direction d Otavalo, à 165km de là, avec bien sûr en tête d y être demain, car c est le jour du marché, le plus grand marché artisanal d Amérique Latine ; alors ça ne s rate pas. Cédric tente de faire du stop… mais les rares personnes qui s arrêtent ne vont que quelques km plus loin. Après une heure de montée, je perds espoir et dis à Cédric que ça n est pas grave,qu on perd notre temps… Mais vous connaissez Cédric, il ne cède pas facilement, m ayant promis qu on serait à Otavalo pour le marché, il s entête… contre ma volonté, mais je le laisse faire après tout, il a peut être raison. Au environ de 14h30, il stoppe un pick-up, qui lui va jusqu’ à Ibarra, à 20km seulement de Otavalo… Nous voilà partis pour 2h30 de voyage à travers de superbes paysages, passant des vaste vallées verdoyantes à des décors plus arides…  est étrange de faire ces km si vite, on ne perçoit pas les paysages de la même manière… c est moins vivant mais tout aussi beau.

Notre chauffeur nous dépose comme des fleurs à l entrée de la ville, ça ne lui pose pas problème de faire le taxi, il charge au passage quatre autres personnes habituées… il travail à Tulcan et vit à Ibarra, en fin de semaine en rentrant chez lui, il charge des amis à lui…. belle solidarité typique des pays latins…   Notre petit Cédric est fier d avoir tenu sa promesse… quel homme tout de même…

Nous voilà donc à Ibarra, à nous Otavalo demain, mais nous irons en bus et sans les vélos, pour profiter un maximum de cette journée qui s annonce riche de couleurs et de découvertes

Delphine

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