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Argentine

J+ 285 (16/06/2012) Bella Vista – Saladas 60 km

 

Ce matin, le temps a changé… Bonne pluie à notre réveil et ciel couvert. Le vent souffle fort et vient du sud, ce qui refroidit tout. L’endroit qui nous a paru un paradis hier, perd de son charme sous la grisaille… Donc, on part ce matin même si on est un peu en retard. Nous disons adieu aux allemands rencontrés hier et enfourchons nos vélos à l’attaque du vent. Les premiers 20kms sont assez faciles et ensuite le vent reprend ses droits et nous complique un peu la vie les 30km suivants. Nous dinons dans une station-service qu’il est déjà 15h. Nous décidons de nous rendre à Saladas, la ville plus loin, pour aller à l’hôtel. Cédric est tracassé depuis une semaine par son disque dur et les photos que nous ne récupérons pas du Panama. Avoir accès à internet plusieurs heures lui permettra peut-être de trouver une solution. Et puis, avec ce temps et cette humidité, on a envie d’être dans un lit chaud. Nous trouvons un petit hôtel acceptable et Cédric, après plusieurs heures, réussit enfin à récupérer les photos. Plus d’une centaine de photos étaient introuvables ainsi que tous les autres fichiers présents. OUF… Cédric dormira bien cette nuit 😉

Delphine 

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J+ 286 (17/06/2012) Saladas – Santa Rosa 60 km

 

Nous avons décidé ce matin, de faire su stop…. Première fois en Argentine, nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous nous postons à la sortie de la ville. Nous sommes dimanche, donc moins de trafic… on choisi pas toujours. Nous voudrions avancer un peu plus vite, histoire de prendre le temps pour la suite qui sera un peu plus passionnante. Nous aimerions passer deux jours dans une estancia…. Une grande ferme, où l’on peut découvrir les marécages environnants, voir des animaux et tout et tout. Le temps commence à nous être compté, nous devons faire des choix. Après plus d’une heure, pas un pick-up ne s’est arrêté. Nous décidons de rouler et de faire du stop en même temps. Les rares pick-up qui nous dépassent accélèrent en nous voyant… ou nous ignorent tout simplement. Nous ne comprenons pas, c’est la première fois que c’est si compliqué. Tant pis nous continuons jusqu’à la prochaine ville, Santa Rosa, où nous aviserons…. Arrivés en ville, nous nous renseignons sur le bus qui se rend dans la ville prochaine à 60km… mais c’est dans plus de deux heures. Ok, on va attendre au petit bar un peu plus loin… Il fait gris, humide, nous frissonnons… Dans deux heures, le bus, c est-à-dire pas avant 19h, plus une heure pour se rendre à la ville. Où nous devrons chercher un endroit pour planter la tente… Pfffffffffff. Il y a un hôtel pas loin du bar, Cédric se renseigne et décidons de dormir ici… avec ce triste ciel, nous avons juste envie d’une chose… prendre une douche et être au chaud. Tant pis pour les kms manqués, nous verrons demain. Après tout, il ne nous reste que quelques jours, autant que ça ne devienne pas pénible  😉 De plus, l’hôtel, pour une fois est vraiment sympa avec une vraie douche chaude.

Depuis quelques jours nous subissons un peu les caprices du temps, nous sommes en hiver. Lorsque le ciel est bleu, c’est le vent que reprend ses droits … Puis la chaleur a fait son entrée du jour au lendemain, passant de 10°c à 30°c…. Nous nous habituons à ce retour du beau temps que la pluie et le vent du sud viennent de nouveau nous titiller les bouts des doigts… On perd un peu la boussole, serions-nous en Belgique ?? Et non, bien en Argentine, mais avec tous ces microclimats, pas étonnant. Mais bon, nous gardons le sourire 😉  Fin quand il pleut, un peu moins …

Delphine

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J+ 287 (18/06/2012) Santa Rosa – Loreto 65 km et 40 km en bus

 

La grisaille est toujours au rendez-vous lorsque nous partons, de bonne heure ce matin. Nous avons comme objectif le petit village de Loreto, 107km plus loin. Nous savons q’ à 9h passe un bus à Santa Rosa pour se rendre à San Miguel, 60km plus loin. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’il voudra bien de nous ni qu’il y aura de la place pour les vélos Nous ne prenons pas le risque d’être en retard, nous partons qu’il est à peine 8h. On stoppera le bus en chemin, et s’il veut bien de nous tant mieux. Vers 9h30, nous nous arrêtons à un arrêt de bus et demandons confirmation pour l’horaire. Bin le voilà justement. Ni une ni deux, les vélos sont dans le petit coffre et ¾ d heure plus tard nous sommes à San Miguel, 40 km plus loin. Nous prenons un café dans une petite station-essence tenue par des Allemands. Ils sonnent même pour nous à l’estancia où nous désirons aller pour prévenir de notre venue. Leur fils est en Europe actuellement, en Espagne et fait un voyage en vélo également. Ils nous offrent café et tarte… nous sommes gâtés 😉 Nous reprenons notre chemin en direction de Loreto, que nous atteignons en milieu d’après-midi. Etant donné que nous avons le vent dans le dos, nous avons une bonne moyenne, de plus la route est plutôt jolie. Comme toujours, il fait froid et humide, nous décidons de chercher un petit hôtel pour passer la fin de journée au chaud. Nous tombons sur un charmant endroit, près de la place, toute aussi jolie et nous passons une agréable après-midi. Pour le soir, nous nous offrons des empanadas, que nous aimons toujours autant. Loreto est un mignon petit village tranquille, où il fait bon vivre.  La place est remplie d’orangers, on entend juste le piaillement des oiseaux, le chant des coqs qui hurlent à toute heure du jour et de la nuit et les rares voitures qui passent sur la place. Comme dans tout village argentin que se respecte, la vie reprend qu’il fait nuit. Les gens discutent aux coins des rues sur leurs motos, nous saluant toujours, au d’un regard surpris.

Delphine

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J+ 288 (19/06/2012) Loreto – Estancia San Juan Poriahu 17km

 

Nous n’avons que 17 km à parcourir ce matin jusqu’à l’estancia San Juan Poriahu, où nous allons passer la journée et une nuit. Les 12 premiers kms jusqu’à l’entrée du chemin sont vite faits par contre les 5 derniers sont moins confortables étant donné la mauvaise piste et le sable. Vers 10h, nous sommes à l’estancia. L’endroit est superbe, immense et authentique. On nous installe dans une très jolie chambre avec salle de bain gigantesque. La maison où nous logeons, il y a six dans le domaine, est pleine de charme et est merveilleusement décorée. On se bien près du feu qui crépite doucement dans la cheminée. Nous dînons simplement aux alentours de midi pour filer ensuite dans les si fameux Esteros del  Ibera, marécage géant regroupant une incroyable faune et flore. On y retrouve caïmans, carpinchos (le rongeur le plus gros au monde), loutre, cerfs, nandou (petite autruche), des anacondas et une flopée d’oiseaux de toutes sortes. Le décor nous fait fort penser aux fagnes, la faune exotique et les lagunes en plus. Nous voyons un nombre incalculable de caïmans, petits et grands, un, âgé plus ou mois de 60 ans. Ils ne bougent presque pas, on dirait des statues et ont une respiration lente et bruyante. Pas d anaconda à l’horizon, le soleil n’a pas fait de sortie, les animaux restent cachés. J ai l’honneur de tenir un bébé caïman dans mes mains, que notre guide a été chercher dans les hautes herbes. La lagune est parsemée d’ilots de plantes flottants qui naviguent tranquillement sur l’eau calme de ces magnifiques marécages. Cédric est aux anges et ne cesse de prendre des photos. Nous avons les caïmans et oiseaux sous toutes les coutures. Les carpinchos sont nos animaux favoris, sorte de gros rongeur ressemblant un peu à une marmotte. Ils sont comiques, n’ont pas peur des voitures, ce qui nous permet de les voir de près. Nous rentrons pour le goûter à l’estancia, le soleil décline déjà, ce qui donne un charme encore plus intimiste et cosy. Nous rencontrons le propriétaire des lieux, qui nous emmène dans la nuit voir les cerfs. Il en a vu plusieurs autour du domaine en rentrant des Esteros. Nous en voyons trois ensemble, ce qui est très rare nous explique t-il. D’autres, plus solitaire se baladent proche du chemin. Voir autant de cerfs en liberté en si peu de temps nous émerveille. Nous rentrons à l’estancia, où le propriétaire nous fait voir un documentaire sur les Esteros. Nous prenons le souper en sa compagnie. Il prend congé en nous proposant de voir un film, Noroeste. Un film argentin tourné il y a quelques années avec Carole Bouquet et filmé en partie dans l’estancia, qui est une des plus ancienne d’Argentine, construite par les Jésuites.  Nous regardons le début, la qualité d’image est tellement mauvaise sur la télé que nous décidons de le regarder en rentrant. Ce qui est comique, c’est que nous dormons dans la chambre où les prises de vues ont été faites.  L’électricité du domaine fonctionne grâce à un gros groupe électrogène, mais les coupures sont fréquentes. Nous passons une nuit reposante à la chaleur et lueur d’un bon feu de bois.

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J+ 289 (20/06/2012) Estancia San Juan Poriahu – Ituzaingo – Posadas 81 km en vélo et 86 km en bus

 

Nous nous réveillons avec le chant des oiseaux dehors… ils ne chantent pas pour le soleil mais peut-être pour couvrir les hurlements des singes qui peuplent les arbres du parc. Nous prenons un petit-déjeuner frugal, dont nous sommes plutôt déçus… mais ça n’enlève rien au charme du lieu. La route asphaltée est vite atteinte, nous avons encore 18km jusqu’à l’embranchement de la route nationale 12 que nous redoutons tant. Route étroite et sans bande d’arrêt d’urgences avec moult camion qui n’ont pas envie ralentir pour nous faire de la place. Nous aimerions nous faire charger en stop afin d’éviter de rouler sur cette route. A peine arrivés au carrefour qu’on sent bien que ça ne va pas être simple. Jour férié et grève des camionneurs oblige, il n’y a pas beaucoup de passage. Bon bin, tant mieux ou tant pis, nous allons les faire ces 50km jusqu’à la prochaine ville et de la nous aviserons pour la suite, en sachant que demain, ça sera bien plus fréquenté. Vers 16h, nous sommes à l’entrée d’Ituzaingo, d’où nous pourrons prendre un bus demain. Nous allons au terminal, pour prendre les billets. Un bus par pour Posada dans 20min… ok on le prend. On arrivera dans une grande ville vers 19h, la nuit mais maintenant on commence à gérer… La mise des vélos dans le bus est un peu folklo, le chauffeur est un peu nerveux, peur d’être en retard et nous fait pousser les vélos n’importe comment. Arrivés à Posada, nous remarquons qu’un rayon du vélo de Cédric est cassé… pas étonnant, avec la douceur dont ils font preuve pour les mettre ou les reprendre… le temps, c’est de l’argent, alors faut aller vite. Bienvenue dans les pays modernes… Petit bricolage de fortune, nous verrons ça demain, et nous filons à l’auberge que nous avons repérée dans notre guide. Une demi-heure plus tard, nous arrivons en sueur, merci les côtes, dans un charmant petit endroit surplombant le fleuve Paraná. A peine nos sacoches déposées que nous rencontrons un couple de français en route depuis 2 mois et ayant encore au moins 8 mois de voyage. Le courant passe bien, nous passons la soirée à discuter avec Léa et Johan. Il doit être trois heures du matin quand nous nous faufilons dans nos sacs.

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J+ 290 (21/06/2012) Posadas

 

Lever très tard pour nous, tranquille… Nous mangeons du bon pain et de sympathiques croissants de la petite boulangerie du coin, ça change de ce que nous avons goûté jusqu’à présent. Nous passons la matinée en compagnie de Léa et Johan, nous parlons beaucoup de nos voyages respectifs, Léa s’est cassée la jambe, un moins à peine après leur départ. Elle se rétabli bien… je sais combien s’est stressant et handicapant de se blesser si loin de chez soi et Cédric comprend bien la charge de boulot que c’est en plus également. 😉 Il est déjà  midi quand nous nous mettons en mouvement. Direction la douane pour être sûrs qu’il y ait bien une douane entre Puerto Triunfo(Paraguay) et Puerto Rico (Argentine) où nous voulons nous rendre demain. Nous devons aussi réparer la roue, le matos que nous avons ne convient pas et acheter des clés USB pour compenser le manque de place du PC, étant donné que le disque dur à rendu l’âme… mais tout ça sera pour fin de journée étant donné que tout est fermé jusqu’à 17h… Tout ça réglé, nous faisons les courses pour un bon repas à quatre ce soir. Au menu, pates fraiche (faites à la boulangerie tout près) au roquefort, sauce aux légumes (ce qui nous manque en ce moment), mignardises au dulce de leche et bières………. Belges. Nous avons déniché un endroit où l’on trouve de la Duvel, Pécheresse, Leffe, Hoegaarden …. Et de la Guiness. Cédric est au ange et le repas est excellent , les pâtes absolument délicieuses. Merci aux chefs cuisiniers, nous sommes en compagnie de fins gourmets et connaisseurs. Le père de Johan et son frère sont boulanger-pâtissiers et le frère de Léa est pâtissier. De bons en plus…. Troisième au concours jeune pâtissiers de France, respect… Nous passons une chouette soirée  et nous auront beaucoup de mal à les quitter demain… c’est sûr. 

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J+ 293 (24/06/2012) Capitain Meza – Puerto Triunfo 54 km

 

Et oui, nous y sommes, notre dernier jour officiel de vélo est arrivé… et nous sommes tout de même contents.  Nous allons dire adieu à nos journées de vélo, fatigantes et épuisantes mais tellement enrichissantes. On se rend bien compte qu’on n’aurait pas vécu tout ça sans eux…. Ils ont mis nos nerfs à rude épreuve et nos mollets aussi 😉

Nous avons un peu le cœur serré mais nous sommes heureux de profiter de ses derniers jours d’une autre manière aussi.

Les paraguayens nous semblent chaleureux et curieux, plusieurs se mettent à notre hauteur et ralentissent pour nous observer. Ils sont curieux de savoir d’où on vient, quelle langue nous parlons, combien de kilomètres on a fait… Nous discutons avec un suisse mais né ici, il y a pas mal de champs ici et vit dans la ville où nous devons nous rendre pour prendre notre bateau pour retourner en Argentine. Il parle évidement l’allemand mais aussi l’espagnol et le guarani. Il y a énormément d’allemands ici, beaucoup de communautés européennes, belges, suisses, autrichienness… au point de créer une marque agricole, Colonias Unidas…. Quelques kilomètres plus loin nous rencontrons d’autres suisses qui tiennent une station d’essence un peu plus loin et nous proposent de nous y arrêter. Nous sommes invités à manger … on ne peut pas refuser, quelle belle manière de finir ce voyage à vélo. Leur accueil est chaleureux, nous mangerons la meilleure viande depuis un bon moment. Tout est fait maison et élevé et cultivé dans les champs et dans le potager tout proche. Beaucoup d’arbres fruitiers poussent dans le jardin, pomelos, mandarines, fruits de la passion et citrons de toutes sortes… Nous repartons avec cinq kilos de pomelos, du sucre de canne solide et plein d’encouragements. Ils nous ont promis de nous apprendre le guarani si on revient un jour 😉  Ils sont suisses ou de souches mais savent parler allemand, espagnol et guarani… Ils sont d’une bonne humeur incroyable. Ils nous ont demandé de promouvoir le Paraguay sur notre site.

Nous cherchons toujours le slogan…. Mais il est vrai que le peu de temps que nous y serons restés, les gens nous auront paru incroyablement gentils et serviables. Le paysage est verdoyant, et assez varié… et le terre est rouge, ce qui donne tout l’exotisme. Nous regrettons de ne pas en avoir découvert d’avantage, pour une autre fois.

Nous quittons nos nouvelles rencontres pour nous rendre à Puerto Triunfo afin de prendre notre bateau… La route est ondulée, contrairement à ce qui nous a été dit et en pierre… Après 6 km, Cédric commence à se poser des questions, la route ne bifurque pas en direction du fleuve et on n’arrête pas de monter … bizarre, moi je continue tout droit sans me poser de questions, la route est si pénible que j’ai le cerveau ramolli. On a bien loupé un carrefour cinq kilomètres avant. Demi-tour avec les pieds de plomb, c’est reparti pour les montées. Nous arrivons enfin au port en fin de journée, mais le bateau ça sera pour demain matin. Journée bien remplie et fatigante mais c’était la dernière, on s’en souviendra, sur 10 mois de voyage, c’est seulement la deuxième fois que nous devons rebrousser chemin comme ça, et toujours lorsqu’ il y a des côtes…

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J+ 297 à 298 (28/06/2012) Puerto Triunfo – Puerto Rico 7 km

 

Nous parcourons jusqu’au port nos presque derniers kilomètres… formalités de douanes faites, nous attendons notre « balsa » pour nous rendre de l’autre côté du fleuve, en Argentine, à Puerto Rico. Arrivé en Argentine, nous ressentons de suite la différence, tout y plus propret que de l’autre côté, même si le Paraguay ne nous a pas paru si pauvre que ça… pourtant il l’est, 18 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Mais dans le sud du Paraguay, beaucoup d’Allemands et Européens y vivent, ce qui favorise en grande partie l’économie locale.

Nous traversons la petite ville, très charmante pour nous rendre chez les Belges… un peu de notre pays si loin de vous tous, c’est très tentant…  Nous sommes très bien accueilli par Léo et Sabine et leur mini bout adorable, Félix.

Nous passons quelques jours en leur compagnie, à découvrir la vie en Argentine et à essayer de comprendre un peu les rouages de cet étrange pays.

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J+ 298 au 303 (29/06 au 04/07/2012) Puerto Rico – Puerto Iguazu

 

Vendredi matin, nous quittons l’agréable maison de Sabine et Léo pour nous rendre quelques jours à Puerto Iguazu… Nous allons enfin voir les si belles et merveilleuses chutes de l’Iguazu…

Nous arrivons dans la petite ville de Puerto Iguazu en cour d’après-midi, nous nous rendons dans une petite auberge recommandée par Léa et Johan, les français rencontrés à Posada. Nous nous y sentons de suite chez nous, c’est sympa, tranquille et les propriétaires sont adorables.

Le lendemain, nous partons à la découverte d’un petit endroit touristique centré sur les diverses sortes de bois rencontrés dans la forêt subtropicale comme ici. Il y a des arbres centenaires voire millénaires. Une construction imposante présente pas mal d’essence de bois différents.

Nous poursuivons ensuite à la découverte de la « casa de las botellas », maisons qui sont construites en bouteilles en plastique ou tretra brick. Le but est de construire des habitats en matériaux de récupération, ainsi que divers objets. La visite est très instructive et le propriétaire très ingénieux.

Ensuite, nous visitons un petit zoo, refuge pour animaux blessés, abandonnés, maltraités…  Nous parcourons le site en compagnie d’une biologiste qui nous explique les programmes de réinsertion, pourquoi les animaux sont là, quelles sont les caractéristiques de telles ou telles espèces de toucans ou singes… la visite est très intéressante, nous voyons de près des singes, toucans et toutes sortes de rapaces.

Le lendemain, direction les chutes du côté brésilien, où l’on a une bonne vue d’ensemble du site. C’est merveilleux, impressionnant et magique. Mais le côté très cadré et touristique enlève un peu de mystère à l’ensemble…  Nous nous réjouissons de voir le côté argentin pour vivre mieux ces si belles chutes. Nous aurons le loisir d’observer les coatis, petit animal à priori sympa mais devenant très agressif en mangeant. Ce n’est pas rare que certains touristes un peu sots, se risquent à donner à manger aux coatis se retrouvent à l’infirmerie pour cause d’attaque de coati…

Lundi, nous nous rendons à Foz do Iguaçu, ville du côté brésilien, pour faire quelques petits achats. La ville ne nous passionne pas très fort, nous sommes vite rentrés dans la tranquille Puerto Iguazu en Argentine.

Nous avons aussi retrouvé deux autres cyclos-voyageurs pour quelques jours, Angélique et Rémy, rencontrés au Chili puis en Argentine. Nous passons la soirée ensemble et demain nous irons voir les chutes en Argentine en leur compagnie.

Le côté Argentin est encore plus impressionnant que le côté brésilien. Du Brésil, on voit très bien les chutes dans leur ensemble mais il est presque impossible de s’en approcher, du côté argentin, nous sommes tout près, on vit les chutes, et nous finissons trempés 😉  De plus, pour y accéder, nous devons parcourir des sentiers dans la forêt, ce qui est plus charmant que le bêton. Nous sommes entourés de papillons et les arc-en-ciel sont tous plus beaux les uns que les autres. Seule ombre au tableau, le monde… et oui, c est beau donc touristique… et commercial. Milieu d après-midi, nous repartons vers la ville, le monde aura raison de nous.

Nous essayons de nous mettre dans la peau des Indiens vivant ici, il y a longtemps, qui avaient cette nature vierge offerte à eux… sans tous ces blancs envahissants… et de voir tout ce monde maintenant, et nous nous incluons dedans, ça change la donne.

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J+ 304 au 306 (05 au 07/07/2012) Puerto Rico

Ce matin, nous repartons pour Puerto Rico, où nous resterons jusqu’au huit juillet pour prendre notre bus pour Buenos Aires. Lorsque nous arrivons chez Sabine et Léo, la pluie fait rage et les températures ont chutés par rapport aux autres jours passés à Iguazu. La Belgique approche, on le sent 😉

Nous devons emballer nos vélos…  nous trouvons des cartons assez facilement, et nous passons l’après-midi à les emballer sans trop de difficultés.

Nous profitons de ces derniers jours dans la campagne argentine avant de s’engouffrer dans la pollution de la capitale… Nous visitons avec Léo, une boucherie typiquement argentine et pas vraiment aux normes européennes… mais plus frais, c’est difficile de trouver 😉

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J+ 307 au 304 (08 au 15/07/2012) Puerto Rico – Buenos Aires – Belgique… et oui

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Nous sommes dimanche et nous quittons Puerto Rico, Léo et Sabine… l’Argentine va nous manquer, sa nature aussi. Mais nous mettons cap sur Buenos Aires, où Rodolphe, un ami Français de Léo et Sabine nous attend. Après un trajet de 15 heures de bus de nuit, nous découvrons l’immense capitale. Rodolphe nous y attend, sans nos vélos, qui arriveront au terminal de bus seulement demain. Nous sommes lundi 9 juillet, fête nationale et jour férié, la ville est calme… Nous nous réjouissons de voir l’effervescence de demain. Contrairement à chez nous les jours fériés, les commerces sont tous ouverts en fin d’après-midi, la vie reprend le soir comme partout en Argentine. L’appartement de Rodolphe est dans un sympathique quartier de la ville, nous sommes proche de la grande avenue Corrientes, où il y a un nombre incalculable de librairies, de petits cafés sympas très européens, de petits théâtres… la vie culturelle de Buenos Aires est plutôt turbulente 😉  Nous avons prévu aussi d’aller voir un spectacle de tango le dernier soir de notre voyage. Pour les autres jours, ça sera balade en ville, et musées. Nous ne nous rendons pas dans la Boca, quartier le plus touristique de la ville, trop eurodisney 😉  Nous écoutons les conseils avisés de Rodolphe qui vit depuis presque 20 ans en Argentine. Nous visitons un musée des Beaux-Arts, un autre d’anthropologie, spécialisé dans les différentes cultures latino-américaines, un autre d’art moderne… La ville est jolie et plus « calme » que ce que nous l’aurions cru.

Nous passons de chouettes soirées en compagnie de Rodolphe, qui nous fait beaucoup rire avec son humour imparable et ses histoires passionnantes sur l’Argentine.

Nous prenons notre avion ce samedi  14 juillet, et nous avons le cœur serré, nous ne réalisons pas bien que la fin approche, que nos habitudes vont de nouveau  être chamboulées, nos codes boulversés… Nous sommes heureux de rentrer mais tristes aussi de quitter ces pays où nous nous sommes finalement sentis chez nous.

Nous nous rendons à un spectacle de tango pour notre dernier soir sur le continent américain. C’est superbe, sans autre mot pour le dire… ou plutôt bluffant par la technique et impressionnant par la mise en scène. Nous ne sommes pas des critiques avertis… nous sommes peut-être trop bon public   😉

Buenos Aires, j’en ai rêvé longtemps, j’en garderais un petit goût de trop peu… tant mieux, je reviendrais, j’en suis sûre… L’Argentine, avec la Colombie seront nos coups de cœur absolus, ainsi que le Honduras… Nous avons adoré les gens pour les deux premiers et l’authenticité pour le dernier.

Une page se tourne ce 15 juillet 2012 lorsque nous atterrissons à l’aéroport de Zaventem vers 14h… Nous quittons notre vie un peu bohème pour revenir dans la réalité de notre bonne Belgique.

Heureux, nous le sommes, de retrouver nos proches, de vous retrouver tous… mais nous avons encore tant de choses à découvrir… Une seule chose est certaine, nous sommes sortis de notre bocal, nous l’avons brisé même, tant nos repères ont été chamboulés, nos certitudes bousculées et nos envies plus que modifiées… Le but de notre voyage était de nous confronter à la réalité d’autres habitants de notre grande planète, de rencontrer aussi d’autres voyageurs, nous sommes contents de pourvoir dire que nos objectifs sont plus qu’atteints…

Merci mille fois à nos familles, nos amis et proches pour leur soutient, d’avoir cru en nous et de leurs encouragements.

Merci aussi à tous les voyageurs que nous avons rencontrés, pour les chouettes moments partagés et les soirées interminables.  Aux autres cyclo-voyageurs qui sont toujours en route ou rentrés au bercail, merci pour toutes les anecdotes échangées… quelle grande communauté.

Merci à Lucho, de la casa de ciclista de Trujillo au Pérou pour son merveilleux acceuil…

Merci à Léo et Sabine, les belges d’Argentine pour leur hospitalité sans bornes et leur gentillesse … un petit bisou particulier à leur mini-bout Félix.

Merci à mon adorable tante, Anne-Marie pour son acceuil à San José… nous avons passé une formidable semaine…

Merci aussi à toutes les personnes avec qui nous avons partagé le maté, discuté au bord de la route, échangé des bons plans et des idées…

Merci à tous les « Latinos » de nous avoir offert l’hospitalité comme à des amis, de nous avoir aidés… merci pour tous ces fabuleux sourires et toutes leurs bénédictions.

Merci à notre bonne étoile… d’avoir fait de ce voyage, une fabuleuse expérience…

Et, un immense merci à mon adorable petit mari 😉 pour ce voyage, d’avoir osé nous entraîner dans l’inconnu, d’avoir été le roc de notre aventure… Bien sûr, sans lui, je ne serais peut-être jamais sortie de mon bocal 😉

Delphine

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