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Argentine

Argentine

 

Capitale :
Buenos Aires
Langue :
Espagnol
Monnaie :
Peso
Nombre de Km prévu :
6000(avec le chili*)
Nombre de Km réalisé :
1904 (45 Jours)

 

Photos

 

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Trajet


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J+ 248 et 249 (10 au 11/05/2012) San Pedro Atacama au Chili (alt2400m) – Purmamarca en Argentine (alt2150m)

Nous démarrons lentement ce matin pour quitter Atacama qui nous a tant plu… petit village tranquille et ensoleillé que nous avons adoré. Notre bus est à 9h30, le temps de préparer nos vélos, et nous sommes au terminal de bus… à attendre notre bus, bin oui faut bien, qui aura une heure de retard. Nous mettons tant bien que mal nos vélos dans la soute, en effet nous comprenons qu’il est impossible de prendre les vélos lors de la pleine saison, il y a très peu de place… A peine parti, arrêt à la douane. Ensuite s’en suivent 160km jusqu’ à la douane pour l’Argentine. Nous traversons de merveilleux paysages mais sommes contents de ne pas monter tout ça à vélo 😉 Arrivés au poste frontière on nous fait signe de sortir vélos et sacoches… c’est une blague… Non pas possible de défaire tout puis aller jusqu’ au guichet avec les sacoches et tout le bazar… quand je dis au douanier que si on doit tout enlever, on a en a pour une heure…. Ok pas de soucis, pas besoin. Bon, ok… Cédric aura droit à un fouillage des sacs, fruits confisqués… et avertissement, oups… Nous arrivons à Purmamarca, petit village de 600 âmes vers 18h30… cherchons un hôtel et tombons sur Angélique et Rémy, le couple de cyclos franco-belges en vélos couchés. Le monde est petit… ils partagent un verre avec Isabelle et Philippe couple de belges également en voyage pour trois semaines en Argentine. Nous dinons tous ensembles dans un petit resto plus que calme mais sympa, nous dégustons un bon vin blanc de Cafayatte.  Merci à leur quatre pour cette agréable soirée entre « Belches »… Ca nous manque fort… mais bon, frites, mayo et bière au menu 😉

Nous restons dans le village, répute pour son marché aux ponchos trèèèèèèèèèèèèèès touristique et sa jolie balade… Journée cool en perspective… Mais nous avons hâte de reprendre nos vélos et de quitter ces petits villages charmants mais un peu trop touristes.

Delphine

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J+ 250 (12/05/2012) Purmamarca (alt2150m)- San Salvador de Jujuy (alt1250m) 69km

Nous quittons notre dortoir sympathique du petit village très touristique mais coloré de Purmamarca. Nous disons au revoir au sympathique couple de français rencontré hier soir… et montons sur nos vélos après plus de 10 jours sans sport. Heureusement, nous avons plus de descentes que de montées aujourd’hui, ce qui fait que nous avançons bien. Le temps est frais et couvert mais il fait agréable de rouler. Les couleurs sont belles, les montagnes nous entourent mais notre route est plutôt plane. Nous dégringolons tout de même de 900m… Nous croisons deux allemands et un néo-zélandais en vélo aussi. Ils nous donnent généreusement leurs cartes de l’Argentine. Le temps se couvre et une fine pluie comme chez nous, nous rappelle que nous sommes en hiver ici… Arrivé à Jujuy nous tombons sur une grande surface… on en profite pour faire quelques courses… le niveau de vie est vraiment beaucoup plus élevé ici… prix dans les grandes surfaces, nombre de voitures… des Peugeot, Renault, Citroën… le changement est radical. Les maisons sont jolies et entourées de pelouse. La ville est moderne mais garde son cachet latino avec ses petits hôtels rudimentaires et son marché chaotique… Nous découvrons aussi un autre mode de vie. Nous sommes samedi et les rues sont vides. Les magasins ferment une bonne partie de l’après-midi pour rouvrir en fin de journée jusqu’ à 21h… Nous écrivons d’un café et observons les rues qui se remplissent doucement. La vie reprend le soir ici… alors qu’en Bolivie tout s’endort…

Delphine

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J+ 251 (13/05/2012) San Salvador de Jujuy – La Caldera 76km

Après n’avoir presque pas fermé l’œil d la nuit…. Vacarme incessant dans le petit hôtel où nous logeons. Le choc pour nous est dur 😉 surtout quand on vient de la Bolivie. Les nuits dans des « hostals » coutent environs 3 à 4 plus cher. Et oui, retrouver les mêmes habitudes que chez nous à un prix… Nous camperons un peu plus désormais, surtout que pratiquement toutes les villes ont un camping… ça sera surtout plus calme. Notre route n’est pas très empruntée, interdite aux bus, camions… nous avons le privilège d’être à vélo et d’admirer de superbes paysages. La route est étroite et bordée de verdures, de jolies maisons et de petits monuments à la mémoire du Gauchito Gil  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchito_Gil).

La forêt est un mélange étrange d’arbres, à la fois tropicaux et à la fois, un peu comme chez nous. Les arbres perdent leurs feuilles ou ont de jolies couleurs automnales. La température est idéale, plus ou moins 20°c. Nous cuisinons de délicieuses pâtes aux œufs, sauce tomate, carotte et coriandre… notre bonne huile d’olive fera toute la différence. En finissant notre repas, nous croisons un couple de cyclos allemands. Ils sont super équipés et roulent bien plus que nous… objectif, toujours trouver un hôtel pour ne pas devoir à replier la tente le lendemain… on les comprend, ce n’est pas toujours passionnant de devoir replier le bazar tous les matins, on en a souvent pour une bonne heure et demi avec le petit-déjeuner. Ils doivent être à Quito dans 5 semaines, on leur souhaite bon courage… presque 5000km.

Nous avons ensuite 15km de côte… on s’attendait à avoir dur mais non, ça passe tout seul. Etonnant, ça doit être le changement d’altitude. On prend conscience qu’on a eu vraiment dur en altitude, le changement ici est radical. Nous dormons dans un sympathique camping, où nous avons même eau chaude et électricité. Petite soirée film dans notre tente alors 😉 c’est bien la première fois.

Delphine

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J+ 252 (14/05/2012) La Caldera – Salta 35km

 

Réveil à la cool ce matin, nous n’avons pas beaucoup de kms à faire, Salta n’étant qu’à 30km et la route qui nous attend est plane ou presque. Réveil et déjeuner entourés de chiens… il y en a un peu partout et ils veillent sur nous la nuit. L’air est doux, pas plus de 10°c mais le soleil pointe le bout de son nez et annonce une journée agréable. La route est toujours aussi jolie, les maisons sont mignonnes… plus on avance, plus on a du mal à réaliser où nous sommes. C’est tellement beau, agréable et vert 😉 Nous rencontrons deux autres cyclos, un Français et un Argentin, le premier vient d’Ushuaia et va jusqu’à Quito et le deuxième fait une boucle dans le nord-argentin. Ils font un bout de chemin ensembles. Echange de trucs et astuces et nous filons vers Salta, où parait-il, le camping est super… Après avoir traversé toute la ville, nous tombons sur le camping qui a l’air pas mal du tout mais est fermé pour rénovation… C’est alors qu’un policier nous court presque après… avec ma sacoche banane à la main… Ce matin, étant à moitié réveillée, j’ai mis ma sacoche au dessus d’une de mes sacoches vélo arrières… pas bonne idée me dis-je mais je le fais quand même. Et ce devait arriver arriva, elle a glissée. Etant donné que j’ai une bonne étoile, une gentille dame l’a ramassée et l’a donnée au policier qui a réussi à nous rattraper. Merci mille fois à elle qui veille sur nous depuis notre départ.

Pas d’autre camping… donc direction un petit hôtel recommandé par le Français, négocions un peu pour deux nuits, l’endroit est plutôt sympa.

Delphine

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J+ 253 (15/05/2012) Salta

A notre réveil nous entendons le chant des oiseaux… ce qui nous a manqué pas mal en Bolivie, alors on savoure. Cédric va chercher du pain à la boulangerie pour  le petit-déjeuner, et nous le dégustons dans un endroit sympa avec du café et l’éternel mais incontournable « Dulce de Leche », promis on vous en ramènera, c’est vraiment trop bon… bon pas très diététique ni très bio, quoique, il y sûrement moyen d’en trouver mais c’est toute l’identité latino qui s’y trouve alors je n’y résiste pas 😉

Nous prenons notre temps ce matin, balade dans le centre ville et petite café sur la place quand même… puis nous filons au MAAM, musée d’archéologie de haute montagne de Salta… Retrace l’aventure magique d’archéologues qui ont découvert en 1999 trois momies d’enfants à plus de 6000m d’altitude. Les momies sont incroyablement bien conservées grâce au froid, au manque d’oxygène et de toutes bactéries. Le musée est petit mais superbe, on y voit de jolies statuettes habillées de tissus méticuleusement brodés, de jolies céramiques… Il y a trois momies, une seule est exposée, les deux autres sont conservées à l’abri des regards, ils alternent tous les six mois. La momie est celle du petit garçon de six ans. La conservation après 500 ans est impressionnante et déconcertante. Nous sommes face à un enfant décédé il y a des siècles… et on attendrait presque qu’il se mette à bouger.

À Salta se trouve un des plus impressionnants musées qu’il nous ait été donné de voir : le Museo de Arqueologia de Alta Montaña (le MAAM). Celui-ci a été mis en place après qu’une expédition d’archéologues montagnards ait découvert au sommet du Volcan Llullaillaco à plus de 6700 mètres d’altitude un cimetière inca.
Ce site archéologique est le plus haut du monde et un des plus fascinants. On y a trouvé une plateforme cérémonielle de 10 mètres sur 6 où étaient creusées dans la roche trois tombes à 1,5 – 2 mètres de profondeur. À l’intérieur de chacune se trouvait un enfant recroquevillé dans un état de conservation parfait, plongé dans un rêve de plus de 500 ans.
Cette adolescente de 15 ans (la Doncella), cette petite fille de 6 ans (la Niña del Rayo) et ce garçon de 7 ans (El Niño) ont tous trois été choisis par l’élite Inca de l’époque pour participer à ce rituel considéré par tous comme un très grand honneur. Les sacrifices d’enfants, qui sont plus rares que d’autres dans la culture Inca, revêtaient une symbolique particulière dans le sens où la victime se voyait élever au rang de divinité (et non offerte en cadeau aux Dieux). À leur mort, les enfants rejoignaient leurs ancêtres et les Dieux pour veiller sur l’Empire.
En résumé, l’hypothèse principale des historiens fait le récit de grandes cérémonies se déroulant à Cuzco au Pérou pour célébrer ces enfants choisis parmi les plus beaux des héritiers des plus grandes familles. Une fois la fête terminée, les enfants entamaient un long voyage dans les Andes en compagnie de l’Inca, d’une délégation de nobles et des prêtres du soleil. Arrivés au sommet destiné à être leurs tombeaux, ils étaient revêtus d’une tunique d’apparat, l’unku, trop grande pour eux pour leur permette de continuer à grandir pendant l’éternité puis saoulés à la chicha pour les plonger dans un sommeil sans fin. Une fois les enfants endormis par l’alcool et le froid, on les disposait au fond de leur tombeau, décidant de leur position et disposant aux alentours de nombreuses figurines de bronze (poupées et lamas), et tout un trousseau comportant de très jolies pièces de tissus et d’orfèvrerie.
C’est ainsi que les archéologues les ont retrouvés 500 ans plus tard, naturellement momifiés par congélation.
En effet, le froid (il fait perpétuellement entre – 20 ° et – 30 ° au sommet du volcan), le manque d’oxygène (la pression atmosphérique chute de plus de 50 % là haut) et la sécheresse de l’air ont permis de conserver intacts les enfants. Ce phénomène était surement voulu par les Incas, une manière de rendre ces enfants réellement éternels, à jamais au sommet de ces montagnes sacrées reliant le terrestre au divin.
La scénographie du MAAM est exceptionnelle. La première salle explique d’abord comment a été mise en place cette expédition sous la direction de John Reinhard (qui a exhumé 18 momies depuis 1995). On découvre ensuite petit à petit les différents petits objets qui ont été retrouvés, tous d’une grande finesse d’exécution. Les effets de miroirs et la pénombre qui règne dans les salles d’exposition préparent le visiteur à la dernière salle. De longs panneaux explicatifs racontent peu à peu l’Histoire incroyable de ces enfants-Messagers des Dieux.
Nous ne savions pas ce que nous allions voir. Pour avoir déjà observé d’autres momies d’Amérique du Sud (au Musée d’Art Précolombien de Santiago du Chili par exemple), nous pensions nous retrouver devant des ossements enturbannés pour former une poupée de petite taille. Par ailleurs, nous avions eu vent du fait que la communauté indigène vivant au pied du volcan Llullaillaco avait réclamé la restitution des Momies ou – tout du moins – leur mise au secret pour en respecter la mémoire. Nous n’étions donc sûrs de rien.
En arrivant dans l’avant-dernière pièce, nous nous retrouvons face à trois grands clichés. Difficile de croire ce que l’on voit… Sur fond noir, se détachent les corps intacts de trois enfants dans des positions naturelles, les visages affaissés où l’on peut encore voir les cils, les mains recroquevillées où les ongles sont encore là, la peau foncée par le temps, mais semblant respirer… Il s’agit juste de photographies et pourtant l’émotion est palpable dans la salle.
Nous n’avons pas le temps de comprendre exactement ce que nous venons de voir que nous nous retrouvons face au petit garçon en chair et en os.
Dans son caisson cylindrique, il a gardé la position que les prêtres lui ont donnée. Si les scientifiques l’ont étudié sous toutes les coutures (les radios et les échographies ont révélé des organes intacts, des prélèvements ADN ont pu être faits), ils ont également relevé le défi de recréer ici à Salta, dans un musée, les mêmes conditions qu’au sommet du Llullaillaco. C’en est tellement réel que c’est difficile à croire. On en fait le tour les yeux écarquillés, plus personne ne parle, l’imaginaire prend son envol, de nombreuses questions se bousculent…
Tous les six mois, le musée change la momie qui est exposée aux visiteurs. Il n’y en a qu’une seule qui est là en continu, celle d’une petite fille à l’étage du dessous qui, trouvée au début du XXe siècle, est ensuite passée de mains en mains, sans que ni collectionneurs ni marchands ne se préoccupent de son état de conservation. Elle a enfin pu trouver sa place dans un musée, mais les dégâts causés sont irréparables. Cette salle didactique permet de justifier l’action du MAAM concernant les trois enfants du Llullaillaco. Outre les revendications des communautés indigènes qui se sentent à la fois spoliées et outragées, nombreux sont ceux qui trouvent un côté plus que malsain à cette exposition (des cadavres d’enfants, qui ont été exécutés il n’y a pas si longtemps que ça…).
Pour le conservateur du MAAM, son équipe, et les archéologues qui travaillent à faire connaître la culture Inca, ces enfants qui ont été en leur temps un lien entre leur peuple et les Dieux sont aujourd’hui ce qui nous relie à tout cela, et continue donc de jouer leur rôle de messagers à travers le temps et les vitres.

Nous quittons le mussée les yeux émerveillés et  l’air interrogateur… décidément le monde Inca est pleins de mystères.

Nous prendrons notre diner au marché central où ici, le choix s’étend de pizzas à empanadas, tamales, humitas et locro… nous vous invitons à regarder sur internet pour trouver les délicieuses recettes de toutes ces spécialités latino ou alors de vous faire inviter à la maison à notre retour 😉  Evidemment, nous sommes en Argentine et l’ambiance change énormément par rapport à la Bolivie et le Pérou… plus propre, plus calme et plus organisé… comme la ville d’ailleurs, pour nous, le choc est encore la, je vous dis pas quand on va rentrer. Cela dit, on sera déjà bien acclimaté vu la différence ici… A quelques centaines de kilomètres, les mondes changent et le fossé se creuse… Bolivie, Argentine si proches et très lointains. Demain nous reprenons nos vélos… on se réjouit… le décor s’annonce pas mal nous dit-on…

Delphine

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J+ 254 à 256 (16 au 18/05/2012) Salta jusqu’à Cafayate Un total de 214km

Nous quittons assez facilement Salta, même si les grandes villes restent toujours un peu compliquées… les Argentins sont plutôt cools. La route est agréable et le dénivelé doux. Nous prenons notre temps… des centaines de perroquets s en donnent à cœur joie, le bruit est assourdissant. Sur la route, arrivée à Coronel Moldes, nous nous rendons à l’office du tourisme pour voir où sont les campings, il y en a un à 4km du village. C’est un petit détour mais nous préférons dormir ce soir en camping, et prendre une bonne douche 😉 L’endroit est sympa, nous avons la compagnie de pas mal de chiens mais ils sont plutôt décontractés.

Nous partons le lendemain en direction de Cafayate, en sachant bien que nous n’y serons pas ce soir… Nous allons camper au milieu de la Quebrada de los Conchas, si célèbre par sa beauté. Le début de journée est sympa, la route est jolie et pas trop de montée. Nous dinons dans une sympathique pompe d’essences à midi… et puis nous ré-enfourchons nos bolides pour attaquer le reste de la journée dans le parc national. Tout y est tranquille, nous sommes en pleine nature, les paysages sont superbes, il fait bon… Mais de gros nuages couvrent bientôt le ciel… pas de soleil pour nous cette après-midi… Nous plantons notre tente vers 17h, près de la rivière… il fait un calme olympien… sauf les ânes, qui se baladent un peu partout autour de nous, nous aurons droit à leurs hennissements toute la nuit.

Le soleil se lève doucement mais sans nuages… pas de pluie cette nuit… Il fait agréable dans notre tente, nous savourons ces réveils avec des températures vivables 😉 Nous déjeunons avec du pain et le fameux Dulche de Leche…  Vers 9h… miracle, nous sommes sur nos vélos. A peine 6 km de parcourus, que nous croisons deux autres cyclos sur le départ. Deux Français, qui comme nous voyagent à vélo depuis 8 mois. Evidement, un bon moment causette s’impose… dire qu’on a dormi à 6km  les uns des autres…Dommage pour la soirée au feu de bois ensemble 😉 Audrey et Jean-Charles sont très sympas et nous discutons une bonne heure.

Nous arrivons au lieu dit, « El Garganta del diablo » dans la Quebrada, où les cars de touristes se suivent à un rythme effréné. Pareil pour  « El Amfiteatro »… Nous continuons notre route dans de magnifiques paysages… il fait bon, on se sent légers…  Nous cuisinons pour midi nos éternelles mais bonnes pâtes, avec de la bonne huile d’olive tout va mieux 😉   Nous rencontrons alors Martin et sa compagne, ils voyagent en voiture deux semaines en Argentine, sinon Martin est Français et voyage avec un ami en vélo depuis Ushuaïa. Nous discutons un bon moment également… Nous sommes contents de rencontrer autant de cyclos et les Français à vélo dépassent maintenant les Suisses et Allemands…  Son compagnon de route, Simon, devrait être à Cafayate ce soir…  nous allons traquer le cycliste alors 😉  La fin de la Quebrada est encore plus spectaculaire, tout y est grand et impressionnant … Le route et l’orange se mélangent merveilleusement bien avec le vert des arbres et le bleu de la rivière…  un tableau de maître en somme…  Nous quittons la Quebrada pour filer droit sur le village en passant pas une jolie route bordée d’arbres aux couleurs automnales… Le centre du village est bucolique et ressemble très fort à un village du sud de la France avec les platanes qui habillent la place. Le camping où nous dormons est paisible, il n’y a que nous et la tente du cyclo Français, Simon.  Nous passons une agréable soirée en sa compagnie, avec une petite bouteille de rouge évidement.

La région de Cafayate est réputée pour son vin, notamment pour le vin blanc, le Torrontès… qui est plutôt bon. Les autres cépages courants sont le Cabernet Sauvignon et le Malbec. Nous en saurons sûrement plus demain 😉

Delphine

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J+ 257 (19/05/2012) Cafayate

Nous restons une journée dans cette charmante petite ville, il fait bon s’y promener, on aurait bien envie de s’arrêter à toutes les terrasses, cafés et vinothèques pour boire un petit vin blanc de cafayate… Mais notre camping est pas mal, alors on fait nos petits courses au marché, avec un bon fromage de chèvre de la région ainsi que du bon pain et du vin… blanc 😉   Nous profitons de ce magnifique temps, des couleurs automnales et d’un merveilleux soleil. Nous ne faisons rien ou presque de notre journée, juste à prendre l’air…  Nous passerons la soirée en compagnie de Simon, les hommes se font plaisir avec un barbecue typiquement argentin, boudin noir, gros morceaux de bœuf et saucisses… Nous passons une agréable fin de soirée, avec en font sonore la discothèque pas loin. Nous aurons droit aux basses jusqu’à 6h du matin. Bienvenue en Argentine et leur goût pour faire la fête et vivre la nuit… on ne va pas leur reprocher 😉

Delphine

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J+ 258 (20/05/2012) Cafayate – Amaicha del Valle 66km

Départ plutôt tardif ce matin, nous prenons le temps de déjeuner cool avec de bons petits croissants  et du bon pain frais… Nous disons au revoir à Simon qui prend la direction opposée de la notre…

La route qui nous attend est jolie mais un peu désolée. Beaucoup d’arbres sont abattus pour laisser la place à de futures vignes. Les Bodegas se succèdent, nous sommes au paradis, les rangées de vignes sont parées de pourpre et d’or… Des nuages de perroquets peuplent les arbres au bord des route, tous comme les troupeaux de chèvres. Nous dinons dans un abri bus, qui nous ont tant manqué depuis la Colombie 😉 plus agréable que de manger par terre. Nous croisons un autre cyclos, un sud-africain qui voyage depuis Buenos Aires. Etant donné notre anglais moyen bof et son espagnol plutôt basique nous ne parlons pas beaucoup… On prend des cours d’anglais en rentrant, frustrant d’être aussi nuls…

Nous avions décidé de ne faire une grosse étape, mais le camping du petit village où nous voulions dormir est fermé. Nous décidons de pousser alors jusqu’à Amaicha del valle, 35km plus loin… Il est déjà 16h mais nous essayons, en sachant que ça monte à la fin… Nous arrivons fatigués tous les deux, la plus ou moins mauvaise nuit, plus la journée de vélo dans les pattes, nous sommes heureux de trouver rapidement le camping, de plus le vent commençait à se lever… L’endroit est agréable et plutôt serein 😉

Delphine

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J+ 259 (21/05/2012) Amaicha del Valle – Tafi del Valle 55km

 

Nous partons ce matin en forme après une nuit de sommeil réparatrice, nous attaquons notre dernier col… Nous sommes à 1930m et devons atteindre 30km plus loin 3050m d’altitude. Il fait bon, le dénivelé est régulier, nous n’avançons pas trop mal… même si j’ai du mal à me dire qu’on sera au sommet ce soir, 30km de montée, c’est déjà pas mal… Vers 13h30, nous sommes à notre vingtième km, il est temps de faire notre pause diner… La vue que l’on a sur la vallée est superbe quoique très aride. Nous nous installons pour préparer notre repas, lorsqu’une vielle Renault qui à plus que vécu… portes qui ne ferment plus, bruit de ferraille incroyable, passe à notre hauteur et s’arrête. Un homme en sort et nous demande si tout va bien. Sur le siège passager, est installée sa maman… Ils décident de faire un brin de causette. Il sort la chaise roulante du coffre de la voiture, qui ne ferme plus, évidement, et qui ne tient plus ouvert non plus, un morceau de bois fait office de maintien… Ils nous parlent de la vie saine en Argentine, la dame à 99 ans, donc 100 ans fin de cette année et se porte comme un charme. Elle est en chaise roulante parce qu’elle s est faite renversée par une moto. Elle nous explique que dans sa famille ils vivent tous vieux, ses parents jusqu’à 115 ans. Et elle ne sait pas trop nous donner son secret… sauf qu’il faut manger de bons produits, être amoureux et pas trop stressé… et puis elle nous parle de mille et une autres choses. On ne comprend pas toujours tout, surtout son fils qui parle si vite, et qui tronque la moitié des mots… Les Argentins ont une prononciation très différente du reste des pays que nous avons traversés. On nous avait prévenus, mais là, c’est parfois très compliqué. Ils tronquent souvent la fin des mots ou mettent des « ch » à tout bout de champs. Ils nous quittent après une bonne heure de discussion, les Argentins sont enjoués et comiques, nous adorons déjà ce pays. Nous réussissons à manger, froid évidement 😉 et remontons sur nos vélos avec l’espoir d’être au sommet vers 17h. A peine repartis, que nous croisons deux autres cyclos, des Hollandais plutôt chics sur leurs vélos, lui est en jeans et elle en pantalon blanc. A côté d’eux, nous faisons tache. Ils sont partis d’Ushuaia comme presque tous les autres cyclos que nous croisons. Notre sommet n’est plus très loin, je tiens bon… Cédric est en forme donc pas de soucis… je suis. Arrivé à « El Infernillo » (le sommet), le vent se lève et la température chute. Ils ont l’art de donner des noms terribles à des lieux, juste pour te faire peur… avant de partir, quand tu connais le nom du sommet, tu n’as plus très envie d’y aller 😉   Nous nous couvrons comme des cosmonautes pour descendre les 23km qui nous attendent. Nous sommes au dessus des nuages, la vue est spectaculaire. Nous entrons dans le brouillard épais, nous découvrons la ville, envahie de nuages denses, on ne voit plus le soleil ni le joli ciel bleu. La ville nous semble jolie et tranquille mais nous filons d’abord nous réchauffer au camping. L’endroit est joli et bien équipé… Pizza pour le souper, pas trop mal d’ailleurs et nous nous endormons comme des bébés. Journée bien remplie 😉

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J+ 260 (22/05/2012) Tafi del Valle

 

Le soleil lorsque nous nous levons, mais les gros nuages que nous avons eu hier soir se profilent déjà à l horizon… Nous déjeunons tranquillement au milieu de la nature sans personne autour de nous à part nos amis les chiens. Une petite visite de la charmante mais un peu surfaite Tafi del Valle s impose. Les rues sont animées mais tranquilles, les magasins sont tous plus beau les uns que les autres, remplis de produits artisanaux comme du saucisson de lama et du bon fromage aux fines herbes… on ne sait où donner de la tête. On se rend bien compte que tout cela nous a manqué pendant 8 mois… retour à la “civilisation” 😉  Nous passons l après-midi tranquillement sur le banc du camping à discuter et boire du vin blanc. Le brouillard reprend ses droit, le froid et l humidité s installent doucement, nous nous blottissons dans nos sacs et regardons un bon  « flim ». Nos chiens de garde sont aux alentours au cas où on voudrait piquer nos vélos 😉

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J+ 261 (23/05/2012) Tafi del Valle – Monteros 75km

 

C’est toujours sous la brume que nous quittons la petite ville de montagne. Nous avons presque 50 km de descentes qui nous attendent. Nous passons d’un paysage aride et d’altitude à une vallée verdoyante et agricole en passant par la magnifique selva. Nous nous croyons de retour en Amérique Centrale. La  descente est superbe et irréelle… Nous dégringolons presque 1700m… Nous arrivons dans la plaine, il fait presque chaud. Nous atteignons Monteros, où il y a un petit camping, le dernier avant Catamarca. La route qui nous attend est beaucoup plus fréquentée et peu touristique. Nous atterrissons dans un endroit insolite où nous sommes accueillis pas 6 chiens et toute une basse-cour… Mais l’endroit est bucolique et charmant. Nous plantons notre tente et nous rendons en ville, pas de soucis pour nos affaires, les chiens veillent. Nous passerons une bonne nuit entrecoupée d’aboiements de chiens et de chants de coqs…

Delphine

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J+ 262 (24/05/2012) Monteros – Alberdi 85km

 

Lorsque nous apercevons le ciel gris et la bruine qui tombe doucement,  nous savons déjà que cette journée va être longue…  Une looooongue ligne droit nous attend mais c’est plat… La route est fort fréquentée mais avec les bas côtés plutôt larges, ça n’est pas trop gênant mais le paysage est un peu monotone et les villes pas superbes. Mais il y a de bonnes pompes d’essences avec internet où l’on peu faire une pause café. Nous prenons le temps à midi surtout que nous prévoyons de planter notre où l’on voudra bien de nous ce soir, donc pas trop tôt. Nous réenfourchons nos vélos après deux bonnes heures de pause. Nous avançons bien… lorsque que je me retourne vers Cédric et lui demande s’il a bien repris le chargeur de notre PC…et bin non me dit-il, je pensais que tu l’avais repris. Après la fouille des sacoches pour en avoir le cœur net, nous rebroussons chemin… en pestant, nous avons presque 20km à faire pour rejoindre Conception, où nous avons oublié notre fameux chargeur…  Nous filons aussi vite que possible, trois-quarts d’heure plus tard nous atteignons la ville… et ouf notre chargeur à été mis de côté… Nous repartons avec des pieds de plomb… refaire une troisième fois le trajet n’est guère amusant. Nous en profitons pour nous arrêter dans une grande surface pour faire quelques petites courses. Nous sommes accueillis par un garde, qui prend nos casques puis nous fait emballer nos sacoches guidon dans des sacs sécurisés, que l’on ne peut ouvrir nous même. Nous sommes dans un magasin style « Macro ». La file aux caisses est impressionnante mais nous patientons poliment 😉  Après avoir payé nos courses, un homme contrôle notre ticket, et coche tous les articles pour être bien sûre que l’on ait rien volé… et nous repassons de nouveau devant un garde qui recontrôle une deuxième fois. Charmant, très agréable le contact client ici. Cela dit ça nous fait plutôt rire… Mais pour les autres clients, qui ont des caddies plus que chargés, il faut pas mal de patience car tout est contrôlé deux fois.

Nous repartons pour deux heures de vélos… il bruine toujours et nous avons envie d’être au chaud et au sec pour ce soir… nous nous laissons tenter par une petite pension de famille en dehors de cette grand-route bruyante… Nous sommes très bien accueillis, nous avons droit à un bonne soupe de légumes, du thé et du pain maison. La propriétaire ne mange que des légumes, pas de viande ni de sucre industriel mais du bon miel artisanal 😉

Delphine

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J+ 263 et 264 (25 et 26/05/2012) Alberdi – Catamarca 62km et 76km

Réveil difficile ce matin, nous avons eu le malheur de choisir un hostal en face d’un pub, qui ressemble plutôt à une boîte de nuit… avec évidement la musique à fond jusqu’à passé 6h du mat’… En semaine c’est bien la première fois. Mais en se renseignant un peu, nous apprenons que c’est un jour férie aujourd’hui. A vrai dire, nous l’aurions su que nous aurions sans hésitation planté notre tente en plein milieu des champs. Il bruine lorsque nous montons sur nos vélos, la route s’annonce monotone pendant 50km, c’est plat, pas très joli et avec ce ciel gris et cette pluie… Malgré tout, il ne fait pas froid, nous approchons d’une forêt subtropicale, ce qui se ressent très fort. Avec la pluie, le k-way est presque obligatoire mais avec la lourdeur de l’air nous mourons de chaud. Nous sommes rouges pivoine tous les deux, surtout moi 😉 et devons nous changer plusieurs fois sur la journée pour rester plus ou moins au sec. Vers 15h, nous amorçons notre montée, 16km dans la forêt pour passer de 530m à 1150m. Nous espérons être au-dessus en fin de journée, afin de passer ce nuage de brouillard dans lequel nous nous enfonçons. L’air est très chargé en humidité et nous ne voyons pas à 500m. La route est belle mais ne profitons pas vraiment des beaux panoramas tant le brouillard est épais. Après 10km d’ascension, nous trouvons un endroit propice pour planter notre tente. En contrebas de la route, personne ne peut nous voir et nous ne sommes pas obligés de nous aventurer dans cette forêt plutôt dense avec nos vélos. Il est encore tôt mais l’idée de se mettre au sec dans nos sacs nous fait abandonner la course pour aujourd’hui. Notre nuit sera ponctuée de bruits voitures, moteurs qui claquent et chants d’étranges animaux 😉

Lorsque nous sortons de notre tente le lendemain, le brouillard est encore plus compact, on ne voit pas à 100m. Nous replions notre tente sous la pluie, elle a bien pris 2kg en chemin et déjeunons à la va vite.  Vers 11h, nous sommes au sommet et la vue se dégage, la pluie cesse et dégringolons les quelques km jusqu’au prochain village à la vitesse de l’éclair. Arrivé à la première pompe d’essence, nous en profitons pour prendre un bon café… et skyper avec les parents de Cédric. Le paysage change progressivement, les forêts sont plus arides et les cactus réapparaissent. Vers 15h, le soleil pointe à l’horizon et il brille lorsque nous arrivons à Catamarca. Nous devons regrimper 6 km pour arriver en fin de journée au camping. Nous évitons les hôtels… soit hors de prix, soit plus ou moins abordable mais franchement pas sympa ou hyper bruyant. Le camping nous paraît être la solution la plus sympa…

Delphine

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J+ 265 (27/05/2012) Catamarca

 

Nous nous réveillons avec le chant des oiseaux ce matin, nous sommes dans un bel endroit, près d’une petite rivière, le soleil se lève doucement, il fait encore frais dans les montagnes. Mais déjeuner dans cet environnement est plutôt agréable… Nous prenons le bus pour aller dans le centre-ville qui est à un peu plus de 6km. Nous achetons nos billets de bus pour le lendemain pour Cordoba, 500km plus au sud. Nous nous promenons un peu, faisons quelques courses mais le centre est tranquille, nous sommes dimanche. Nous retournons au camping après une petit heure d’attende du bus… pas d’horaires ni d’endroit clair pour le prendre, nous devons chercher un peu 😉 Arrivé au camping, il est rempli de familles faisant le fameux « asado » argentin, barbecue, qui ne se compose pratiquement que de viande. Cédric nous prépare un petit feu où nous faisons cuire de bon petit hamburgers et profitons du temps clément et du bon vin blanc. Le soir, il n’y a plus un chat dans le camping, nous sommes seuls au monde.

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J+ 266 (28/05/2012) Catamarca – Cordoba trajet en bus (11 km de vélo)

 

Le soleil brille toujours aussi fort ce matin, nous avons un bus à prendre, toujours un petit moment d’appréhensions, si jamais ils refusent de mettre nos vélos, où si c’est trop compliqué, pas assez de places… Mais non, arrivés devant le bus, une porte s’ouvre et un endroit rien que pour nous, nous attend. Les vélos sont bien mis, pas de stress pour Cédric… Le trajet se déroule sans soucis… Nous allons dormir chez Ciro, un membre du réseau d’accueil de cycliste. Nous sommes à Cordoba vers 20h, il fait déjà nuit. Nous devons traverser la moitié de la ville… hum hum. Mais avec le super GPS, nous y sommes en deux temps trois mouvements… Accueil super sympa de Ciro et de ses deux colocataires Javier et Matias. Rythmes vie différents s‘imposent, ils vont dormir entre minuit et trois heures du matin, alors que nous…. Nous passons une agréable soirée en leur compagnie, avec les « pastas »traditionnelles des éternels étudiants. Ils ont entre 25 et 28 ans, sont tous en dernière année, travaillent et finissent leurs études en même temps. La vie a tellement augmenté en plus ces derniers mois, presque le double pour certaines choses essentielles comme le maté…

Delphine

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J+ 267 (29/05/2012) Cordoba

Nous ne dormons pas trop mal ma fois, dans ce joyeux désordre, Cédric peut-être un peu moins… Nous prévoyons de visiter le quartier jésuite du centre, classé au patrimoine de l’Unesco. Nous visitons également le musée de la mémoire qui met en lumière une partie peu glorieuse de l’histoire de l’Argentine. La dictature militaire des années 70, nommée comme la guerre sale. Presque 30 000 personnes ont été assassinées, torturées ou portées disparues sous la dictature militaire. Le musée est dans un ancien lieu de détention et torture. Les gens furent emprisonnés pour rébellion ou opposition même pacifique au régime… Rien que dans la région proche de Cordoba, plus d’une dizaine de lieux de torture sont présentés… que dire du reste du pays. C’est seulement depuis quelques années que les responsables de ces méfaits ont été condamnés. Les pires ont des noms abominables, comme le boucher, l’exterminateur ou autre comme on peut aisément l’imaginer. Une pièce est consacrée aux femmes enceintes enlevées et torturées… frissons dans le dos, c’est peu de la dire. Des familles ont confié des albums retraçant la vie de certaines personnes disparues. Evidemment beaucoup d’étudiants se sont soulevés contre le régime et ont payé de leur vie, dans une ville universitaire comme Cordoba, ça prend toute sa signification. Le plus frappant, ce sont les photos des meneurs de ces horribles méfaits, des têtes absolument banales, pas l’air affreux du tout… comme quoi.

Nous retournons à notre  « home sweet home » où Ciro nous accueille toujours aussi chaleureusement. Nous discutons un moment, puis décidons de faire des courses pour le soir… des crêpes évidemment, qui feront mouche…. Evidemment. Puis jeu de carte pour savoir qui fera la vaisselle le soir… c’est Cédric qui perd 😉  Le reste de la soirée se déroulera tranquillement avec toujours la joie de vivre des Argentins.

Delphine

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J+ 268 (30/05/2012) Cordoba

 

Nous avons comme programme du jour de visiter deux beaux musées dans le quartier branché et étudiant de Nueva Cordoba. Le premier est le musée « Palacio Ferrerya » situé dans un palace construit dans les années 1910. L’endroit est reconverti en musée des Beaux-arts regroupant des œuvres d’artistes Argentins. Le bâtiment est superbe, dans un beau quartier, aéré, entouré d’immenses avenues et d’un grand jardin. Le musée nous plaît énormément, il y a également une salle consacrée à un artiste qui met en scène et en lumière les tortures faites aux femmes, et les enlèvements d’enfants perpétrés pendant la guerre sale. Nous allons voir un autre musée, d’art contemporain celui-là, le Musée provincial des Beaux-arts Emilio Caraffa. Comme dans tous les musées de ce type, on ne sait jamais à quoi s’attendre…  il fût vraiment très bien, films, photos magnifiques, peintures et sculptures de l’artiste Argentin Eugenio Cuttica, géniales…. Un film sur les fabriques de brique dans le monde nous intéresse particulièrement. Le dernier étage est consacré à la présentation d’un art traditionnel de tissage, sur de vieux métier à tisser, la plupart des artisanes n’ont pas plus de 30 ans et perpétuent cet art superbe de tapisserie. Nous flânerons le reste de la journée en ville, pour retrouver Ciro et son ami Mauricio le soir. Nous buvons quelques bières et dégustons un apéro local pour enfin diner avec le fameux « Choripan »…  Pain avec des saucisses type chorizo dont les étudiants raffolent… C’est très bon, la viande est plus grasse que chez nous mais a plus de goût. Nous passons de nouveau une agréable soirée en compagnie de Ciro, Mauricio et Javier. Nous avons le cœur gros de partir demain. Surtout que Ciro se lève tôt pour se rendre à son travail, les adieux seront brefs demain matin…

Delphine

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J+ 269 (31/05/2012) Cordoba – Rio Primero 64 km

Nous faisons de rapides adieux à notre hôte de ces quelques jours, Ciro travaille à 7h le matin, il fait encore noir quand il s’en va. Nous sommes un peu tristes de le quitter comme ça, son accueil fût si simple et si généreux que nous ne savons pas trop comment le remercier… Son colocataire Javier fût tout aussi accueillant… Merci de tout cœur pour ces trois jours… Cordoba nous aurait paru bien triste sans eux.

Nous traversons le centre de Cordoba sans trop de mal, après une petite heure  nous sommes sur la grand’ route menant à Santa Fe, autre grande ville du pays. Nous ne nous y rendons pas mais c’est la seule route pour sortir de la ville allant de la direction que nous voulons prendre. Nous nous dirigeons vers la Laguna Mar Chiquita, un peu plus au nord que Cordoba. La route est très fréquentée, il n’y a pas d’accotement, les camions et bus roulent comme des dingues sur une route à deux voies…  le vent se lève et nous l’avons de face. Nous cumulons les difficultés… première fois que nous ne prenons aucun plaisir à rouler. Il n’y a rien à voir de particulier à part les entreprises agricoles, passionnant… Nous faisons des pauses tous les dix km pour souffler un peu. A chaque fois qu’un camion passe, celui qui suit prévient bien l’autre et prend sa respiration, car nous sommes bien secoués… ça 50 x sur la journée c’est long… nous pausons longuement dans une station, pneu crevé en plus. Pompe cassée, pas possible de regonfler les pneus…. Pour cette fois ci, c’est bon, nous sommes dans une station essence… Direction Rio Primero pour en acheter une nouvelle. Vers 18h, nous arrivons en ville, Cédric se fait offrir la pièce manquante. Discussion avec un monsieur propriétaire d’une grande surface nommée Delfin… petit clin d œil 😉  Nous apprenons qu’il y a un camping à la sortie de la ville… parfait, fin de journée un peu moins stressante que le début. Demain nous quittons cette horrible route… ouf

Delphine

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J+ 270 (01/06/2012) Rio Primero – La Puerta 64 km

 

Nous quittons l’horrible N 19 pour prendre une route provinciale moins fréquentée. Le vent est toujours de la partie mais un peu moins fort qu’hier. Vers 13h nous prenons notre dîner dans une station service, pas le courage de préparer à manger sur le réchaud avec ce vent. Etre un peu à l’abri, soulage également nos têtes… Nous repartons pour au moins 35km, nous voudrions arriver à La Puerta, un petit village, car planter notre tente le long de la route n’est pas simple étant donné  que tout y est clôturé. Cela dit, on demanderait aux habitants, que ça ne poserait sûrement pas de soucis. Nous entrons en ville qu’il fait déjà nuit, nous demandons aux premières personnes que nous rencontrons s’il y a un camping dans le village. Il n’y en a pas, par contre, ils nous disent qu’on peut planter notre tente dans le complexe sportif au centre du village. Il nous y accompagne, préviennent le bourgmestre pour que l’on puisse avoir accès aux sanitaires. Nous sommes accueillis par des dames préparant  gâteaux et tartes qu’elles revendent  ensuite dans le village le dimanche. La commune organise ainsi pas mal de cours. Nous avons l’honneur de gouter au très bon cake maison ainsi qu’au maté avec du lait chaud, délicieux. Nous plantons notre tente près de cette petite maison, où nous sentons en sécurité au centre de ce petit village… la police patrouille même quelques fois autour du complexe… Une des jeunes filles participant au cours à prévenu la radio locale de notre présence, si bien que nous sommes interviewés pour passer à la radio demain matin. Séance photos ensuite avec les jeunes de la radio et les adorables cuisinières… Comme les Belges sont plutôt rares sous ces latitudes, on nous dit que dans le village suivant vit un Belge, ni une ni deux, ils se débrouillent pour avoir son numéro de téléphone et nous sommes invités à passer chez eux le lendemain…

Nous nous faufilons dans nos sacs qu’il est passé 21h… deux heures plus tard la musique bat son plein dans le petit resto municipal à deux pas de notre tente, nous dormons peu mais bien… nous sommes décidément bien parmi les Argentins… merci à nos hôtes de cette très belle soirée.

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J+ 271 (02/06/2012) La Puerta – Laguna La Plata 40 km


Nous mettons notre réveil à 8h (le soleil se lève seulement vers 7h30) 😉 car nous avons rendez-vous à 9h30 avec le gars de la radio… qui doit nous accompagner jusqu’à la sortie du village en vélo, pour un direct sur la radio 😉  Avant de partir, nous avons droit au maté et les cuisinières d’hier nous offrent de délicieux alfarores (biscuits sablés fourrés au dulce de leche), nous nous entendons à la radio, c’est plutôt amusant et je ne reconnais pas nos voix…

Le vent est un peu plus calme ce matin, donc nous avançons bien.  Nous arrivons dans le village de La Para peu avant midi, où habite Benoît, le Belge que nous avons eu hier au téléphone. Il nous reçoit entouré de ses deux enfants et de son épouse. Nous sommes super bien reçu, nous partageons un asado (barbecue argentin), nous pensons à vous tous qui en partagez sûrement un ce soir. L’après-midi file à une vitesse incroyable. Nous apprenons pas mal de chose sur la vie en Argentine, les difficultés économiques et les drôles de systèmes fiscaux… Nous visitons le petit musée du village dans l’ancienne gare ferroviaire… Les objets exposés datent des Aborigènes jusqu’aux années 60 avec de très beaux objets  offerts en général par des habitants du village.  Nous nous rendons ensuite au cimetière du village, l’allée principale est bordée de « petites maison » très imposantes, c’est différents de nos cimetières. Leur fille, la plus âgée, a fait les mêmes études que moi et elle est plutôt douée. Je lui souhaite tout le succès du monde 😉  Nous quittons nos hôtes qu’il est déjà 18h, nous avons eu du mal à décoller et merci mille fois à eux pour leur merveilleux accueil… Nous arrivons au camping  10km plus loin une demi-heure après. Nous sommes au bord de la laguna et assistons à un beau couché de soleil. La nuit, nous sommes comme en plein jour tant la pleine lune nous éclaire. Nous sommes seuls au monde, il fait calme, trop calme 😉 Trois argentins arrivent vers 21h, pour l’asado réglementaire du samedi soir et logent sur place, dans leur voiture pour partir tôt à la pêche le lendemain. 

Delphine

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J+ 272 (03/06/2012) Laguna La Plata – Miramar 48 km


Nous avons comme destination le petit village de Miramar, qui n’est pas vraiment sur notre chemin, nous faisons 12km de détour. Le village est mignon en bord de la laguna, normalement il y a des flamands roses mais nous n’en avons pas vu… sniff. Notre but en fait est de voir le majestueux et impressionnant « Hôtel Viena » qui trône en bord de mer. L’hôtel fût en grande partie détruit par les inondations. Le village a été plusieurs fois victime de fortes montées des eaux, le détruisant en partie. Cet immense édifice est un ancien hôtel nazi… d’où tout notre intérêt. Le bâtiment est très « carré », organisé, à l’image de l’idéologie, plutôt pragmatique. Sans fioritures mais harmonieux. Nous sommes perplexes évidement, mais fascinés. Dire que les nazis ce sont regroupés, ici, dans ce petit paradis, avec une vue magnifique, des belles salles de réception, cela dit on imagine plus qu’on ne voit tant le bâtiment est détruit et délabré par l’eau et le temps. Le style de bâtiment européen entouré de palmier et de cris d’oiseaux exotiques… Mais le temps couvert et les vautours nous rappellent que nous sommes dans un temple où de nombreux nazis se sont regroupés, perpétuant cette idéologie ignoble. On se dit que c’est un endroit à voir… Ils étaient autonomes en énergie, un grand groupe électrogène est installé un peu en recul des bâtiments principaux, de gros moteur allemand, évidement. C était les seuls à avoir l’électricité dans la région et l luxe suprême, la climatisation. On a quand même un peu froid dans le dos…  A notre retour, une voiture suisse a pris place à côté de notre tente. Nous rencontrons Samira et Gabriel qui sont partis depuis deux mois de Buenos Aires avec leur grosse Land Cruiser. Ils ont aménagé une mini « maison » à l’intérieure, c’est très bien organisé et confortable… on les envie un peu ;-)Nous passons une chouette soirée en leur compagnie, ils nous offrent une partie de leur barbecue, en échange nous n’avons pas grand-chose à leur offrir… juste nos histoires 😉

Delphine

 

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J+ 273 (04/06/2012) Miramar – Alto de Chipion 49 km


Les jours se succèdent, les paysages se suivent mais se ressemblent (sauf peut-être la laguna Mar Chiquita)…. Longues lignes droites, plus ou moins de vent, tout dépend de l’orientation de la route, des fois nous l’avons dans le dos, des fois de face, nous passons de 20km/h à peine 10km/h en quelques secondes mais notre moyenne n’est pas mauvaise. J’avoue, je n’ai pas la pèche ce matin, plus les heures passent moins j’ai envie de rester sur mon vélo. Je ne rêve que d’une chose, ne plus entendre ce vent et me blottir au chaud dans mon sac de couchage… Cédric cède pour que nous ne fassions pas une grosse étape… En échange, barbecue pour ce soir 😉 Cela dit, c’est quand même lui qui le prépare. Il est presque 20h lorsque j’écris ces lignes, et je vais bientôt me réfugier dans mes draps. Nous avons trouvé un petit endroit où planter notre tente dans le complexe sportif où d’autres voyageur on fait halte également. Décidément l’accueil des Argentins est sans pareils. Nous avons dû juste réveiller le pauvre policier durant sa sieste pour demander l’autorisation de dormir ici, bien sûr il n y a pas eu de problèmes.

Delphine

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J+ 274 (05/06/2012) Alto de Chipion – Morteros 56 km

Yes, yes, Delphine a bien voulu  me laisser toucher le clavier. C’est donc à moi, Cédric, de vous narrer la journée n° 266. Comme toutes les journées, celle-ci commence par le réveil. Delphine se lève comme toujours la première. Moi, je reste dans la tente pour replier sac de couchage et matelas. Puis sortie de tente, pour faire chauffer l’eau nécessaire pour le café de madame et le maté de monsieur.  Tout se passe comme d’habitude, sauf que depuis une vingtaine de jours, nous sommes en Argentine, rien de ne s’y passe normalement…Faire chauffer de l’eau, ici en Argentine, alors qu’un Argentin ne s’éloigne jamais à plus de 50 mètres de source d’eau chaude,  est difficile. Un homme qui travaille au centre sportif où nous dormons, profite que j’aie le dos tourné, pour me proposer de l’eau. Une demi-heure plus tard nous voila à 4 autours d’un bon maté.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants.

Comme les autres jours, la route  est venteuse et aurait pu être monotone s’il n’y avait pas tout ses klaxons et signes de bonjour. Arrivés à notre destination, nous demandons à une station s’il y a des campings. Les débats sont ouverts, oui, non, pas vraiment…Ah, une policière arrive, pas de camping mais un parc municipal. On peut y dormir, l’endroit est « tranquillo » et une fois de plus les policiers feront des rondes pour nous.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants

Une fois dans le centre le la ville, nous demandons plusieurs fois notre chemin, nous serrons de mains, discutons,…Et Hop, le garçon de l’épicerie et la commerçante sautent sur une mobylette pour nous conduire à notre endroit de campement. Un rendez-vous est déjà pris pour l’au revoir de demain matin. Il me sera encore difficile de boire pour maté du matin tout seul.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants

Quand  nous sommes arrivés en Argentine, on n’a pas de suite compris pourquoi, on nous demandait si tout allait bien et de suite après, « vous avez besoin d’eau chaude ? »… le maté est tellement encré dans leur culture, c’est un moment de détente, de partage, d’amitié et de chaleur.

Cédric

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J+ 275 à 277 (06 à 08/06/2012) Morteros – Arrufo -Vera y Pintado un total de 190km

 

Vers 5h du matin, le vent commence à souffler, la tente tremble et Cédric se relève pour remettre quelques tendeurs histoire de pouvoir continuer à dormir.  Nous remballons tout trois heures plus tard rapidement afin d’aller prendre un bon café à la prochaine station essence (Après un moment parlote avec le jardinier du parc qui comme tous les Argentins, n’arrive pas à prononcer le nom « Cédric ») Nous avançons bien puisque le vent vient du sud et que nous nous dirigeons vers le nord. Le vent souffle à plus de 25km/h, nous sentons  le froid qui vient du sud…. La nuit prochaine sera froide comme tous les gens que l’on rencontre nous le disent. Vers 11h, nous stoppons à la première station que nous apercevons… une demi-heure plus tard, la télévision locale est là pour nous interviewer…. Je suis de suite moins à l’aise pour répondre aux questions d’autant plus que le journaliste parle très vite. Nous continuons notre route jusqu’au petit village de Arrufo. Nous demandons aux policiers où l’on peut planter notre tente. Dans le parc bien sûr mais il va faire très froid cette nuit… allez demander au bourgmestre du village s’il n’y a pas un endroit où vous loger. Nous voilà chez lui, entourés de sa famille, à boire le maté. Il sonne au seul hôtel du village et nous y envoie… c’est la commune qui nous invite… incroyable. Nous sommes reçus pour le souper par son épouse, sa fille et son père. Nous passons une super soirée. Nous repartons avec une calebasse pour le maté qu’il est déjà passé minuit. Rendez-vous demain à la commune pour la télé régionale… décidément. Nous dormons au chaud… heureusement car il fait vraiment froid lorsque nous montons sur nos vélos pour nous rendre à la commune. Séance questions-réponses avec la journaliste et séance photo pour le journal local. Christian, le bourgmestre nous offre le drapeau de la commune réalisé par deux jeunes du village. Il nous propose de nous déposer 50km plus, il s’y rend avec un de ses conseillers. Nous avons 70km de mauvaise route à partir du point où il nous dépose. Elle est moins mauvaise au début que ce que l’on prévoyait. Nous n’avançons pas si mal. Vers 17h, nous cherchons un endroit où planter notre tente. Pas si simple, tout est clôturé. Nous trouvons en contrebas de la route, nous devons nous y faire une place parmi les hautes herbes… Il n’est que 18h, et la température a chuté en dessous de zéro, la nuit va être froide, très froide… -9°c relevé le matin. Nous avons plus ou moins bien dormi en tenant compte du froid de canard. Le matin étant le plus froid, nous n’avons plus dormi dès 6h… Dès que le soleil pointe le bout de son nez, nous sommes debout.

Replier tout par ce froid n’est pas évident, nous sommes à l’ombre et le soleil est fort bas. Nous déjeunons rapidement en nous réchauffant aux rayons du soleil. Le ciel est toujours aussi bleu et radieux. Pourvu que ça dure.

La partie qui nous reste de mauvaise route est assez pénible, d’autant plus que mon épaule se fait sentir et que le genou de Cédric fait parler de lui aussi… le froid évidement n’aide pas. Nous retrouvons une bonne route comme nous les aimons après 12km… ouf 😉  Nous stoppons à une traditionnelle station d’essence, où nous prenons le traditionnel bon café… Après discussion avec un homme du coin, nous changeons notre route, pas plus mal, il y aura plus de petits villages et ça sera un peu plus court. Nous voulions éviter la route, nous la pensions trop fréquentée. Il nous dit que non, nous lui faisons confiance. Nous dormirons 30km plus loin, dans un petit village, à côté de l’hôpital. La dame de l’accueil, qui est seule dans ce grand bâtiment, nous reçoit chaleureusement,  mais ne peut nous loger à l’intérieure, n’arrivant pas joindre son chef. Mais j’ai le droit de prendre une douche… froide et Cédric d’avoir de l’eau pour son maté 😉  A l’heure qu’il est, nous attendons de frais empanadas (chaussons fourrés à la viande) bien chauds, que Cédric a commandé à la boulangerie.

Delphine

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J+ 278 à 279 (09 et 10/06/2012) Vera y Pintado – Margarita – Berna un total de 125 km

 

Nous quittons le petit village charmant et son hôpital plutôt rustique de bonne heure, le vent souffle déjà pas mal… Ca devient une habitude, à laquelle nous avons un peu de mal à nous faire. Cédric prend la tête du convoi, je le relaye quelques kms plus loin, au moment où il commence à faiblir, un peu cela dit. Après deux heures de routes, nous avons atteint les 30kms, le temps de faire une courses ou deux, il est déjà midi et dans une demi-heure tout sera fermé jusqu’à 17h. Nous allons prendre une tasse de café, et nous avons du mal à décoller. Deux heures plus tard, nous reprenons nos vélos sans grande joie à vrai dire. Nous arrivons à Margarita, où nous décidons de demander où planter notre tente. Après la traditionnelle demande auprès du policier (il nous indique un petit parc en bordure de grand-route.. ouais), nous décidons de voir si le petit hôtel de la ville peut faire l’affaire. Nous rêvons d’un lit et d’une bonne douche chaude, mais l’hôtel n’est pas top et horriblement cher. Et lorsque je demande si c’est possible de faire un prix, il me dit non, et que si on veut un autre hôtel, bin c’est 25km plus loin (une demi-heure en vélo, dit-il en souriant… si on avançait à cette allure là, on serait sûrement déjà rentré…)  Nous nous rendons à la pompe d’essences pour demander un petit coin pour planter la tente. Pas de soucis, nous sommes accueillis comme si c’était une habitude de loger des voyageurs derrière le bâtiment. Nous avons accès aux sanitaires et il y a quelqu’un toute la nuit … Avec nos boules-quiès nous dormons finalement bien.

Nous prenons un petit café et sautons sur nos vélos, afin de parcourir le plus de kms aujourd’hui, il y a moins de vent prévu… A midi, nous avons déjà parcouru 45km, nous prenons notre dîner (pâtes, champignons et sauce tomate… original) le long de la route, profitons du soleil et du retour de la chaleur. Nous arrivons vers 16h30 dans le mignon mini village de Berna, à 25km de la grande ville de Reconquista, où nous devons prendre un bateau pour passer de l’autre côté du fleuve demain ou mardi. Nous dormons sur la pelouse du commissariat de police de cette commune de … 300 habitants. L’accueil est toujours aussi naturel et chaleureux chez les Argentins, et on espère de tout cœur que ça va durer.

Delphine

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J+ 280 à 281 (11 et 12/06/2012) Berna –Puerto Reconquista un total 45 km

 

Nous quittons Berna sous une brume épaisse et bien humide. Armés de nos lampes frontales sur nos casques, nous attaquons cette journée un peu maussade. Nous avons comme destination Reconquista et plus précisément le port. Nous voudrions passer le fleuve Parana pour nous rendre à Goya, et continuer notre route par la province de Corrientes et Missiones, plus boisées et variés parait-il. Au péage routier un peu avant l’entrée de la ville, nous faisons une pause, histoire d’avoir un peu d’eau chaude pour nous réchauffer et nous sécher un peu. Alors que nous discutons avec un employé pour avoir un peu plus de renseignements sur le ferry, une voix nous interpelle en français en nous disant… « Je crois que vous venez chez nous dans quelques jours… »… Les belges avec qui nous sommes en contact depuis quelques temps, ont reconnu nos vélos, drapeau belge sur la sacoche, et de plus ont rencontré les suisses en voiture peu de temps après nous. Les suisses  ont parlé de nous, donc ils savaient plus ou moins où nous étions. Par déduction, ils se sont arrêtés, revenant d’une ville plus au sud et rentrant chez eux, à Puerto Rico à 200km d’Iguazu. Nous discutons un moment, leur donnons quelques affaires pour nous alléger un peu et le rendre-vous est pris pour dans deux semaines à peu près. Nous sommes contents de les avoir rencontrés, et nous réjouissons de passer chez eux.  Nous reprenons notre route, la brume s’est levée, c’est bien, on voit à plus de 100m… Arrivés peu avant l’entrée de la ville, nous prenons des renseignements pour le ferry, seulement un par jour, à 6h du matin. Nous qui voulions loger dans le centre ville, c’est loupé, devoir traverser la ville à 5h, non merci. Nous prenons la direction du port, où nous trouvons un camping rudimentaire mais sympa proche de l’eau, merci les moustiques 😉 Le bateau part bien demain à 6h, confirmé… Nous nous offrons un petit resto sympa au camping, dont la spécialité est le poisson bien sûr.

Debout à 4h30 pour replier tente et compagnie et aller prendre notre bateau. Arrivés au port, pas de lumière, pas de vie. Ca sent mauvais… et oui bateau annulé aujourd’hui mardi, mercredi et jeudi et sera peut-être en marche pour vendredi mais c’est pas sûr… Bienvenue en Amérique Latine, nous qui pensions en avoir fini avec les coups foireux, bin non… Le bateau sera toujours compliqué pour nous. Mais, il y a une lancha de passagers cette après-midi à 15h, nous dit le garde. Il prend son téléphone et demande qu’on lui confirme. Oui pas de soucis « Allez au petit port pour 15h avec les vélos,sans problèmes » nous dit-il. Bon, on retourne au camping, remontons la tente, redormons et profitons du soleil et du retour fracassant de la chaleur, presque 30°C alors qu’hier à peine 10°C… Nous démontons tout notre bazar et direction le port… Nous sommes accueillis par un homme un peu bougon qui nous dit qu’il n y a pas de lancha le mardi, et qu’il n’y en a jamais eue. QUOI, c’est une blague, non, on se fout de nous, ce n’est pas possible. Et si, ici tout est possible, le meilleur comme le pire… Nous retournons au port principal pour avoir des explications… Nous avons finalement un numéro de téléphone pour réserver la lancha de demain après-midi. Mais évidement personne ne répondra à mes multiples tentatives. La seule solution restera de se rendre au port demain à 9h, lorsque la lancha vient de Goya, pour réserver pour l’après-midi. En espérant que ça fonctionne et que ça ne  nous coute pas les yeux de la tête sinon nous sommes bons pour attendre le ferry qui fonctionnera on ne sait pas quand.

Comme souvent depuis notre départ, nous devons jongler avec le tempérament très différent et changeant des latinos. A la fois pressés et rapides pour certaines choses et d’autres fois tranquilles et quelques fois inconsistants. A la fois chaleureux, serviables  et bougons… Pas toujours facile de savoir quoi penser ou faire, de savoir si on peut faire confiance ou non. Même après 9 moins, c’est encore un mystère pour nous et plutôt déstabilisant. Mais à force de communication et de questions, on s’en sort 😉

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J+ 282 (13/06/2012) Puerto Reconquista – Goya

 

Première nuit à plus de 20°c depuis longtemps, les moustiques sont ravis évidement, nous sommes littéralement envahis. Nous espérons que ce matin, nous aurons bien la confirmation que nous pourrons prendre la lancha pour nous rendre à Goya cette après-midi. Comme chaque fois que nous quittons le camping depuis notre arrivée, nous sommes suivis par une horde de chiens, ce qui provoque les aboiements de tous les chiens du village. Bonjour la discrétion 😉 Arrivés au port, nous avons bien la confirmation qu’il y a un bateau cette après-midi et il y a de la place pour nous, après réflexion bien sûr. A 14h30 nous sommes sur le pied de guerre, soulagés de pouvoir partir. Le bateau part à 15h30 comme prévu. Deux heures plus tard nous à Goya, sympathique petite ville à première vue. Nous remontons à peine nos vélos, que nous nous ruons sur une glace … artisanale svp 😉  Les changements de température nous perturbent un peu et l’effet bien froid nous réveille un peu. La chaleur lourde et moite nous a un ramolli 😉 Nous cherchons un camping mais ils sont loin du centre-ville et il fait déjà nuit. Tant pis, les habitants nous indiquent un camping municipal ouvert à tous au bord de l’eau. Ca fera l’affaire pour cette nuit. Nous serons réveillés vers 23h par des jeunes et leur musique à fond…  Bon, vers 2h du mat nous serons enfin au calme… les jeunes ici sont bruyants mais nous sommes toujours étonnés de la façon dont se passent nos nuit dans les parcs publics… sans soucis.

Delphine 

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J+ 283 (14/06/2012) Goya – Santa Lucia 35 km

 

Nous prévoyons ce matin, d’aller jusqu’à une petit ville à 30 km plus loin. Nous avons plutôt mal dormi et une après-midi au soleil nous ferais un bien fou. Nous sommes debout à 7h, et sur nos vélos une heure après. Nous passons presque deux heures à la station d’essence proche, où Cédric essaie de récupérer des fichiers sur le disque dur qui nous joue des tours. Nous atteignons la petite ville 2h plus tard. Le camping est de nouveau en accès libre le long de leau… mais ne nous inspire pas confiance, c’est une première. Nous décidons d’aller à l’hôtel… avec cette chaleur, l’idée de prendre une douche est plus forte que tout. Et pour une fois, c’est un peu plus abordable que les autres, l’accueil est chaleureux. Nous en profitons pour laver nos vêtements, nous avons accès à la machine. Les employés sont vraiment sympas, on nous offre tomates et avocats du jardin…

Delphine 

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J+ 284 (15/06/2012) Santa Lucia – Bella Vista 59 km

 

Départ tôt, il fit bon et chaud mais le vent est toujours contre nous. Mais avec cette chaleur, c’est plutôt agréable. Etant donné que nous sommes partis fort tôt, nous en profitons pour faire de longues pauses. Nous prévoyons nos étapes à l’avance car il est plutôt difficile ici de planter sa tente dans les champs, tout est clôturé ou marécageux. Vers 15h30, nous arrivons au très joli camping de Bella Vista, ça nous change. Depuis très longtemps nous n’avons pas eu un endroit aussi joli et bien entretenu. Il fait bon, petit barbecue en perspective. Mais ça sera en compagnie d’un couple d’allemands voyageant en Land Rover revisitée en mobil home, génial. Ils ont tout fait eux même. C’est bien pensé et confortable. Ils ont même une petite salle de bain avec douche. Nous passons une très chouette soirée en leur compagnie. Leur voyage touche aussi à sa fin, ils ont leur avion dans 15 jours à Buenos Aires.

Delphine 

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