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Archives de l'Auteur: Cédric Degavre

J+ 304 au 306 (05 au 07/07/2012) Puerto Rico

Ce matin, nous repartons pour Puerto Rico, où nous resterons jusqu’au huit juillet pour prendre notre bus pour Buenos Aires. Lorsque nous arrivons chez Sabine et Léo, la pluie fait rage et les températures ont chutés par rapport aux autres jours passés à Iguazu. La Belgique approche, on le sent 😉

Nous devons emballer nos vélos…  nous trouvons des cartons assez facilement, et nous passons l’après-midi à les emballer sans trop de difficultés.

Nous profitons de ces derniers jours dans la campagne argentine avant de s’engouffrer dans la pollution de la capitale… Nous visitons avec Léo, une boucherie typiquement argentine et pas vraiment aux normes européennes… mais plus frais, c’est difficile de trouver 😉

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J+ 298 au 303 (29/06 au 04/07/2012) Puerto Rico – Puerto Iguazu

 

Vendredi matin, nous quittons l’agréable maison de Sabine et Léo pour nous rendre quelques jours à Puerto Iguazu… Nous allons enfin voir les si belles et merveilleuses chutes de l’Iguazu…

Nous arrivons dans la petite ville de Puerto Iguazu en cour d’après-midi, nous nous rendons dans une petite auberge recommandée par Léa et Johan, les français rencontrés à Posada. Nous nous y sentons de suite chez nous, c’est sympa, tranquille et les propriétaires sont adorables.

Le lendemain, nous partons à la découverte d’un petit endroit touristique centré sur les diverses sortes de bois rencontrés dans la forêt subtropicale comme ici. Il y a des arbres centenaires voire millénaires. Une construction imposante présente pas mal d’essence de bois différents.

Nous poursuivons ensuite à la découverte de la « casa de las botellas », maisons qui sont construites en bouteilles en plastique ou tretra brick. Le but est de construire des habitats en matériaux de récupération, ainsi que divers objets. La visite est très instructive et le propriétaire très ingénieux.

Ensuite, nous visitons un petit zoo, refuge pour animaux blessés, abandonnés, maltraités…  Nous parcourons le site en compagnie d’une biologiste qui nous explique les programmes de réinsertion, pourquoi les animaux sont là, quelles sont les caractéristiques de telles ou telles espèces de toucans ou singes… la visite est très intéressante, nous voyons de près des singes, toucans et toutes sortes de rapaces.

Le lendemain, direction les chutes du côté brésilien, où l’on a une bonne vue d’ensemble du site. C’est merveilleux, impressionnant et magique. Mais le côté très cadré et touristique enlève un peu de mystère à l’ensemble…  Nous nous réjouissons de voir le côté argentin pour vivre mieux ces si belles chutes. Nous aurons le loisir d’observer les coatis, petit animal à priori sympa mais devenant très agressif en mangeant. Ce n’est pas rare que certains touristes un peu sots, se risquent à donner à manger aux coatis se retrouvent à l’infirmerie pour cause d’attaque de coati…

Lundi, nous nous rendons à Foz do Iguaçu, ville du côté brésilien, pour faire quelques petits achats. La ville ne nous passionne pas très fort, nous sommes vite rentrés dans la tranquille Puerto Iguazu en Argentine.

Nous avons aussi retrouvé deux autres cyclos-voyageurs pour quelques jours, Angélique et Rémy, rencontrés au Chili puis en Argentine. Nous passons la soirée ensemble et demain nous irons voir les chutes en Argentine en leur compagnie.

Le côté Argentin est encore plus impressionnant que le côté brésilien. Du Brésil, on voit très bien les chutes dans leur ensemble mais il est presque impossible de s’en approcher, du côté argentin, nous sommes tout près, on vit les chutes, et nous finissons trempés 😉  De plus, pour y accéder, nous devons parcourir des sentiers dans la forêt, ce qui est plus charmant que le bêton. Nous sommes entourés de papillons et les arc-en-ciel sont tous plus beaux les uns que les autres. Seule ombre au tableau, le monde… et oui, c est beau donc touristique… et commercial. Milieu d après-midi, nous repartons vers la ville, le monde aura raison de nous.

Nous essayons de nous mettre dans la peau des Indiens vivant ici, il y a longtemps, qui avaient cette nature vierge offerte à eux… sans tous ces blancs envahissants… et de voir tout ce monde maintenant, et nous nous incluons dedans, ça change la donne.

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J+ 297 à 298 (28/06/2012) Puerto Triunfo – Puerto Rico 7 km

 

Nous parcourons jusqu’au port nos presque derniers kilomètres… formalités de douanes faites, nous attendons notre « balsa » pour nous rendre de l’autre côté du fleuve, en Argentine, à Puerto Rico. Arrivé en Argentine, nous ressentons de suite la différence, tout y plus propret que de l’autre côté, même si le Paraguay ne nous a pas paru si pauvre que ça… pourtant il l’est, 18 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Mais dans le sud du Paraguay, beaucoup d’Allemands et Européens y vivent, ce qui favorise en grande partie l’économie locale.

Nous traversons la petite ville, très charmante pour nous rendre chez les Belges… un peu de notre pays si loin de vous tous, c’est très tentant…  Nous sommes très bien accueilli par Léo et Sabine et leur mini bout adorable, Félix.

Nous passons quelques jours en leur compagnie, à découvrir la vie en Argentine et à essayer de comprendre un peu les rouages de cet étrange pays.

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Le parcours réalisé

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J+ 293 (24/06/2012) Capitain Meza – Puerto Triunfo 54 km

 

Et oui, nous y sommes, notre dernier jour officiel de vélo est arrivé… et nous sommes tout de même contents.  Nous allons dire adieu à nos journées de vélo, fatigantes et épuisantes mais tellement enrichissantes. On se rend bien compte qu’on n’aurait pas vécu tout ça sans eux…. Ils ont mis nos nerfs à rude épreuve et nos mollets aussi 😉

Nous avons un peu le cœur serré mais nous sommes heureux de profiter de ses derniers jours d’une autre manière aussi.

Les paraguayens nous semblent chaleureux et curieux, plusieurs se mettent à notre hauteur et ralentissent pour nous observer. Ils sont curieux de savoir d’où on vient, quelle langue nous parlons, combien de kilomètres on a fait… Nous discutons avec un suisse mais né ici, il y a pas mal de champs ici et vit dans la ville où nous devons nous rendre pour prendre notre bateau pour retourner en Argentine. Il parle évidement l’allemand mais aussi l’espagnol et le guarani. Il y a énormément d’allemands ici, beaucoup de communautés européennes, belges, suisses, autrichienness… au point de créer une marque agricole, Colonias Unidas…. Quelques kilomètres plus loin nous rencontrons d’autres suisses qui tiennent une station d’essence un peu plus loin et nous proposent de nous y arrêter. Nous sommes invités à manger … on ne peut pas refuser, quelle belle manière de finir ce voyage à vélo. Leur accueil est chaleureux, nous mangerons la meilleure viande depuis un bon moment. Tout est fait maison et élevé et cultivé dans les champs et dans le potager tout proche. Beaucoup d’arbres fruitiers poussent dans le jardin, pomelos, mandarines, fruits de la passion et citrons de toutes sortes… Nous repartons avec cinq kilos de pomelos, du sucre de canne solide et plein d’encouragements. Ils nous ont promis de nous apprendre le guarani si on revient un jour 😉  Ils sont suisses ou de souches mais savent parler allemand, espagnol et guarani… Ils sont d’une bonne humeur incroyable. Ils nous ont demandé de promouvoir le Paraguay sur notre site.

Nous cherchons toujours le slogan…. Mais il est vrai que le peu de temps que nous y serons restés, les gens nous auront paru incroyablement gentils et serviables. Le paysage est verdoyant, et assez varié… et le terre est rouge, ce qui donne tout l’exotisme. Nous regrettons de ne pas en avoir découvert d’avantage, pour une autre fois.

Nous quittons nos nouvelles rencontres pour nous rendre à Puerto Triunfo afin de prendre notre bateau… La route est ondulée, contrairement à ce qui nous a été dit et en pierre… Après 6 km, Cédric commence à se poser des questions, la route ne bifurque pas en direction du fleuve et on n’arrête pas de monter … bizarre, moi je continue tout droit sans me poser de questions, la route est si pénible que j’ai le cerveau ramolli. On a bien loupé un carrefour cinq kilomètres avant. Demi-tour avec les pieds de plomb, c’est reparti pour les montées. Nous arrivons enfin au port en fin de journée, mais le bateau ça sera pour demain matin. Journée bien remplie et fatigante mais c’était la dernière, on s’en souviendra, sur 10 mois de voyage, c’est seulement la deuxième fois que nous devons rebrousser chemin comme ça, et toujours lorsqu’ il y a des côtes…

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J+ 292 (23/06/2012) Trinidad (Paraguay) – Capitain Meza 58 km

 

Il y a une heure de décalage entre l’Argentine et le Paraguay, le soleil se lève plus tôt mais il fait noir à 5h… on se croirait chez nous, on sent que ça approche 😉

C’est une journée spéciale au Paraguay aujourd’hui, le président en fonction  a été pressé par le sénat de démissionner pour n’avoir pas rempli ses fonctions, et le vice-président, du parti opposé prend sa place. Le gens disent ici que une année de plus aurait coulé le pays, les latinos ont le sens du drame mais on les comprend, c’est un pays riche, comme tous ceux qu’on a traversé, beaucoup de cultures, un sol riche, beaucoup d’eau grâce aux aquifères… mais les habitants, sont pour beaucoup, pauvres… La propriétaire de la posada où nous dormons nous explique que le pays est corrompu… nous ne sommes pas étonné de l’entendre étant donné qu’on explique la même chose à chaque pays, avec ses nuances propres mais de manière invariable les gens sont plutôt insatisfaits de leurs hommes politiques et ont peur pour la suite puisqu’ils ne croient plus en personne. Après un délicieux petit-déjeuner, préparé par notre hôtesse nous partons à la découverte du mystérieux Paraguay, pour deux jours seulement…

Nous montons er descendons sans cesse, bienvenue dans les montagnes russes, de loin, les côtes nous semblent insurmontables… mais arrivés au pied, nous poussons un ouf de soulagement, ça n’est pas si dur. Malgré tout nous le sentons un peu, voilà presque un mois que nous n’avons plus eu de côtes…  La route est agréable et jolie, il y a de la place pour rouler, avec la large bande d’arrêt d’urgence. Arrivé 18 km plus loin, nous nous arrêtons quelques minutes à une station … un paraguayen vient nous trouver, en nous expliquant qu’un Coréen à vélo est chez lui depuis quelques jours. Deux minutes plus tard, Charly arrive sur son vélo qui a parcouru plus de  40 000 km. Ca fait maintenant cinq ans qu’il a quitté la Corée pour se lancer à la découverte du monde, il lui reste encore deux ans de voyage. Il a parcouru l’Afrique de long en large, donnant lieu à de bonne comme de très mauvaises expériences.

Nous arrivons à Capitain Meza que le soleil décline déjà, nous n’avons pas très envie de planter la tente mais pour notre avant dernier jour de vélo, nous pourrions faire un effort. Mais pas de camping et c’est la Saint-Jean aujourd’hui, donc grosse fiesta dans le village… on va aller voir plus loin, c’est mieux 😉  A la sortie du village, nous demandons à un restaurant que l’on nous a indiqué s’il y a des chambres… La propriétaire nous montre trois sympathiques cabanes au milieu de nulle part pour un prix plus que raisonnable.  Nous dormons comme des bébés, faut être en forme pour notre dernier jour de vélo.

 

Pour ceux qui maitrise le coréen, le site du cyclo du jour

http://7lee.com/travelogue

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J+ 291 (22/06/2012) Posadas – Trinidad (Paraguay) 40 km

 

Etant donné que nous nous sommes couchés de nouveau tard  hier soir, le réveil est lent… Nous quittons l’auberge accompagnés de Léa et Johan, nous à vélo eux à pied. Ils vont voir les missions jésuites au Paraguay comme nous mais en bus. Nous nous retrouvons quelques kms plus loin à la douane, nous sommes obligés de prendre un bus pour traverser le pont qui relie les deux pays. Nous nous séparons de nouveau, on ne se reverra plus sûrement… Nous quittons Encarnacion, première ville quand on arrive au Paraguay, en direction de Trinidad, où se trouvent les Missions Jésuites. La route est en montagnes russes mais bien plus agréable qu’en Argentine, une bande d’arrêt d’urgence coure tout le long de la nationale. Nous arrivons à la première Mission vers 15h… où nous retrouvons Léa et Johan, assis sur un banc. Ils nous attendaient et avaient calculé plus ou moins l’heure de notre arrivée. Nous passons deux heures de plus à discuter… et à ne pas voir les missions 😉 C’est vrai, c’est un peu cher, plus le taxi pour se rendre aux autres missions, ça fait beaucoup. Nous nous requittons une troisième fois… snifffffff, mais leur aventure ne fait que commencer, ils ont les yeux émerveillés …. Et on leur souhaite tout le bonheur du monde. Nous, nous dormirons dans une petite posada cette nuit, où nous sommes divinement installés, chauffage, bon lit et couvertures et belle salle de bain dans un endroit calme…

Merci à Johan et Léa pour votre super sympa compagnie, on aurait aimé parcourir un bout de chemin avec vous… A bientôt on espère 😉  

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J+ 290 (21/06/2012) Posadas

 

Lever très tard pour nous, tranquille… Nous mangeons du bon pain et de sympathiques croissants de la petite boulangerie du coin, ça change de ce que nous avons goûté jusqu’à présent. Nous passons la matinée en compagnie de Léa et Johan, nous parlons beaucoup de nos voyages respectifs, Léa s’est cassée la jambe, un moins à peine après leur départ. Elle se rétabli bien… je sais combien s’est stressant et handicapant de se blesser si loin de chez soi et Cédric comprend bien la charge de boulot que c’est en plus également. 😉 Il est déjà  midi quand nous nous mettons en mouvement. Direction la douane pour être sûrs qu’il y ait bien une douane entre Puerto Triunfo(Paraguay) et Puerto Rico (Argentine) où nous voulons nous rendre demain. Nous devons aussi réparer la roue, le matos que nous avons ne convient pas et acheter des clés USB pour compenser le manque de place du PC, étant donné que le disque dur à rendu l’âme… mais tout ça sera pour fin de journée étant donné que tout est fermé jusqu’à 17h… Tout ça réglé, nous faisons les courses pour un bon repas à quatre ce soir. Au menu, pates fraiche (faites à la boulangerie tout près) au roquefort, sauce aux légumes (ce qui nous manque en ce moment), mignardises au dulce de leche et bières………. Belges. Nous avons déniché un endroit où l’on trouve de la Duvel, Pécheresse, Leffe, Hoegaarden …. Et de la Guiness. Cédric est au ange et le repas est excellent , les pâtes absolument délicieuses. Merci aux chefs cuisiniers, nous sommes en compagnie de fins gourmets et connaisseurs. Le père de Johan et son frère sont boulanger-pâtissiers et le frère de Léa est pâtissier. De bons en plus…. Troisième au concours jeune pâtissiers de France, respect… Nous passons une chouette soirée  et nous auront beaucoup de mal à les quitter demain… c’est sûr. 

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J+ 289 (20/06/2012) Estancia San Juan Poriahu – Ituzaingo – Posadas 81 km en vélo et 86 km en bus

 

Nous nous réveillons avec le chant des oiseaux dehors… ils ne chantent pas pour le soleil mais peut-être pour couvrir les hurlements des singes qui peuplent les arbres du parc. Nous prenons un petit-déjeuner frugal, dont nous sommes plutôt déçus… mais ça n’enlève rien au charme du lieu. La route asphaltée est vite atteinte, nous avons encore 18km jusqu’à l’embranchement de la route nationale 12 que nous redoutons tant. Route étroite et sans bande d’arrêt d’urgences avec moult camion qui n’ont pas envie ralentir pour nous faire de la place. Nous aimerions nous faire charger en stop afin d’éviter de rouler sur cette route. A peine arrivés au carrefour qu’on sent bien que ça ne va pas être simple. Jour férié et grève des camionneurs oblige, il n’y a pas beaucoup de passage. Bon bin, tant mieux ou tant pis, nous allons les faire ces 50km jusqu’à la prochaine ville et de la nous aviserons pour la suite, en sachant que demain, ça sera bien plus fréquenté. Vers 16h, nous sommes à l’entrée d’Ituzaingo, d’où nous pourrons prendre un bus demain. Nous allons au terminal, pour prendre les billets. Un bus par pour Posada dans 20min… ok on le prend. On arrivera dans une grande ville vers 19h, la nuit mais maintenant on commence à gérer… La mise des vélos dans le bus est un peu folklo, le chauffeur est un peu nerveux, peur d’être en retard et nous fait pousser les vélos n’importe comment. Arrivés à Posada, nous remarquons qu’un rayon du vélo de Cédric est cassé… pas étonnant, avec la douceur dont ils font preuve pour les mettre ou les reprendre… le temps, c’est de l’argent, alors faut aller vite. Bienvenue dans les pays modernes… Petit bricolage de fortune, nous verrons ça demain, et nous filons à l’auberge que nous avons repérée dans notre guide. Une demi-heure plus tard, nous arrivons en sueur, merci les côtes, dans un charmant petit endroit surplombant le fleuve Paraná. A peine nos sacoches déposées que nous rencontrons un couple de français en route depuis 2 mois et ayant encore au moins 8 mois de voyage. Le courant passe bien, nous passons la soirée à discuter avec Léa et Johan. Il doit être trois heures du matin quand nous nous faufilons dans nos sacs.

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J+ 288 (19/06/2012) Loreto – Estancia San Juan Poriahu 17km

 

Nous n’avons que 17 km à parcourir ce matin jusqu’à l’estancia San Juan Poriahu, où nous allons passer la journée et une nuit. Les 12 premiers kms jusqu’à l’entrée du chemin sont vite faits par contre les 5 derniers sont moins confortables étant donné la mauvaise piste et le sable. Vers 10h, nous sommes à l’estancia. L’endroit est superbe, immense et authentique. On nous installe dans une très jolie chambre avec salle de bain gigantesque. La maison où nous logeons, il y a six dans le domaine, est pleine de charme et est merveilleusement décorée. On se bien près du feu qui crépite doucement dans la cheminée. Nous dînons simplement aux alentours de midi pour filer ensuite dans les si fameux Esteros del  Ibera, marécage géant regroupant une incroyable faune et flore. On y retrouve caïmans, carpinchos (le rongeur le plus gros au monde), loutre, cerfs, nandou (petite autruche), des anacondas et une flopée d’oiseaux de toutes sortes. Le décor nous fait fort penser aux fagnes, la faune exotique et les lagunes en plus. Nous voyons un nombre incalculable de caïmans, petits et grands, un, âgé plus ou mois de 60 ans. Ils ne bougent presque pas, on dirait des statues et ont une respiration lente et bruyante. Pas d anaconda à l’horizon, le soleil n’a pas fait de sortie, les animaux restent cachés. J ai l’honneur de tenir un bébé caïman dans mes mains, que notre guide a été chercher dans les hautes herbes. La lagune est parsemée d’ilots de plantes flottants qui naviguent tranquillement sur l’eau calme de ces magnifiques marécages. Cédric est aux anges et ne cesse de prendre des photos. Nous avons les caïmans et oiseaux sous toutes les coutures. Les carpinchos sont nos animaux favoris, sorte de gros rongeur ressemblant un peu à une marmotte. Ils sont comiques, n’ont pas peur des voitures, ce qui nous permet de les voir de près. Nous rentrons pour le goûter à l’estancia, le soleil décline déjà, ce qui donne un charme encore plus intimiste et cosy. Nous rencontrons le propriétaire des lieux, qui nous emmène dans la nuit voir les cerfs. Il en a vu plusieurs autour du domaine en rentrant des Esteros. Nous en voyons trois ensemble, ce qui est très rare nous explique t-il. D’autres, plus solitaire se baladent proche du chemin. Voir autant de cerfs en liberté en si peu de temps nous émerveille. Nous rentrons à l’estancia, où le propriétaire nous fait voir un documentaire sur les Esteros. Nous prenons le souper en sa compagnie. Il prend congé en nous proposant de voir un film, Noroeste. Un film argentin tourné il y a quelques années avec Carole Bouquet et filmé en partie dans l’estancia, qui est une des plus ancienne d’Argentine, construite par les Jésuites.  Nous regardons le début, la qualité d’image est tellement mauvaise sur la télé que nous décidons de le regarder en rentrant. Ce qui est comique, c’est que nous dormons dans la chambre où les prises de vues ont été faites.  L’électricité du domaine fonctionne grâce à un gros groupe électrogène, mais les coupures sont fréquentes. Nous passons une nuit reposante à la chaleur et lueur d’un bon feu de bois.

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Paraguay

 

Capitale :
Ascunsion
Langue :
Espagnole et Guarani
Monnaie :
Guarani
Nombre de Km prévu :
0
Nombre de Km réalisé :
160 (4 jours)

Photos

 

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Trajet


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J+ 287 (18/06/2012) Santa Rosa – Loreto 65 km et 40 km en bus

 

La grisaille est toujours au rendez-vous lorsque nous partons, de bonne heure ce matin. Nous avons comme objectif le petit village de Loreto, 107km plus loin. Nous savons q’ à 9h passe un bus à Santa Rosa pour se rendre à San Miguel, 60km plus loin. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’il voudra bien de nous ni qu’il y aura de la place pour les vélos Nous ne prenons pas le risque d’être en retard, nous partons qu’il est à peine 8h. On stoppera le bus en chemin, et s’il veut bien de nous tant mieux. Vers 9h30, nous nous arrêtons à un arrêt de bus et demandons confirmation pour l’horaire. Bin le voilà justement. Ni une ni deux, les vélos sont dans le petit coffre et ¾ d heure plus tard nous sommes à San Miguel, 40 km plus loin. Nous prenons un café dans une petite station-essence tenue par des Allemands. Ils sonnent même pour nous à l’estancia où nous désirons aller pour prévenir de notre venue. Leur fils est en Europe actuellement, en Espagne et fait un voyage en vélo également. Ils nous offrent café et tarte… nous sommes gâtés 😉 Nous reprenons notre chemin en direction de Loreto, que nous atteignons en milieu d’après-midi. Etant donné que nous avons le vent dans le dos, nous avons une bonne moyenne, de plus la route est plutôt jolie. Comme toujours, il fait froid et humide, nous décidons de chercher un petit hôtel pour passer la fin de journée au chaud. Nous tombons sur un charmant endroit, près de la place, toute aussi jolie et nous passons une agréable après-midi. Pour le soir, nous nous offrons des empanadas, que nous aimons toujours autant. Loreto est un mignon petit village tranquille, où il fait bon vivre.  La place est remplie d’orangers, on entend juste le piaillement des oiseaux, le chant des coqs qui hurlent à toute heure du jour et de la nuit et les rares voitures qui passent sur la place. Comme dans tout village argentin que se respecte, la vie reprend qu’il fait nuit. Les gens discutent aux coins des rues sur leurs motos, nous saluant toujours, au d’un regard surpris.

Delphine

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J+ 286 (17/06/2012) Saladas – Santa Rosa 60 km

 

Nous avons décidé ce matin, de faire su stop…. Première fois en Argentine, nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous nous postons à la sortie de la ville. Nous sommes dimanche, donc moins de trafic… on choisi pas toujours. Nous voudrions avancer un peu plus vite, histoire de prendre le temps pour la suite qui sera un peu plus passionnante. Nous aimerions passer deux jours dans une estancia…. Une grande ferme, où l’on peut découvrir les marécages environnants, voir des animaux et tout et tout. Le temps commence à nous être compté, nous devons faire des choix. Après plus d’une heure, pas un pick-up ne s’est arrêté. Nous décidons de rouler et de faire du stop en même temps. Les rares pick-up qui nous dépassent accélèrent en nous voyant… ou nous ignorent tout simplement. Nous ne comprenons pas, c’est la première fois que c’est si compliqué. Tant pis nous continuons jusqu’à la prochaine ville, Santa Rosa, où nous aviserons…. Arrivés en ville, nous nous renseignons sur le bus qui se rend dans la ville prochaine à 60km… mais c’est dans plus de deux heures. Ok, on va attendre au petit bar un peu plus loin… Il fait gris, humide, nous frissonnons… Dans deux heures, le bus, c est-à-dire pas avant 19h, plus une heure pour se rendre à la ville. Où nous devrons chercher un endroit pour planter la tente… Pfffffffffff. Il y a un hôtel pas loin du bar, Cédric se renseigne et décidons de dormir ici… avec ce triste ciel, nous avons juste envie d’une chose… prendre une douche et être au chaud. Tant pis pour les kms manqués, nous verrons demain. Après tout, il ne nous reste que quelques jours, autant que ça ne devienne pas pénible  😉 De plus, l’hôtel, pour une fois est vraiment sympa avec une vraie douche chaude.

Depuis quelques jours nous subissons un peu les caprices du temps, nous sommes en hiver. Lorsque le ciel est bleu, c’est le vent que reprend ses droits … Puis la chaleur a fait son entrée du jour au lendemain, passant de 10°c à 30°c…. Nous nous habituons à ce retour du beau temps que la pluie et le vent du sud viennent de nouveau nous titiller les bouts des doigts… On perd un peu la boussole, serions-nous en Belgique ?? Et non, bien en Argentine, mais avec tous ces microclimats, pas étonnant. Mais bon, nous gardons le sourire 😉  Fin quand il pleut, un peu moins …

Delphine

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J+ 285 (16/06/2012) Bella Vista – Saladas 60 km

 

Ce matin, le temps a changé… Bonne pluie à notre réveil et ciel couvert. Le vent souffle fort et vient du sud, ce qui refroidit tout. L’endroit qui nous a paru un paradis hier, perd de son charme sous la grisaille… Donc, on part ce matin même si on est un peu en retard. Nous disons adieu aux allemands rencontrés hier et enfourchons nos vélos à l’attaque du vent. Les premiers 20kms sont assez faciles et ensuite le vent reprend ses droits et nous complique un peu la vie les 30km suivants. Nous dinons dans une station-service qu’il est déjà 15h. Nous décidons de nous rendre à Saladas, la ville plus loin, pour aller à l’hôtel. Cédric est tracassé depuis une semaine par son disque dur et les photos que nous ne récupérons pas du Panama. Avoir accès à internet plusieurs heures lui permettra peut-être de trouver une solution. Et puis, avec ce temps et cette humidité, on a envie d’être dans un lit chaud. Nous trouvons un petit hôtel acceptable et Cédric, après plusieurs heures, réussit enfin à récupérer les photos. Plus d’une centaine de photos étaient introuvables ainsi que tous les autres fichiers présents. OUF… Cédric dormira bien cette nuit 😉

Delphine 

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J+ 284 (15/06/2012) Santa Lucia – Bella Vista 59 km

 

Départ tôt, il fit bon et chaud mais le vent est toujours contre nous. Mais avec cette chaleur, c’est plutôt agréable. Etant donné que nous sommes partis fort tôt, nous en profitons pour faire de longues pauses. Nous prévoyons nos étapes à l’avance car il est plutôt difficile ici de planter sa tente dans les champs, tout est clôturé ou marécageux. Vers 15h30, nous arrivons au très joli camping de Bella Vista, ça nous change. Depuis très longtemps nous n’avons pas eu un endroit aussi joli et bien entretenu. Il fait bon, petit barbecue en perspective. Mais ça sera en compagnie d’un couple d’allemands voyageant en Land Rover revisitée en mobil home, génial. Ils ont tout fait eux même. C’est bien pensé et confortable. Ils ont même une petite salle de bain avec douche. Nous passons une très chouette soirée en leur compagnie. Leur voyage touche aussi à sa fin, ils ont leur avion dans 15 jours à Buenos Aires.

Delphine 

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J+ 283 (14/06/2012) Goya – Santa Lucia 35 km

 

Nous prévoyons ce matin, d’aller jusqu’à une petit ville à 30 km plus loin. Nous avons plutôt mal dormi et une après-midi au soleil nous ferais un bien fou. Nous sommes debout à 7h, et sur nos vélos une heure après. Nous passons presque deux heures à la station d’essence proche, où Cédric essaie de récupérer des fichiers sur le disque dur qui nous joue des tours. Nous atteignons la petite ville 2h plus tard. Le camping est de nouveau en accès libre le long de leau… mais ne nous inspire pas confiance, c’est une première. Nous décidons d’aller à l’hôtel… avec cette chaleur, l’idée de prendre une douche est plus forte que tout. Et pour une fois, c’est un peu plus abordable que les autres, l’accueil est chaleureux. Nous en profitons pour laver nos vêtements, nous avons accès à la machine. Les employés sont vraiment sympas, on nous offre tomates et avocats du jardin…

Delphine 

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J+ 282 (13/06/2012) Puerto Reconquista – Goya

 

Première nuit à plus de 20°c depuis longtemps, les moustiques sont ravis évidement, nous sommes littéralement envahis. Nous espérons que ce matin, nous aurons bien la confirmation que nous pourrons prendre la lancha pour nous rendre à Goya cette après-midi. Comme chaque fois que nous quittons le camping depuis notre arrivée, nous sommes suivis par une horde de chiens, ce qui provoque les aboiements de tous les chiens du village. Bonjour la discrétion 😉 Arrivés au port, nous avons bien la confirmation qu’il y a un bateau cette après-midi et il y a de la place pour nous, après réflexion bien sûr. A 14h30 nous sommes sur le pied de guerre, soulagés de pouvoir partir. Le bateau part à 15h30 comme prévu. Deux heures plus tard nous à Goya, sympathique petite ville à première vue. Nous remontons à peine nos vélos, que nous nous ruons sur une glace … artisanale svp 😉  Les changements de température nous perturbent un peu et l’effet bien froid nous réveille un peu. La chaleur lourde et moite nous a un ramolli 😉 Nous cherchons un camping mais ils sont loin du centre-ville et il fait déjà nuit. Tant pis, les habitants nous indiquent un camping municipal ouvert à tous au bord de l’eau. Ca fera l’affaire pour cette nuit. Nous serons réveillés vers 23h par des jeunes et leur musique à fond…  Bon, vers 2h du mat nous serons enfin au calme… les jeunes ici sont bruyants mais nous sommes toujours étonnés de la façon dont se passent nos nuit dans les parcs publics… sans soucis.

Delphine 

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J+ 280 à 281 (11 et 12/06/2012) Berna –Puerto Reconquista un total 45 km

 

Nous quittons Berna sous une brume épaisse et bien humide. Armés de nos lampes frontales sur nos casques, nous attaquons cette journée un peu maussade. Nous avons comme destination Reconquista et plus précisément le port. Nous voudrions passer le fleuve Parana pour nous rendre à Goya, et continuer notre route par la province de Corrientes et Missiones, plus boisées et variés parait-il. Au péage routier un peu avant l’entrée de la ville, nous faisons une pause, histoire d’avoir un peu d’eau chaude pour nous réchauffer et nous sécher un peu. Alors que nous discutons avec un employé pour avoir un peu plus de renseignements sur le ferry, une voix nous interpelle en français en nous disant… « Je crois que vous venez chez nous dans quelques jours… »… Les belges avec qui nous sommes en contact depuis quelques temps, ont reconnu nos vélos, drapeau belge sur la sacoche, et de plus ont rencontré les suisses en voiture peu de temps après nous. Les suisses  ont parlé de nous, donc ils savaient plus ou moins où nous étions. Par déduction, ils se sont arrêtés, revenant d’une ville plus au sud et rentrant chez eux, à Puerto Rico à 200km d’Iguazu. Nous discutons un moment, leur donnons quelques affaires pour nous alléger un peu et le rendre-vous est pris pour dans deux semaines à peu près. Nous sommes contents de les avoir rencontrés, et nous réjouissons de passer chez eux.  Nous reprenons notre route, la brume s’est levée, c’est bien, on voit à plus de 100m… Arrivés peu avant l’entrée de la ville, nous prenons des renseignements pour le ferry, seulement un par jour, à 6h du matin. Nous qui voulions loger dans le centre ville, c’est loupé, devoir traverser la ville à 5h, non merci. Nous prenons la direction du port, où nous trouvons un camping rudimentaire mais sympa proche de l’eau, merci les moustiques 😉 Le bateau part bien demain à 6h, confirmé… Nous nous offrons un petit resto sympa au camping, dont la spécialité est le poisson bien sûr.

Debout à 4h30 pour replier tente et compagnie et aller prendre notre bateau. Arrivés au port, pas de lumière, pas de vie. Ca sent mauvais… et oui bateau annulé aujourd’hui mardi, mercredi et jeudi et sera peut-être en marche pour vendredi mais c’est pas sûr… Bienvenue en Amérique Latine, nous qui pensions en avoir fini avec les coups foireux, bin non… Le bateau sera toujours compliqué pour nous. Mais, il y a une lancha de passagers cette après-midi à 15h, nous dit le garde. Il prend son téléphone et demande qu’on lui confirme. Oui pas de soucis « Allez au petit port pour 15h avec les vélos,sans problèmes » nous dit-il. Bon, on retourne au camping, remontons la tente, redormons et profitons du soleil et du retour fracassant de la chaleur, presque 30°C alors qu’hier à peine 10°C… Nous démontons tout notre bazar et direction le port… Nous sommes accueillis par un homme un peu bougon qui nous dit qu’il n y a pas de lancha le mardi, et qu’il n’y en a jamais eue. QUOI, c’est une blague, non, on se fout de nous, ce n’est pas possible. Et si, ici tout est possible, le meilleur comme le pire… Nous retournons au port principal pour avoir des explications… Nous avons finalement un numéro de téléphone pour réserver la lancha de demain après-midi. Mais évidement personne ne répondra à mes multiples tentatives. La seule solution restera de se rendre au port demain à 9h, lorsque la lancha vient de Goya, pour réserver pour l’après-midi. En espérant que ça fonctionne et que ça ne  nous coute pas les yeux de la tête sinon nous sommes bons pour attendre le ferry qui fonctionnera on ne sait pas quand.

Comme souvent depuis notre départ, nous devons jongler avec le tempérament très différent et changeant des latinos. A la fois pressés et rapides pour certaines choses et d’autres fois tranquilles et quelques fois inconsistants. A la fois chaleureux, serviables  et bougons… Pas toujours facile de savoir quoi penser ou faire, de savoir si on peut faire confiance ou non. Même après 9 moins, c’est encore un mystère pour nous et plutôt déstabilisant. Mais à force de communication et de questions, on s’en sort 😉

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J+ 278 à 279 (09 et 10/06/2012) Vera y Pintado – Margarita – Berna un total de 125 km

 

Nous quittons le petit village charmant et son hôpital plutôt rustique de bonne heure, le vent souffle déjà pas mal… Ca devient une habitude, à laquelle nous avons un peu de mal à nous faire. Cédric prend la tête du convoi, je le relaye quelques kms plus loin, au moment où il commence à faiblir, un peu cela dit. Après deux heures de routes, nous avons atteint les 30kms, le temps de faire une courses ou deux, il est déjà midi et dans une demi-heure tout sera fermé jusqu’à 17h. Nous allons prendre une tasse de café, et nous avons du mal à décoller. Deux heures plus tard, nous reprenons nos vélos sans grande joie à vrai dire. Nous arrivons à Margarita, où nous décidons de demander où planter notre tente. Après la traditionnelle demande auprès du policier (il nous indique un petit parc en bordure de grand-route.. ouais), nous décidons de voir si le petit hôtel de la ville peut faire l’affaire. Nous rêvons d’un lit et d’une bonne douche chaude, mais l’hôtel n’est pas top et horriblement cher. Et lorsque je demande si c’est possible de faire un prix, il me dit non, et que si on veut un autre hôtel, bin c’est 25km plus loin (une demi-heure en vélo, dit-il en souriant… si on avançait à cette allure là, on serait sûrement déjà rentré…)  Nous nous rendons à la pompe d’essences pour demander un petit coin pour planter la tente. Pas de soucis, nous sommes accueillis comme si c’était une habitude de loger des voyageurs derrière le bâtiment. Nous avons accès aux sanitaires et il y a quelqu’un toute la nuit … Avec nos boules-quiès nous dormons finalement bien.

Nous prenons un petit café et sautons sur nos vélos, afin de parcourir le plus de kms aujourd’hui, il y a moins de vent prévu… A midi, nous avons déjà parcouru 45km, nous prenons notre dîner (pâtes, champignons et sauce tomate… original) le long de la route, profitons du soleil et du retour de la chaleur. Nous arrivons vers 16h30 dans le mignon mini village de Berna, à 25km de la grande ville de Reconquista, où nous devons prendre un bateau pour passer de l’autre côté du fleuve demain ou mardi. Nous dormons sur la pelouse du commissariat de police de cette commune de … 300 habitants. L’accueil est toujours aussi naturel et chaleureux chez les Argentins, et on espère de tout cœur que ça va durer.

Delphine

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J+ 275 à 277 (06 à 08/06/2012) Morteros – Arrufo -Vera y Pintado un total de 190km

 

Vers 5h du matin, le vent commence à souffler, la tente tremble et Cédric se relève pour remettre quelques tendeurs histoire de pouvoir continuer à dormir.  Nous remballons tout trois heures plus tard rapidement afin d’aller prendre un bon café à la prochaine station essence (Après un moment parlote avec le jardinier du parc qui comme tous les Argentins, n’arrive pas à prononcer le nom « Cédric ») Nous avançons bien puisque le vent vient du sud et que nous nous dirigeons vers le nord. Le vent souffle à plus de 25km/h, nous sentons  le froid qui vient du sud…. La nuit prochaine sera froide comme tous les gens que l’on rencontre nous le disent. Vers 11h, nous stoppons à la première station que nous apercevons… une demi-heure plus tard, la télévision locale est là pour nous interviewer…. Je suis de suite moins à l’aise pour répondre aux questions d’autant plus que le journaliste parle très vite. Nous continuons notre route jusqu’au petit village de Arrufo. Nous demandons aux policiers où l’on peut planter notre tente. Dans le parc bien sûr mais il va faire très froid cette nuit… allez demander au bourgmestre du village s’il n’y a pas un endroit où vous loger. Nous voilà chez lui, entourés de sa famille, à boire le maté. Il sonne au seul hôtel du village et nous y envoie… c’est la commune qui nous invite… incroyable. Nous sommes reçus pour le souper par son épouse, sa fille et son père. Nous passons une super soirée. Nous repartons avec une calebasse pour le maté qu’il est déjà passé minuit. Rendez-vous demain à la commune pour la télé régionale… décidément. Nous dormons au chaud… heureusement car il fait vraiment froid lorsque nous montons sur nos vélos pour nous rendre à la commune. Séance questions-réponses avec la journaliste et séance photo pour le journal local. Christian, le bourgmestre nous offre le drapeau de la commune réalisé par deux jeunes du village. Il nous propose de nous déposer 50km plus, il s’y rend avec un de ses conseillers. Nous avons 70km de mauvaise route à partir du point où il nous dépose. Elle est moins mauvaise au début que ce que l’on prévoyait. Nous n’avançons pas si mal. Vers 17h, nous cherchons un endroit où planter notre tente. Pas si simple, tout est clôturé. Nous trouvons en contrebas de la route, nous devons nous y faire une place parmi les hautes herbes… Il n’est que 18h, et la température a chuté en dessous de zéro, la nuit va être froide, très froide… -9°c relevé le matin. Nous avons plus ou moins bien dormi en tenant compte du froid de canard. Le matin étant le plus froid, nous n’avons plus dormi dès 6h… Dès que le soleil pointe le bout de son nez, nous sommes debout.

Replier tout par ce froid n’est pas évident, nous sommes à l’ombre et le soleil est fort bas. Nous déjeunons rapidement en nous réchauffant aux rayons du soleil. Le ciel est toujours aussi bleu et radieux. Pourvu que ça dure.

La partie qui nous reste de mauvaise route est assez pénible, d’autant plus que mon épaule se fait sentir et que le genou de Cédric fait parler de lui aussi… le froid évidement n’aide pas. Nous retrouvons une bonne route comme nous les aimons après 12km… ouf 😉  Nous stoppons à une traditionnelle station d’essence, où nous prenons le traditionnel bon café… Après discussion avec un homme du coin, nous changeons notre route, pas plus mal, il y aura plus de petits villages et ça sera un peu plus court. Nous voulions éviter la route, nous la pensions trop fréquentée. Il nous dit que non, nous lui faisons confiance. Nous dormirons 30km plus loin, dans un petit village, à côté de l’hôpital. La dame de l’accueil, qui est seule dans ce grand bâtiment, nous reçoit chaleureusement,  mais ne peut nous loger à l’intérieure, n’arrivant pas joindre son chef. Mais j’ai le droit de prendre une douche… froide et Cédric d’avoir de l’eau pour son maté 😉  A l’heure qu’il est, nous attendons de frais empanadas (chaussons fourrés à la viande) bien chauds, que Cédric a commandé à la boulangerie.

Delphine

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J+ 274 (05/06/2012) Alto de Chipion – Morteros 56 km

Yes, yes, Delphine a bien voulu  me laisser toucher le clavier. C’est donc à moi, Cédric, de vous narrer la journée n° 266. Comme toutes les journées, celle-ci commence par le réveil. Delphine se lève comme toujours la première. Moi, je reste dans la tente pour replier sac de couchage et matelas. Puis sortie de tente, pour faire chauffer l’eau nécessaire pour le café de madame et le maté de monsieur.  Tout se passe comme d’habitude, sauf que depuis une vingtaine de jours, nous sommes en Argentine, rien de ne s’y passe normalement…Faire chauffer de l’eau, ici en Argentine, alors qu’un Argentin ne s’éloigne jamais à plus de 50 mètres de source d’eau chaude,  est difficile. Un homme qui travaille au centre sportif où nous dormons, profite que j’aie le dos tourné, pour me proposer de l’eau. Une demi-heure plus tard nous voila à 4 autours d’un bon maté.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants.

Comme les autres jours, la route  est venteuse et aurait pu être monotone s’il n’y avait pas tout ses klaxons et signes de bonjour. Arrivés à notre destination, nous demandons à une station s’il y a des campings. Les débats sont ouverts, oui, non, pas vraiment…Ah, une policière arrive, pas de camping mais un parc municipal. On peut y dormir, l’endroit est « tranquillo » et une fois de plus les policiers feront des rondes pour nous.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants

Une fois dans le centre le la ville, nous demandons plusieurs fois notre chemin, nous serrons de mains, discutons,…Et Hop, le garçon de l’épicerie et la commerçante sautent sur une mobylette pour nous conduire à notre endroit de campement. Un rendez-vous est déjà pris pour l’au revoir de demain matin. Il me sera encore difficile de boire pour maté du matin tout seul.

On adore l’Argentine et encore plus ses habitants

Quand  nous sommes arrivés en Argentine, on n’a pas de suite compris pourquoi, on nous demandait si tout allait bien et de suite après, « vous avez besoin d’eau chaude ? »… le maté est tellement encré dans leur culture, c’est un moment de détente, de partage, d’amitié et de chaleur.

Cédric

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J+ 273 (04/06/2012) Miramar – Alto de Chipion 49 km


Les jours se succèdent, les paysages se suivent mais se ressemblent (sauf peut-être la laguna Mar Chiquita)…. Longues lignes droites, plus ou moins de vent, tout dépend de l’orientation de la route, des fois nous l’avons dans le dos, des fois de face, nous passons de 20km/h à peine 10km/h en quelques secondes mais notre moyenne n’est pas mauvaise. J’avoue, je n’ai pas la pèche ce matin, plus les heures passent moins j’ai envie de rester sur mon vélo. Je ne rêve que d’une chose, ne plus entendre ce vent et me blottir au chaud dans mon sac de couchage… Cédric cède pour que nous ne fassions pas une grosse étape… En échange, barbecue pour ce soir 😉 Cela dit, c’est quand même lui qui le prépare. Il est presque 20h lorsque j’écris ces lignes, et je vais bientôt me réfugier dans mes draps. Nous avons trouvé un petit endroit où planter notre tente dans le complexe sportif où d’autres voyageur on fait halte également. Décidément l’accueil des Argentins est sans pareils. Nous avons dû juste réveiller le pauvre policier durant sa sieste pour demander l’autorisation de dormir ici, bien sûr il n y a pas eu de problèmes.

Delphine

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J+ 272 (03/06/2012) Laguna La Plata – Miramar 48 km


Nous avons comme destination le petit village de Miramar, qui n’est pas vraiment sur notre chemin, nous faisons 12km de détour. Le village est mignon en bord de la laguna, normalement il y a des flamands roses mais nous n’en avons pas vu… sniff. Notre but en fait est de voir le majestueux et impressionnant « Hôtel Viena » qui trône en bord de mer. L’hôtel fût en grande partie détruit par les inondations. Le village a été plusieurs fois victime de fortes montées des eaux, le détruisant en partie. Cet immense édifice est un ancien hôtel nazi… d’où tout notre intérêt. Le bâtiment est très « carré », organisé, à l’image de l’idéologie, plutôt pragmatique. Sans fioritures mais harmonieux. Nous sommes perplexes évidement, mais fascinés. Dire que les nazis ce sont regroupés, ici, dans ce petit paradis, avec une vue magnifique, des belles salles de réception, cela dit on imagine plus qu’on ne voit tant le bâtiment est détruit et délabré par l’eau et le temps. Le style de bâtiment européen entouré de palmier et de cris d’oiseaux exotiques… Mais le temps couvert et les vautours nous rappellent que nous sommes dans un temple où de nombreux nazis se sont regroupés, perpétuant cette idéologie ignoble. On se dit que c’est un endroit à voir… Ils étaient autonomes en énergie, un grand groupe électrogène est installé un peu en recul des bâtiments principaux, de gros moteur allemand, évidement. C était les seuls à avoir l’électricité dans la région et l luxe suprême, la climatisation. On a quand même un peu froid dans le dos…  A notre retour, une voiture suisse a pris place à côté de notre tente. Nous rencontrons Samira et Gabriel qui sont partis depuis deux mois de Buenos Aires avec leur grosse Land Cruiser. Ils ont aménagé une mini « maison » à l’intérieure, c’est très bien organisé et confortable… on les envie un peu ;-)Nous passons une chouette soirée en leur compagnie, ils nous offrent une partie de leur barbecue, en échange nous n’avons pas grand-chose à leur offrir… juste nos histoires 😉

Delphine

 

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J+ 271 (02/06/2012) La Puerta – Laguna La Plata 40 km


Nous mettons notre réveil à 8h (le soleil se lève seulement vers 7h30) 😉 car nous avons rendez-vous à 9h30 avec le gars de la radio… qui doit nous accompagner jusqu’à la sortie du village en vélo, pour un direct sur la radio 😉  Avant de partir, nous avons droit au maté et les cuisinières d’hier nous offrent de délicieux alfarores (biscuits sablés fourrés au dulce de leche), nous nous entendons à la radio, c’est plutôt amusant et je ne reconnais pas nos voix…

Le vent est un peu plus calme ce matin, donc nous avançons bien.  Nous arrivons dans le village de La Para peu avant midi, où habite Benoît, le Belge que nous avons eu hier au téléphone. Il nous reçoit entouré de ses deux enfants et de son épouse. Nous sommes super bien reçu, nous partageons un asado (barbecue argentin), nous pensons à vous tous qui en partagez sûrement un ce soir. L’après-midi file à une vitesse incroyable. Nous apprenons pas mal de chose sur la vie en Argentine, les difficultés économiques et les drôles de systèmes fiscaux… Nous visitons le petit musée du village dans l’ancienne gare ferroviaire… Les objets exposés datent des Aborigènes jusqu’aux années 60 avec de très beaux objets  offerts en général par des habitants du village.  Nous nous rendons ensuite au cimetière du village, l’allée principale est bordée de « petites maison » très imposantes, c’est différents de nos cimetières. Leur fille, la plus âgée, a fait les mêmes études que moi et elle est plutôt douée. Je lui souhaite tout le succès du monde 😉  Nous quittons nos hôtes qu’il est déjà 18h, nous avons eu du mal à décoller et merci mille fois à eux pour leur merveilleux accueil… Nous arrivons au camping  10km plus loin une demi-heure après. Nous sommes au bord de la laguna et assistons à un beau couché de soleil. La nuit, nous sommes comme en plein jour tant la pleine lune nous éclaire. Nous sommes seuls au monde, il fait calme, trop calme 😉 Trois argentins arrivent vers 21h, pour l’asado réglementaire du samedi soir et logent sur place, dans leur voiture pour partir tôt à la pêche le lendemain. 

Delphine

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J+ 270 (01/06/2012) Rio Primero – La Puerta 64 km

 

Nous quittons l’horrible N 19 pour prendre une route provinciale moins fréquentée. Le vent est toujours de la partie mais un peu moins fort qu’hier. Vers 13h nous prenons notre dîner dans une station service, pas le courage de préparer à manger sur le réchaud avec ce vent. Etre un peu à l’abri, soulage également nos têtes… Nous repartons pour au moins 35km, nous voudrions arriver à La Puerta, un petit village, car planter notre tente le long de la route n’est pas simple étant donné  que tout y est clôturé. Cela dit, on demanderait aux habitants, que ça ne poserait sûrement pas de soucis. Nous entrons en ville qu’il fait déjà nuit, nous demandons aux premières personnes que nous rencontrons s’il y a un camping dans le village. Il n’y en a pas, par contre, ils nous disent qu’on peut planter notre tente dans le complexe sportif au centre du village. Il nous y accompagne, préviennent le bourgmestre pour que l’on puisse avoir accès aux sanitaires. Nous sommes accueillis par des dames préparant  gâteaux et tartes qu’elles revendent  ensuite dans le village le dimanche. La commune organise ainsi pas mal de cours. Nous avons l’honneur de gouter au très bon cake maison ainsi qu’au maté avec du lait chaud, délicieux. Nous plantons notre tente près de cette petite maison, où nous sentons en sécurité au centre de ce petit village… la police patrouille même quelques fois autour du complexe… Une des jeunes filles participant au cours à prévenu la radio locale de notre présence, si bien que nous sommes interviewés pour passer à la radio demain matin. Séance photos ensuite avec les jeunes de la radio et les adorables cuisinières… Comme les Belges sont plutôt rares sous ces latitudes, on nous dit que dans le village suivant vit un Belge, ni une ni deux, ils se débrouillent pour avoir son numéro de téléphone et nous sommes invités à passer chez eux le lendemain…

Nous nous faufilons dans nos sacs qu’il est passé 21h… deux heures plus tard la musique bat son plein dans le petit resto municipal à deux pas de notre tente, nous dormons peu mais bien… nous sommes décidément bien parmi les Argentins… merci à nos hôtes de cette très belle soirée.

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J+ 269 (31/05/2012) Cordoba – Rio Primero 64 km

Nous faisons de rapides adieux à notre hôte de ces quelques jours, Ciro travaille à 7h le matin, il fait encore noir quand il s’en va. Nous sommes un peu tristes de le quitter comme ça, son accueil fût si simple et si généreux que nous ne savons pas trop comment le remercier… Son colocataire Javier fût tout aussi accueillant… Merci de tout cœur pour ces trois jours… Cordoba nous aurait paru bien triste sans eux.

Nous traversons le centre de Cordoba sans trop de mal, après une petite heure  nous sommes sur la grand’ route menant à Santa Fe, autre grande ville du pays. Nous ne nous y rendons pas mais c’est la seule route pour sortir de la ville allant de la direction que nous voulons prendre. Nous nous dirigeons vers la Laguna Mar Chiquita, un peu plus au nord que Cordoba. La route est très fréquentée, il n’y a pas d’accotement, les camions et bus roulent comme des dingues sur une route à deux voies…  le vent se lève et nous l’avons de face. Nous cumulons les difficultés… première fois que nous ne prenons aucun plaisir à rouler. Il n’y a rien à voir de particulier à part les entreprises agricoles, passionnant… Nous faisons des pauses tous les dix km pour souffler un peu. A chaque fois qu’un camion passe, celui qui suit prévient bien l’autre et prend sa respiration, car nous sommes bien secoués… ça 50 x sur la journée c’est long… nous pausons longuement dans une station, pneu crevé en plus. Pompe cassée, pas possible de regonfler les pneus…. Pour cette fois ci, c’est bon, nous sommes dans une station essence… Direction Rio Primero pour en acheter une nouvelle. Vers 18h, nous arrivons en ville, Cédric se fait offrir la pièce manquante. Discussion avec un monsieur propriétaire d’une grande surface nommée Delfin… petit clin d œil 😉  Nous apprenons qu’il y a un camping à la sortie de la ville… parfait, fin de journée un peu moins stressante que le début. Demain nous quittons cette horrible route… ouf

Delphine

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J+ 268 (30/05/2012) Cordoba

 

Nous avons comme programme du jour de visiter deux beaux musées dans le quartier branché et étudiant de Nueva Cordoba. Le premier est le musée « Palacio Ferrerya » situé dans un palace construit dans les années 1910. L’endroit est reconverti en musée des Beaux-arts regroupant des œuvres d’artistes Argentins. Le bâtiment est superbe, dans un beau quartier, aéré, entouré d’immenses avenues et d’un grand jardin. Le musée nous plaît énormément, il y a également une salle consacrée à un artiste qui met en scène et en lumière les tortures faites aux femmes, et les enlèvements d’enfants perpétrés pendant la guerre sale. Nous allons voir un autre musée, d’art contemporain celui-là, le Musée provincial des Beaux-arts Emilio Caraffa. Comme dans tous les musées de ce type, on ne sait jamais à quoi s’attendre…  il fût vraiment très bien, films, photos magnifiques, peintures et sculptures de l’artiste Argentin Eugenio Cuttica, géniales…. Un film sur les fabriques de brique dans le monde nous intéresse particulièrement. Le dernier étage est consacré à la présentation d’un art traditionnel de tissage, sur de vieux métier à tisser, la plupart des artisanes n’ont pas plus de 30 ans et perpétuent cet art superbe de tapisserie. Nous flânerons le reste de la journée en ville, pour retrouver Ciro et son ami Mauricio le soir. Nous buvons quelques bières et dégustons un apéro local pour enfin diner avec le fameux « Choripan »…  Pain avec des saucisses type chorizo dont les étudiants raffolent… C’est très bon, la viande est plus grasse que chez nous mais a plus de goût. Nous passons de nouveau une agréable soirée en compagnie de Ciro, Mauricio et Javier. Nous avons le cœur gros de partir demain. Surtout que Ciro se lève tôt pour se rendre à son travail, les adieux seront brefs demain matin…

Delphine

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J+ 267 (29/05/2012) Cordoba

Nous ne dormons pas trop mal ma fois, dans ce joyeux désordre, Cédric peut-être un peu moins… Nous prévoyons de visiter le quartier jésuite du centre, classé au patrimoine de l’Unesco. Nous visitons également le musée de la mémoire qui met en lumière une partie peu glorieuse de l’histoire de l’Argentine. La dictature militaire des années 70, nommée comme la guerre sale. Presque 30 000 personnes ont été assassinées, torturées ou portées disparues sous la dictature militaire. Le musée est dans un ancien lieu de détention et torture. Les gens furent emprisonnés pour rébellion ou opposition même pacifique au régime… Rien que dans la région proche de Cordoba, plus d’une dizaine de lieux de torture sont présentés… que dire du reste du pays. C’est seulement depuis quelques années que les responsables de ces méfaits ont été condamnés. Les pires ont des noms abominables, comme le boucher, l’exterminateur ou autre comme on peut aisément l’imaginer. Une pièce est consacrée aux femmes enceintes enlevées et torturées… frissons dans le dos, c’est peu de la dire. Des familles ont confié des albums retraçant la vie de certaines personnes disparues. Evidemment beaucoup d’étudiants se sont soulevés contre le régime et ont payé de leur vie, dans une ville universitaire comme Cordoba, ça prend toute sa signification. Le plus frappant, ce sont les photos des meneurs de ces horribles méfaits, des têtes absolument banales, pas l’air affreux du tout… comme quoi.

Nous retournons à notre  « home sweet home » où Ciro nous accueille toujours aussi chaleureusement. Nous discutons un moment, puis décidons de faire des courses pour le soir… des crêpes évidemment, qui feront mouche…. Evidemment. Puis jeu de carte pour savoir qui fera la vaisselle le soir… c’est Cédric qui perd 😉  Le reste de la soirée se déroulera tranquillement avec toujours la joie de vivre des Argentins.

Delphine

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J+ 266 (28/05/2012) Catamarca – Cordoba trajet en bus (11 km de vélo)

 

Le soleil brille toujours aussi fort ce matin, nous avons un bus à prendre, toujours un petit moment d’appréhensions, si jamais ils refusent de mettre nos vélos, où si c’est trop compliqué, pas assez de places… Mais non, arrivés devant le bus, une porte s’ouvre et un endroit rien que pour nous, nous attend. Les vélos sont bien mis, pas de stress pour Cédric… Le trajet se déroule sans soucis… Nous allons dormir chez Ciro, un membre du réseau d’accueil de cycliste. Nous sommes à Cordoba vers 20h, il fait déjà nuit. Nous devons traverser la moitié de la ville… hum hum. Mais avec le super GPS, nous y sommes en deux temps trois mouvements… Accueil super sympa de Ciro et de ses deux colocataires Javier et Matias. Rythmes vie différents s‘imposent, ils vont dormir entre minuit et trois heures du matin, alors que nous…. Nous passons une agréable soirée en leur compagnie, avec les « pastas »traditionnelles des éternels étudiants. Ils ont entre 25 et 28 ans, sont tous en dernière année, travaillent et finissent leurs études en même temps. La vie a tellement augmenté en plus ces derniers mois, presque le double pour certaines choses essentielles comme le maté…

Delphine

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J+ 265 (27/05/2012) Catamarca

 

Nous nous réveillons avec le chant des oiseaux ce matin, nous sommes dans un bel endroit, près d’une petite rivière, le soleil se lève doucement, il fait encore frais dans les montagnes. Mais déjeuner dans cet environnement est plutôt agréable… Nous prenons le bus pour aller dans le centre-ville qui est à un peu plus de 6km. Nous achetons nos billets de bus pour le lendemain pour Cordoba, 500km plus au sud. Nous nous promenons un peu, faisons quelques courses mais le centre est tranquille, nous sommes dimanche. Nous retournons au camping après une petit heure d’attende du bus… pas d’horaires ni d’endroit clair pour le prendre, nous devons chercher un peu 😉 Arrivé au camping, il est rempli de familles faisant le fameux « asado » argentin, barbecue, qui ne se compose pratiquement que de viande. Cédric nous prépare un petit feu où nous faisons cuire de bon petit hamburgers et profitons du temps clément et du bon vin blanc. Le soir, il n’y a plus un chat dans le camping, nous sommes seuls au monde.

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